Réglementation du kayak de mer

Réglementation du kayak de mer en France

Voici le lien vers le texte de la Division 240, consolidée le 12 décembre 2014, applicable à compter du 1er mai 2015. Dans ce document, en plus des conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, vous trouverez, page 15, le tableau qui résume les dispositions d’embarquement du matériel d’armement et de sécurité en fonction de votre éloignement d’un abri.

Abri : Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

Phare du Petit MinouLa réglementation, définie par la Division 240, distingue 4 types d’éloignement d’un abri, dont les deux premiers types concernent la pratique du kayak de mer  : Basique et Côtier.
Basique : jusqu’à 2 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer immatriculé aux affaires maritimes et armé conformément à la division 240.
Côtier : de 2 à 6 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer immatriculé aux affaires maritimes et armé conformément à la division D240.
Semi Hauturier : entre 6 et 60 milles nautiques, d’un abri. Cet éloignement de plus de 6 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer
Hauturier : à plus de à 60 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement de plus de 60 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer.

 

En France, la navigation des kayaks de mer doit se faire de jour, la navigation de nuit étant interdite.

Le kayak de mer à pagaie est défini dans par la division 240 comme une embarcation propulsée par l’énergie humaine et comme un navire auto-videur.

Navire auto-videur : navire, embarcation ou engin dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videurs, les navires, embarcation ou engin dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe, un prélart, ou un capot, à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

 

 

kayak de mer Atlantic - PE (North Shore)

kayak de mer Atlantic – PE (North Shore)

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et basiques (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri)  :
– Le kayak de mer doit mesurer au minimum 3,5 mètres de long *. Il doit disposer d’une ou plusieurs réserves de flottabilité lui permettant de flotter avec la charge maximale admissible en cas d’envahissement du flotteur.
– Le kayak de mer doit avoir une ligne de vie ** sur son pourtour. Après un chavirement, la ligne de vie permet au kayakiste de rester au contact du flotteur (du kayak) : elle permet de tenir son kayak à la main. La ligne de vie permet de remonter sur l’embarcation et repartir, seul ou le cas échéant, avec l’assistance d’un accompagnant. La ligne de vie permet de maintenir sa pagaie, équipée d’un flotteur, sur le pont pour remonter à bord de son kayak. La ligne de vie offre de multiples points d’ancrage à l’avant et à proximité de l’habitacle pour fixer le bout de remorquage. La ligne de vie offre de multiples points d’accroche qui sont également indispensables pour constituer un radeau.
– Le kayak de mer doit être doté d’un dispositif intégré ou solidaire de la coque permettant le calage du bassin et des membres inférieurs : siège et cales-pieds.
– Le kayak de mer doit posséder des accessoires permettant de rendre le kayak de mer auto-videur : une jupe pour l’hiloire et des bouchons étanches sur les trappes.
– Le kayak de mer doit posséder un moyen de remonter à bord pour une personne tombée à l’eau (le texte ne précise pas si le moyen de remonter à bord est « la ligne de vie », ou « la ligne de vie plus un flotteur de pagaie »).
– L’attestation de conformité à la réglementation en cours, à la date de construction, figure sur une plaque signalétique apposée à l’intérieur du kayak, si celui-ci a été construit avant septembre 2015. Si votre kayak a été construit après septembre 2015, le vendeur vous aura remis une attestation de conformité et un manuel d’utilisation.
– Le numéro d’identification du navire au format CIN doit être inscrit à l’intérieur du kayak. (Le numéro CIN se compose de 2 lettres, suivies par un trait d’union, et 12 caractères.)
– Le kayak de mer doit être équipé d’une pagaie pour la propulsion.

