Stage kayak du CKB, Scorff, Blavet, Ellé

Stage kayak de rivière du CKB : Scorff, Blavet, Ellé, les 7, 8 et 9 mars 2014

Vendredi 7 mars, à 8:30, nous sommes à la « Carrière », sur le Scorff. Marco Monier (moniteur BE), assisté de Cyrille, encadre un stage eau-vive du CKB (Canoé Kayak Brestois).

Les participants sont : Morgane, Denis, Florian, Jean-Luc, Michel, Mickaël, moi-même et Romain. Pour Morgane, Jean-Luc, Michel et moi-même, c’est un premier stage en eau-vive.
La mise à l’eau sur le Scorff me parait assez impressionnante : il y a un courant vigoureux, des trains de vagues qui écument, des pleureurs (rochers qui affleurent à la surface) et de nombreux rochers qui sont tout autant des obstacles (quand on se dirige vers eux), que des refuges (une fois qu’on les a passé).

D’abord, Marco nous a emmené, à pied, reconnaître la partie du Scorff que nous allions naviguer ce premier matin. Marco commente chaque passage, en soulignant les dangers éventuels, il répond aux questions qui nous viennent à l’esprit.

Ensuite, chacun d’entre nous choisit son point de mise à l’eau, dans un des contre-courants qui émaillent la rive. Mickaël, le premier, fait un bac (il traverse le courant, en conservant l’avant du bateau face au courant, pour se placer dans un contre-courant sur la rive opposée), ainsi, il a une vue d’ensemble et est prêt à aider, si l’un de nous à un problème.

Grâce à la reconnaissance préalable que Marco nous a fait faire, nous savons ce que nous allons rencontrer. Personnellement, j’ai quand même un peu les chocottes et je sens que si mon cœur bat fort, ce n’est pas seulement à cause des efforts intenses que je fais pour garder mon cap et ma vitesse.

Nous avançons par tronçon : reprise de courant, navigation dans les trains de vagues, puis stop dans le contre-courant offert par une roche, une souche ou un arbre. Je fais une faute de gîte dans le deuxième train de vagues, je bascule. Par chance le rocher le plus proche de mon épaule est derrière moi, à 20 cm, j’ai donc la place pour esquimauter « vite fait » et reprendre ma navigation, aussitôt, comme si de rien n’était. Un des kayaks nous échappe suite à un bain, Marco part le récupérer 800 mètres plus bas, il a donné ses consignes et délégué la gestion du groupe à Cyrille, les plus avancés d’entre nous (Denis, Florian, Mickaël et Romain) veillent sur les « nouveaux ».

Marco nous rejoint bientôt et nous entamons sous sa houlette un travail sur les bacs à la passerelle. Chacun améliore ses gestes en jouant dans les deux veines d’eau situées à droite et à gauche de la passerelle. On terminera, à 11:00, cette matinée sur le Scorff par un portage jusqu’à la route toute proche. On charge les kayaks sur la remorque et nous enchaînons aussitôt, en prenant la direction du stade d’eaux vives de Lochrist. Marco y a réservé deux créneaux pour notre groupe, à 12:30 et 16:00.

 

Arrivés à Lochrist à 11:30, nous commençons par reconstituer nos forces avec quelques barres de céréales et de l’eau. Nous prendrons une véritable pause et notre repas à 14:30.

Dans le stade, alimenté par le Blavet, nous entamons un travail spécifique sur les bacs, reprises et stops. Cyrille nous indique un parcours circulaire qui exploitera toutes ces techniques sur peu d’espace, de façon harmonieuse. Dès les premiers progrès, une partie du groupe remonte le courant pour aller chercher des veines d’eau plus musclées, agrémentés de petites marmites aux effets inattendus, effets qui pimentent le jeu sur l’eau vive.

A 14:30 on s’offre la pause promise et un casse croûte en rapport avec la dépense du matin.

Une heure plus tard, nous entamons le parcours de slalom du stade d’eau vive, nous y rencontrons des enfants de 8-12 ans, qui font leur parcours, affichant une manifeste volonté de maîtrise.

Je ferai encore quelques fautes de gîtes dont je me sortirai en esquimautant … jusqu’à la 3ème faute, où le bain sera avéré. Le courant rend ma remontée à la nage assez laborieuse. Sur le conseil de Marco, je trouverai refuge sur un minuscule rocher, d’où je choperai la corde que me lance Jean-Luc. Jean-Luc, Morgane et Denis me hisseront jusqu’à la rive.

Encore une demi-heure de jeux dans les veines d’eau et nous rentrerons au gîte de Lanvaudant où nous nous mettons à la cuisine, pour élaborer ensemble le reconstituant du soir (tartiflette et gâteau de riz). Le tout précédé d’un apéro, où les rires et sourires animent nos faces réjouies.

Le repas du soir est un moment privilégié, on y échange nos anecdotes de navigation, des souvenirs souvent pleins d’humour. Jean-Luc intervient peu, mais révèle son art à déclencher nos rires avec juste une petite phrase, toujours très finement placée.

