Randonnée en kayak de mer, 2 bivouacs solitaires en hiver

Dimanche 26 janvier 2014, du Spot Iroise au manoir d’Hirgars, 10 MN (19,3 km), navigation par 7 à 8 Beaufort avec des creux de 2 à 3 mètres et des rafales de 25 à 40 nœuds.
il est 11 heures du matin, j’attends le taxi qui, dans 5 minutes, va m’emmener au Spot Iroise. Dans l’entrée, j’ai tous mes sacs : tente, réchaud, vivres, affaires de rechange et tout le toutim.
Je porte déjà ma combinaison sèche. Dehors, il pleut à verse et je tiens à rester sec, au moins le premier jour. Mon épouse et mes amis kayakistes savent que je pars en randonnée pour trois jours, tout au long de ma navigation, Paul, Dom, Luc et Gilbert vont prendre de mes nouvelles.
Je commence le chargement de mon kayak sous le préau du Spot Iroise. Un premier test sur le chariot me montre que l’arrière est trop lourd. Je refais le chargement en plaçant les liquides dans la trappe de jour, près du centre de gravité du kayak. J’allège la pointe arrière. Le deuxième test sur le chariot est conclusif, mon kayak est bien équilibré. Je constaterai ensuite que j’ai embarqué trop de vivres et trop de rechange. Je place mon chariot sur le pont arrière et un gros sac de 70 litres sur le pont avant. Autant j’arrime bien le chariot (deux tours morts et une demi-clef n’ont jamais cédé), autant j’arrime « vite fait » le sac sur le pont avant.

11:38, je mets le cap plein Est, visant la plage de Keraliou. Le vent est fort (26 nœuds avec des rafales à 33), la mer se couvre d’écume. Je dois être constamment vigilant. A l’approche de Keraliou, j’ai un fort vent de trois-quarts qui me demande des appuis constants. Ma tâche est brusquement facilitée quand mon sac de pont tombe de coté et me sert illico de flotteur improvisé (mon sac est retenu par la ligne de vie de mon kayak). Je m’échoue aussi doucement que possible sur la plage de Keraliou. Je souffle un peu et arrime méticuleusement mon sac de pont (deux tours morts et une demi-clef n’ont jamais cédé). Je remonte dans mon kayak et glisse facilement sur les galets pour me mettre à l’eau « bout au vent ». C’est reparti, route vers l’île Ronde, au Sud. Dans les zones exposées j’aurai des vagues de 2 mètres et exceptionnellement deux vagues de 3 mètres. Je m’efforcerai de les négocier le plus possible de face ou de trois-quarts. Je passe la pointe d’Armorique, le vent a forci. Vers 13:00 j’aurai un vent moyen de 27 nœuds et des rafales à 36. La mer est splendide ; grise et argentée, le ciel est alors libre de tout nuage. Une fois passé les ducs d’Albe, je mets cap vers Pen-ar-Vir. Plusieurs fois je devrais prendre des appuis vigoureux pour conserver mon équilibre. A l’approche de la pointe de Pen-ar-Vir, je m’écarterais de la côte pour éviter la zone rocheuse où la mer écume abondamment. J’aurais la surprise de passer cette pointe redoutée (dans les circonstances du jour) vitesse grand V, grâce à une rafale à 34 nœuds, soit 63 km/h,  ( http://data.diabox.com/?id=10&date=26/01/2014&view=history ) en plein dans mon axe (Ouest-Nord-Ouest) qui a transformé mon kayak en suppositoire speedé. En tapant les 2 plus beaux surfs que j’ai connu, je m’oriente vers l’École navale de Lanvéoc-Poulmic. Si je pouvais, j’irais bien m’abriter du vent dans l’anse, mais les croix jaunes me signalent que je n’ai pas le droit de pénétrer cette zone militaire. Il est bientôt 16:40, je commence à chercher des yeux un endroit pour bivouaquer. Il ne me reste qu’une heure de jour. Je trouve l’idéal, en découvrant un petit chemin qui rejoint le GR34, à proximité du manoir d’Hirgars, dans le bois de Poulmic. Je m’échoue sur l’estran et commence à remonter mon kayak sur les galets, il est chargé et l’effort est soutenu. Dès que possible je monte le kayak sur mon chariot et rejoins l’espace herbeux et relativement plat où je vais installer mon bivouac pour la nuit. Je commence à monter la tente 3 places (avec abside pour stocker mes nombreux sacs), achetée avant-hier avec un tapis de sol supplémentaire qui s’avérera très utile. Le sol étant dur, je vais chercher une pierre adéquate sur l’estran pour enfoncer efficacement les sardines, le vent souffle suffisamment pour compliquer, de façon intéressante, le montage de la tente, la température tourne autour de 9°. Une fois ma tente montée, je commence à me sentir bien, je sors le duvet et le matelas gonflable, j’allume ma lampe frontale, j’ai du temps et je suis à l’abri. Je sors le repas du soir, ¼ de saucisson, ½ baguette, une plaquette de chocolat et une salade de fruits. J’envoie des textos aux amis pour leur dire que je vais bien, ensuite je sors mon carnet et je lui confie ma journée. Plus tard je le recopierai sur mon blog en y ajoutant mes photos. Il est 21:00, je ferme mon carnet.