En plus des conditions d’utilisation, le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation diurne et basique (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri) comprend : 
– Un équipement individuel de flottabilité (gilet) d’une capacité minimale de 50 Newton, porté en permanence.
– Un moyen de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume, à condition que ce dispositif soit assujetti à l’équipement individuel de flottabilité.
– Le kayak de mer est dispensé d’embarquer des moyens mobiles de lutte contre l’incendie.
– Un dispositif d’assèchement manuel : une pompe.
– Un dispositif de remorquage : point d’accrochage sur la ligne de vie et un bout de remorquage de 5 à 8 m.
– Le déplacement lège du kayak étant inférieur à 250 kg, le kayak est dispensé de l’obligation d’avoir une ligne de mouillage.
– Un moyen de connaitre les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérée.
– Un moyen de signalisation sonore : sifflet, trompette, corne de brume….
– Un pavillon national (hors des eaux territoriales).

 

 

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et côtières (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri), conditions qui s’ajoutent aux conditions d’une navigation basique :
– Effectuer cette navigation à deux embarcations de conserve minimum.
– Disposer pour chaque groupe de deux d’un émetteur-récepteur VHF conforme aux exigences de l’article 240-2,17, étanche, qui ne coule pas lors d’une immersion, et accessible en permanence par le pratiquant.
– Toutefois, une telle navigation peut être réalisée à une seule embarcation si le pratiquant est adhérent à une association déclarée pour cette pratique et emporte un émetteur-récepteur VHF conforme à l’alinéa précédent.
– Depuis 2014, le kayak doit obligatoirement afficher sur sa coque un numéro d’immatriculation pour naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
« Votre immatriculation est-elle à jour ?
Chaque année, la SNSM intervient pour porter secours à des bateaux « fantômes »,sans propriétaire certain. … Les effets, toujours les mêmes : que l’embarcation en défaut soit signalée dérivante, vide ou pleine, il devient impossible au CROSS de pister le propriétaire, de déterminer sa situation. Et donc de s’assurer que des vies sont en danger. Dans le doute, la chaîne des secours est lancée. D’où, trop souvent, une usure des hommes et de moyens (dont ceux de la SNSM). Et des coûts inutiles. Ceux d’un canot voire plusieurs à la mer. Voire d’autres moyens dont des hélicoptères au coût horaire élevé : 3000 euros à minima. Être correctement immatriculé, c’est être marin responsable. »

Le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation côtière (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri) comprend les éléments suivants, qui s’ajoutent aux éléments du matériel basique : 
– Le dispositif de repérage et d’assistance pour personne à la mer n’est pas obligatoire si chaque membre de l’équipage porte un équipement individuel de flottabilité (gilet de 50 Newton au moins) muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume.
– Trois feux rouges automatiques à main. Ces feux produisent pendant 60 secondes une flamme rouge vif d’une intensité lumineuse supérieure à 15 000 candelas. Ces feux ne doivent être déclenchés que quand on se sait visible d’un tiers. Il faut se méfier des feux qui ne fonctionnent pas du premier coup, et toujours diriger la flamme à l’écart de soi et des autres. A ce sujet voir ce lien http://www.voilesetvoiliers.com/securite/feux-a-main-fusees-et-fumigenes-tu-percutes/ 
– Un compas magnétique étanche, conforme aux normes ISO pertinentes ou un système de positionnement satellitaire étanche faisant fonction de compas.
– La ou les cartes marines, ou encore leurs extraits, officiels, élaborés à partir des informations d’un service hydrographique national. Elles couvrent les zones de navigation fréquentées, sont placées sur support papier, ou sur support électronique et son appareil de lecture, et sont tenues à jour.
– Le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM), ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Le RIPAM est présent au verso des cartes marines du SCHOM).
– Un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Ce document est présent au verso des cartes marines du SCHOM).

 

 

Dispositions d'embarquement du matériel d'armement et de sécurité. Ces dispositions s'ajoutent aux conditions d'utilisation signalées plus haut.