21:00, après 7 heures de kayak, où nous nous sommes donné à fond, le sommeil vient facilement. J’avais amené un livre de poche facile à lire pour m’endormir : j’ai fermé les yeux à la deuxième page.

 

Samedi 8 mars, le Bas Ellé
07:30 on se retrouve dans la salle commune pour le moment si agréable du petit déj pris en commun. Devant la cheminée, nos vareuses, top thermiques et néoprènes ont parfaitement séché pendant la nuit. Une heure après, nous partons plein d’appétit de naviguer, en direction de l’Ellé, vers Pont Ty Nadan, sur la D22.

Après les nombreuses tempêtes de l’hiver, nous ne sommes pas étonnés de voir un arbre et ses branches en travers des piles du pont de Ty Nadan, du côté amont. S’en approcher en kayak ou à la nage serait très dangereux : le courant vigoureux nous aspirerait bien vite sous l’arbre avec le risque quasi certain d’y rester.

Nous faisons donc un portage pour embarquer en aval du pont. Là, nous allons commencer notre deuxième journée de stage de kayak en eau vive.

Nous nous échauffons avec quelques bacs au travers des courants (entre les piles du pont) et contre-courants (derrière les piles du pont).
Vers la rive droite, on distingue une zone bien marmiteuse, une zone où la navigation est aléatoire. Cyrille s’y lance avec bonheur et maestria.

Assez vite, nous descendons dans ce que nous nommerons bientôt la « vague à Jean-Luc ». Une jolie vague d’école, aux contours évidents, qui va nous permettre de poursuivre notre progression technique.

Pique-nique et une petite sieste au soleil, je vois les premiers papillons de l’année.

L’après-midi, nous descendrons doucement jusqu’au club de La Mothe, la nature est magnifique, chaque détour de la rivière nous dévoile de nouveaux paysages. Au moulin de Kergueff, nous porterons nos kayaks ; le niveau d’eau étant trop élevé pour que nous puissions passer sous la passerelle.

Au final, ce samedi nous a offert une navigation pleine de belles images et nous sentons que les progrès techniques commencent à bien s’additionner, sous l’impulsion progressive et continue de Marco.

 

Dimanche 9 mars, le Bas Ellé, bis !
Déjà la veille au soir, notre moniteur insistait sur la richesse qu’était la cohésion de notre groupe. Aussi quand Marco et Cyrille ont, de visu, jaugé la difficulté d’une navigation aux Roches du diable, ils ont préféré renoncer, plutôt que de diviser notre groupe en n’y emmenant que ceux qui parmi nous possédait l’expérience nécessaire à ce niveau de difficulté.

Alors qu’on était là, à observer, nous avons vu des nageurs en eau vive descendre les Roches. C’était intéressant de voir qu’ils suivaient un parcours identique à celui que nous aurions choisi, ainsi que des techniques identiques à celles que nous aurions mises en œuvre : bacs, stops dans les contre-courants et reprises de courant. Eux aussi se font drosser sur les roches si ils manquent de maîtrise lors d’un bac.

12:00 , on prend des forces au soleil : pain, tomates, jambon, eau, banane, pâté etc … avant d’aller nous dépenser à nouveau sur une jolie veine d’eau, la, déjà citée, « vague à Jean-Luc ». On y travaillera la technique de façon plus approfondie.

Les conseils détaillés de Marco et l’exemple qu’il nous a donné (en ralentissant, à l’extrême, ses gestes lors d’une reprise de courant), m’ont permis de comprendre le comment et le pourquoi. Mon enchaînement de gestes est moyen, mais, grâce au moniteur, je comprends mieux l’utilité et la fonction de chaque phase de l’enchaînement : élan pour franchir la zone de cisaillement qui sépare le contre-courant du courant, circulaire extérieure pour pivoter vers le courant, le corps légèrement penché en avant, le regard tourné dans la direction qu’on va prendre, gîte prononcée « les fesses vers le courant » afin que le courant ne puisse pas renverser le kayak quand il est en travers, appui de la pagaie dans le triple but de s’orienter dans le sens du courant, d’être tracté par le courant et d’obtenir un contrôle de stabilité.

Plus tard nous descendrons au sud du camping de Ty Nadan, pour surfer une belle vague statique. Cette vague à surfer suscite notre enthousiasme. Nous avons bien « donné » sur cette vague et nous n’avons conservé qu’à peine l’énergie nécessaire au retour.

Passé 16:00, le stage est terminé, nous reprenons la route de Brest, nous parlons de nos prochaines navigations en rivière, ce stage nous a fait bigrement progresser et nous donne l’appétit d’aller plus loin. Franchement, on s’est bien éclaté, on a travaillé ensemble dans un plaisir constant  !

Merci Marco !

 

Vendredi 7 mars, le Scorff et le stade d’eaux vives de Lochrist 


Samedi 8 mars, le Bas Ellé 
Dimanche 9 mars, le Bas Ellé, bis ! 

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