Lundi 27 janvier 2014, du manoir d’Hirgars à Porz Coz, 7 MN (13,3 km), navigation par 7 à 8 Beaufort avec des creux de 1 à 1,5 mètres, du grésil et des rafales de 25 à 38 nœuds.
08:47, j’ai dormi par intermittence, inquiet des éclairs d’orage et des rafales nocturnes, dont la plus forte (à 47 nœuds, soit 88 km/h) a bien secoué ma tente à 03:00  (archives météo du 27 janvier pour le sémaphore de Lanvéoc – Poulmic). L’arrimage de ma tente a tenu bon, je ne me suis pas envolé, comme se le demandait avec humour mon ami Armel. Je ne sais pas encore si je vais faire du kayak aujourd’hui, il y a toujours des rafales de 30 nœuds (56 km/h) et la météo annonce du grésil pour la journée. Je sors de la tente et vais regarder l’état de la mer, puis prendre mon petit déj.
Bonne surprise, la zone est abritée et la mer est assez plate, il n’y a pas beaucoup d’écume, la navigation vers l’île de Térénez devrait être jouable. Je commence à ranger mes affaires dans les compartiments du kayak, par chance, à l’instant même, il ne pleut pas beaucoup.
11:47 je pagaie vers Térénez, le vent assez fort nécessite des appuis incessants. Je m’aperçois que mon paddle-float a glissé dans l’eau, il est retenu à la ligne de vie, mais joue le rôle gênant de mini ancre flottante. Vers 13:00 je prends un bain forcé, une rafale à 35 nœuds (66 km/h) et la fatigue du portage de la veille en sont les causes. Je constate que ma combinaison sèche est absolument parfaite et je choisis de ne pas remonter dans mon kayak afin de tester le confort de la combinaison vendue par Bekayak (une Aleutian, modèle 2014). Je reste ainsi une bonne dizaine de minutes dans la mer à 8° et ne perçois aucun refroidissement et aucune entrée d’eau ; cette combinaison sèche est mieux conçue que le modèle 2013 ! Sans cette combinaison, cette randonnée n’aurait pas été aussi agréable et aussi sûre (l’hypothermie est le plus grand danger en kayak). Je m’échoue doucement sur l’estran et me dis qu’il faut que je me repose et que je mange chaud (des fois, je fais preuve de discernement). Sitôt dit, sitôt fait, je tends ma bâche entre deux branches et allume mon réchaud à pétrole à l’abri du grésil. Au menu un demi litre de soupe et un peu de pain. Je prends mon temps, ce qui m’a fatigué hier, c’est un peu la navigation dans les rafales, mais surtout la remontée du kayak chargé sur le haut de l’estran. C’est bien régénéré que je repars vers 14:00, j’ai encore 1 mille difficile, puis après le Sillon des anglais la mer sera beaucoup plus calme. Je vois le Ménez Hom, l’île d’Arun, Landévennec et sa jolie chapelle où, il y a bien longtemps, j’ai donné un récital de guitare classique. A partir de Landévennec, le soleil se manifeste et j’entre dans une zone protégée du vent. Je peux me détendre et profiter pleinement des détails des merveilleux paysages qui s’offrent à mes yeux. Je vois bientôt les terres de l’Abbaye de Landévennec et, agréable surprise, un kayakiste ! Nous échangeons sur nos parcours respectifs, mon kayakiste de rencontre me dit pêcher le bar avec un leurre souple, il séjourne à l’Abbaye. Je lui dis que je suppose qu’il doit s’y ressourcer, et que moi-même si je fais du kayak ; c’est d’abord pour la beauté des paysages préservés qu’on peut rencontrer intimement grâce au faible tirant d’eau du kayak. Il me propose de me prendre en photo, ce que j’accepte avec reconnaissance en me disant que pour une fois ma mère pourra voir son fils en photo lors d’une de ses sorties en kayak. Tout en poursuivant, il m’apprend qu’il est là avec un groupe de prêtres en retraite à l’Abbaye. Il aime la mer depuis son passage dans les scouts marins, il a souvent navigué en rade. Maintenant, il est à Pornic, il va faire du kayak dans le golf du Morbihan et puis à Houât et Hoëdic. Nous nous séparons, lui vers sa pêche au bar, moi vers l’île de Térénez. L’abord du cimetière des bateaux déclassés de la marine nationale est toujours aussi saisissant. Règne ici une paix et un recueillement, c’est un lieu particulier. Finalement, je renonce à bivouaquer sur l’île de Térénez, et préfère aller installer mon bivouac à Porz Coz, un peu plus loin. J’y serai mieux protégé du vent. Je m’installe un peu plus vite qu’hier et avec moins d’efforts, l’habitude vient. Au menu ce soir ; une grande soupe de courgettes au basilic avec du pain. Le soir tombe bientôt, à 18:30 j’allume ma lampe frontale, je réitère le rituel de confier à mon carnet les étapes de la journée. A 19:00 je ferme le carnet pour prendre un livre de poche.
J’allume mon téléphone le réseau est incertain, j’ai eu des messages de Dom, Luc, Paul et Gilbert. Ils me font chaud au cœur. Je sais qu’en cas de coup de fatigue les amis seront là pour me tirer d’affaire, Gilbert est prêt, au cas où. Ma batterie de téléphone s’affaiblit et je perds le réseau, je remercierai chacun quand j’aurai rechargé et retrouvé le réseau.