MatérielBasiqueCôtierSemi-hauturierHauturier
Equipement individuel de flottabilitéxxxx
Un dispositif lumineuxxxxx
Moyens mobiles de lutte contre l’incendiexxxx
Dispositif d’assèchement manuel (pompe)xxxx
Dispositif de remorquagexxxx
Ligne de mouillage (si masse lège >
≥250kg)
xxxx
Annuaire des maréesxxxx
Pavillon national (hors eaux
territoriales)
xxxx
Dispositif de repérage et d’assistance pour personne à la merxxx
Trois feux rouges à mainxxx
Compas magnétiquexxx
Cartes marines officiellesxxx
Règlement international pour prévenir les abordages en merxxx
Description du système de balisagexxx
Trois fusées à parachute et deux fumigènes ou une VHF fixexx
Radeau de surviexx
Matériel pour faire le pointxx
Livre des feuxx
Journal de bordxx
Dispositif de réception des bulletins météorologiquesxx
Harnais et longe par navire pour les non voiliersxx
Harnais et longe par personne embarquée pour les voiliersxx
Trousse de secours conforme à l’article 240-2,16xx
Dispositif lumineux pour la recherche et le repérage de nuitxx
Radiobalise de localisation des sinistresx
VHF fixe(à partir du
01/01/2017)
x
VHF portativex

 

 

La protection de la faune et de la flore entraine des interdictions de débarquement, en particulier lors des périodes de nidification, à ce sujet, voyez les réglementations de l’accès aux îles de Bretagne.

 

 

Les équipements et vêtements techniques pour la pratique du kayak de mer :

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

– T-Shirt en Polypropylène (Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn ou short en Néoprène (le Néoprène permet une meilleure flottabilité du kayakiste et permet aussi de limiter la déperdition de chaleur).
– Chaussures fermées (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser).
– Vareuse imperméable, adaptée à l’immersion, selon la saison.
– Attache lunettes, lunettes de soleil et chapeau pour se protéger du soleil.
– Casque (indispensable en rase-cailloux ou à proximité des roches).
– Mitaines ou gants

Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.

Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.

 

Combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.

Combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.

En hiver, j’utilise une combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.
La combinaison sèche Aleutian (fabriquée par Palm) est équipée d’un col en néoprène (c’est plus confortable et moins fragile qu’un col en latex). La combinaison s’enfile par l’ouverture placée dans le dos de la combinaison, cette ouverture se ferme à l’aide d’une fermeture éclair dorsale. La combinaison comporte 3 poches, une capuche et une braguette. Je l’ai acheté chez Bekayak et utilisé pour la première fois en janvier 2014, pour une randonnée de 3 jours sous la pluie, avec des vents jusqu’à 70 km/h et une température de l’eau comme de l’air de 8 à 9°. A cette occasion, j’ai pris un bain forcé. J’en ai profité pour rester dans l’eau 10 minutes afin de tester l’isolation de la combinaison. Je dois dire que je n’ai eu aucune infiltration d’eau et aucune sensation de froid. Une combinaison sèche, que ce soit une Aleutian, ou une autre, peut sauver de l’hypothermie si il nous arrive de dessaler en mer et de devoir attendre les secours une heure ou plus. Un an après, la combinaison, que j’utilise très régulièrement, est toujours parfaitement étanche (édition du 27 février 2015). Deux ans et 8 mois après, les chaussettes de la combinaison laissent passer un peu d’eau (édition du 14 septembre 2016).

Matériel non obligatoire mais indispensable :
– Des vêtements adaptés à la météo et à une possible immersion.
– Une montre étanche fixée sur le gilet (pour se situer par rapport aux horaires de marées ou pour faire le point).
– Une pagaie de secours.
– Un sifflet (pour communiquer avec les autres kayakistes).
– Une corne de brume (pour se signaler aux bateaux qui ne peuvent nous voir).
– Une carte des courants.
Matériel non obligatoire mais préconisé:
– Un casque (en rase-cailloux ou à proximité des roches).
– Une paire de chaussures fermées.
– De l’eau *** et des barres énergétiques ou fruits secs.
– Un couteau capable de trancher rapidement un bout de remorquage.
– Un téléphone portable en pochette étanche.
– Des vêtements secs en sac étanche.
– Une trousse de secours.
– Un GPS (par exemple l’eTrex 10 de Garmin qui donne le nécessaire, à savoir : longitude et latitude)
– Un chariot (démontable) de transport de kayak
– Un bout, pour amarrer son kayak
– Crème solaire indice 50 +,
– Une boite à pharmacie (Borax, sparadrap, compresses, efferalgan, ciseaux, chlorexid, bande alvita)
– Une grosse éponge.
– Une thermos.
– Une écope sabot (aussi peut servir de pot de chambre en mer).
– Un miroir de signalisation.
– Une boussole de secours, au cas ou le compas magnétique étanche soit hors service.