Mardi 28 janvier 2014, de Porz Coz au Spot Iroise, 16,5 MN (30,5 km), navigation par 3 à 5 Beaufort, quelques creux de 1 mètre, du grésil et des rafales de 15 à 20 nœuds.
Cette nuit, j’ai entendu toutes sortes d’oiseaux, canards, chouettes, aigrettes garzette, cormorans, goélands, huîtriers pies, mouettes, …. hélicoptères de la marine nationale (la base de l’École navale de Lanvéoc-Poulmic est toute proche). Le vent a soufflé à 43 noeuds vers 01:00, mais bien à l’abri, ma tente n’a pas bronché. J’écris ces lignes dans ma tente, sous les derniers crépitements d’une pluie qui a cessé mais dont les gouttes retenues par les branches se libèrent pour chuter sur mon toit. Je laisse mon carnet pour contempler le paysage paisible et me préparer un thé. Vers 11:00, mon kayak est chargé, un peu mieux qu’hier et je quitte Porz Coz sur une mer d’huile. Passé le cimetière de bateaux, je suis surpris par un premier grain qui blanchit l’horizon, c’est toute une gamme de gris, mats et brillants qui réjouit mes yeux, mes oreilles sont à la fête aussi : la mer et le pont de mon kayak crépitent aux frappés du grésil. Bientôt se profile l’île d’Arun, sur laquelle je vais me poser quelques instants, afin de sécher l’objectif de mon appareil photo. Une grande maison domine la petite île, visiblement elle est habitée, je me fais discret et repars bien vite, direction l’île de Tibidy et son château derrière les arbres. La navigation est facile aujourd’hui, je crois possible d’être de retour à Brest avant la tombée du jour. Je prends pour cap la petite île de Bindy, il est 12:07, je crois pouvoir y être pour 13:30. Passé le Bindy, je m’arrête sur une charmante petite crique au niveau de Traon Liorz, j’y prend un tardif déjeuner. J’adore cette petite crique, sa forme est sensuelle et protectrice de la houle, le soleil y pointe heureusement son nez. Je reprends ma navigation alors que le vent a forci à 40 nœuds (74 km/h) , j’ai droit aux montagnes russes, puis, à nouveau, au grésil. Je vois l’île Ronde, j’y serai à 16:00, sous les belles lumières chaudes de fin de journée. Reste la dernière ligne droite vers le Spot Iroise. Un arc en ciel a établi son pied gauche sur Brest. A partir de la pointe Marloux, la navigation devient de plus en plus facile, la houle et le vent me poussant vers mon but. J’ai l’illusion que mon kayak se comporte comme un cheval qui sent l’écurie. Les petits surfs s’enchaînent les uns aux autres et c’est sans efforts que me voici à l’approche de la cale. J’y vois un promeneur avec son parapluie, il me regarde naviguer. Serait-ce Gilbert qui serait venu m’accueillir en avance ?
Je demande donc au promeneur : Gilbert ? Et oui, c’est lui ! Quelle gentillesse ! Je fais un petit esquimautage pour voir si ça passe bien avec mon chariot et un sac sur le pont arrière : et oui, ça passe nickel !
Gilbert m’aide à remonter mon kayak lourdement chargé sur la cale glissante, son secours est un joli cadeau. J’ai de la chance d’avoir fait une si belle navigation et encore plus de chance d’avoir un ami si attentionné.