 

Paddle float Palm
Le flotteur de pagaie (paddle float) Palm. Il se gonfle en 4 expirations (j’ai testé). Ce matériel est obligatoire. Un flotteur de pagaie en mousse, ou constitué de deux planches de natation reliées entre elles par des chambres à air est tout aussi bien.

 paddle float Palm glissé sur le côté du siègeJe le place, plié, sur le côté de mon siège, à porté de main.

 

 

Informations complémentaires pour la pratique du kayak de mer : 
– S’habiller pour la pratique du kayak de mer en Bretagne. En été : un « Top thermique », un short et éventuellement une vareuse. En Automne et au printemps : un top, une vareuse avec double cheminée et un LongJohn en néoprène . En hiver une combinaison sèche avec un top thermique plus un pull en polaire.
– Prévenir l’hypothermie en mer : http://www.snsm.org/conseil/prevenir-lhypothermie-en-mer
– Que vous l’ayez construit vous-même ou que vous l’ayez acheté, un kayak de mer homologué ou homologable est un kayak de mer conforme aux normes définies par la Division 240. Si votre kayak est homologué, ou conforme, à la Division 240, vous pouvez demander son immatriculation aux affaires maritimes.

* Au sujet des dimensions du kayak de mer, voir l’article Choisir un kayak de randonnée en mer).

** La ligne de vie est un cordage attaché sur le pourtour du kayak permettant une saisie aisée, c’est un élément essentiel de la sécurité. Quand un kayakiste est à l’eau, la ligne de vie lui permet de s’agripper à son propre kayak ou au kayak de son sauveteur. Cette même ligne de vie vous permet de fixer le bout de remorquage qui vous permet de remorquer un kayak, ou bien d’être remorqué par votre sauveteur. Si vous tombez à l’eau et n’arrivez pas à remonter dans votre kayak de mer, ayez les bons réflexes : ne lâchez jamais votre kayak de mer (ni votre pagaie), la couleur et surtout la grande taille de votre kayak de mer aideront les secours à vous repérer. Vous pouvez tenir votre kayak de mer par la ligne de vie, avec la main, en plaçant toujours votre kayak de mer entre la côte et vous. Si vous vous placez entre votre kayak de mer et la côte et que le courant vous amène vers les roches vous serez poussé contre les roches par votre bateau.
Vous pouvez aussi tenir votre kayak de mer en glissant une jambe dans l’habitacle, le kayak vous aide à flotter et vos mains restent libres.
Votre pagaie peut vous servir à vous faire remarquer de loin, en la tenant verticalement. Votre pagaie peut aussi vous aider à vous garder roches, si vous dérivez vers elles.

*** Eau : pour une randonnée en kayak de mer, le volume et le poids vont essentiellement varier selon que l’on peut obtenir, ou pas, de l’eau au cours de la randonnée. Comptez 1,5 litre d’eau par jour en hiver, à 4 litres d’eau par jour en été. Certains kayakistes ajoutent du matériel de pêche pour réduire le volume de la nourriture emportée.

 

 

 

Entretien de vos vêtements de kayak : rincez à l’eau douce vos vêtements après chaque usage pour enlever le sel et le sable. Pour la combinaison sèche, le mieux est de prendre une douche avec, cela évite que l’eau rentre à l’intérieur du vêtement. Le sel, si il se dépose, crée des plaques et craquelle le tissu progressivement, il soude les fermetures éclairs. Il est conseillé de rincer son équipement de kayakiste avec de l’eau froide ou à peine tiède. Pendant le rinçage, brossez les fermetures éclair avec une brosse à dent pour bien évacuer le sel et le sable. Ensuite, faites immédiatement sécher vos vêtements (intérieur et extérieur) sur un cintre auquel vous avez ajouté des manchons d’isolation en mousse : cela pour que le vêtement ne plisse pas aux épaules.