 

Petite conclusion concernant la sécurité lors d’une navigation en solitaire :  comme dit Nico : « Le principal est d’être conscient des dangers, connaître ses propres limites, anticiper au maximum, bien se préparer et une fois sur l’eau tout évaluer en permanence. »
Lors de cette randonnée en Rade de Brest, je devais faire face à deux dangers qu’étaient le vent et, surtout, le froid. En rade, il faut savoir que les effets du vent sont limités ; la houle y étant 2 à 4 fois moins importante que sur les côtes ou en pleine mer. Les courants, quand à eux, étaient faibles à ces dates (le coefficient de marée était de 47 le dimanche, 57 le lundi et 72 le mardi). J’avais déjà navigué avec des vents similaires, seul ou en groupe. Et puis mes amis kayakistes me contactaient plusieurs fois par jour pour prendre des nouvelles et me rappeler qu’ils pouvaient me secourir rapidement si j’avais un coup de fatigue. Une randonnée, somme toute, adaptée à mon niveau de pratique.

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

Dans les moments les plus difficiles, je faisais attention à garder de la réserve en souffle et en énergie. Plus les mouvements de la mer étaient vifs, plus j’économisais mes efforts de façon réfléchie et contrôlée. Mon équipement de sécurité était aux normes et ma combinaison sèche me permettait d’être parfaitement à l’abri du risque principal en hiver qu’est l’hypothermie.