Ne séchez pas vos vêtements au soleil ou à la pleine lune (l’un comme l’autre ferait perdre ses qualités d’imperméabilité à votre vêtement). Séchez vos vêtements de kayak à l’ombre, si possible au vent. En séchant rapidement vos vêtements, vous éviterez que s’y développent des bactéries qui généreraient des odeurs désagréables.

Une fois parfaitement secs, entreposez vos vêtements de kayak sur cintre garni de mousses, plutôt que pliés, cela pour ne pas « casser » les fibres. Autrement le tissu du vêtement risque de craqueler ou de cloquer.

Les bactéries sont responsables des éventuelles mauvaises odeurs de vos vêtements de kayak. Les bactéries se développent si :
– le vêtement est mal rincé
– le séchage est long
– les vêtements ne sont pas rapidement retournés et séchés sur leur deuxième face.

Pour supprimer les odeurs qui demeurent après rinçage et séchage de vos vêtements de kayak :
Après rinçage et séchage, saupoudrer la partie malodorante du vêtement au bicarbonate de soude et laisser agir un ou plusieurs jours.
Le bicarbonate de soude est un produit de consommation courante qui est un excellent antibactérien et antiseptique. On peut l’utiliser pour neutraliser l’action des bactéries. La plupart de nos émanations corporelles n’ont pas d’odeur, c’est l’intervention des bactéries qui les utilisent pour leur développement qui crée ces odeurs. Le coût d’utilisation du bicarbonate de soude est presque inexistant : 5 € le sac d’un kilo, soit plusieurs années d’entretien de son équipement de kayakiste.

Pour enlever les taches de vos vêtements de kayak:
– Le lavage en machine est fatal à la plupart des vêtements techniques pour le kayak, tels que les : vareuse, pantalon, combinaison sèche, top thermique, gant, cagoule, chapeau, bottillon et gilet.
– Utilisez de préférence le savon noir ou le véritable savon de Marseille, ce sont également de très bons antibactériens. Ensuite rincez et séchez.
– Le lavage à 30° maxi sans essorage, ou avec essorage très doux, est possible (mais pas recommandé) pour le néoprène et les vêtements en Aquatherm®. Surtout, ne pas laisser les vêtements en néoprène ou en Aquatherm® en attente dans la machine à laver : sortez les pour les sécher dès que le cycle est fini, sinon les bactéries vont se développer très vite.
Pour le séchage voyez les conseils donnés plus haut.

Rangement des vêtements de kayak :
Si vous ne les utilisez pas pendant longtemps, pensez à stocker vos vêtements non pliés, sur cintres garnis de mousses. Pour les manchons et chaussettes de combinaison sèche, vous pouvez les talquer avant les mois d’inactivité. Pensez à laisser toutes les fermetures à glissière ouvertes afin de relâcher les contraintes sur les dispositifs d’étanchéité.

Une réflexion au sujet de « Réglementation du kayak de mer »

  1. Douterluingne

    Merci pour votre site qui est très explicite et bien documenté. C est un vrai bonheur pour moi qui souhaite acquérir un kayak de mer et son équipement pour naviguer en Bretagne. Cela
    évite bien des erreurs d achat. Après la lecture de l article sur le choix du kayak, j ai pris un peu de recul et j ai pris conscience sur l importance de son choix (ergonomie,taille, poids du kayak et de son utilisateur et utilisation future). A présent j avoue être plus perplexe et chercher un vendeur comme Fabien du magasin békayak qui puisse me renseigner. J ai l impression de devoir chercher un kayak comme si je cherchais une bonne paire de chaussure. Encore un grand merci pour vos articles plein d expérience et bonne continuation !!!

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