La sécurité dépend d’un matériel conforme et aussi d’un entraînement constant. En 2013, j’ai effectué : 96 navigations qui cumulaient 843 milles nautiques, soit 1562 km. J’ai fait 50 esquimautages en piscine, 167 esquimautages en mer ou en rivière, 19 récupérations classiques et à l’anglaise (aussi bien en secourant qu’en étant secouru), 6 remorquages (aussi bien en donnant mon aide qu’en étant aidé), 4 remontées (avec ou sans flotteur de pagaie), 2 échanges de kayak en mer, 2 doubles récupérations, 1 ré-entrée (sortir volontairement de son kayak retourné, le ré-intégrer, esquimauter). A titre de prévention, je ne fais pas une sortie sans esquimauter.

 

Tracé de ma randonnée en kayak de mer en Bretagne. Cette randonnée consistait en un aller retour du Port du Moulin Blanc à Porz Coz, avec deux bivouacs solitaires en hiver. En 3 jours, j'ai parcouru ainsi 42 miles nautiques dans la rade de Brest.

Tracé de ma randonnée en kayak de mer en Bretagne. Cette randonnée consistait en un aller retour du Port du Moulin Blanc à Porz Coz, avec deux bivouacs solitaires en hiver. En 3 jours, j’ai parcouru ainsi 42 miles nautiques dans la rade de Brest.

 

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9 réflexions au sujet de « Randonnée en kayak de mer, 2 bivouacs solitaires en hiver »

  1. Lagarde

    Belle aventure, bien commentée et bien illustrée. Ce type de promenade solitaire s’apparente à un pèlerinage vers…soi-même et c’est toujours bénéfique.
    JP

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    1. Jean-François Delcamp Auteur de l’article

      Bonjour Jean-Pierre, merci des compliments, ils me touchent connaissant vos talents de photographe. C’est vrai que c’est un peu un pèlerinage, mais ma motivation c’est que j’avais surtout besoin de fuir le quotidien. Durant ces trois jours où j’étais en congé et seul, mon épouse étant à Paris, je ne voulais pas rester à la maison des heures devant mon ordinateur ou à regarder la pluie par la fenêtre. Ce matin de petites douleurs (pas bien méchantes) qui émergent aux épaules et au dos me confirment que je me suis bien dépensé 🙂

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  2. ROUILLARD

    merci Jean-françois pour ce merveilleux récit;

    Cà donne envie, mais pour ce qui me concerne, j’attends que les températures remontent (air et eau)

    on reparle de ta tente !!!

    A bientôt

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    1. Jean-François Delcamp Auteur de l’article

      Bonjour Luc,
      pour la tente, j’ai fait un petit compte rendu dans la rubrique « Deuxième tente pour les randonnées en kayak de mer en Bretagne, bivouacs confortables en toutes saisons », avec les prix.
      Vivement notre prochaine navigation 🙂
      Jef

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  3. Jean-François Delcamp Auteur de l’article

    Erratum
    A 20:35, j’ai modifié mon article, grâce à Pascal Le Berre, qui m’a fait remarquer très justement que je ferai mieux de prendre pour référence la bouée des Renards http://data.diabox.com/?id=10&date=26/01/2014&view=history , plutôt que le phare du Minou : http://data.diabox.com/?id=11&date=26/01/2014&view=history
    Les vitesses de vent que je donnais dans la première rédaction de mon article étaient trop élevées, les nouvelles valeurs sont maintenant plus conformes à ma zone de navigation.
    Merci à Pascal

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  4. Jean-François Bouché

    Bonsoir,
    Merci pour cette expérience de navigation locale fort bien racontée. Décidément, il me faut vraiment un kayak pour profiter aussi de ces moments d’évasion. En attendant, te lire a été un grand plaisir.
    Jeff

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  5. TIFFREAU

    Te connaissant…je ne suis pas surpris mais…envieux. Belle randonnée magnifiquement racontée (on y est !) . Tout comme Luc j’attends des températures plus clémentes et suis volontaire pour apprendre !
    Encore bravo !!

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