Remorquage à Ar-men en kayak de mer

Je viens de prendre mon carnet, il m’accompagne dans toutes mes randonnées. Nous sommes dimanche 12 juin et je suis assis sur les escaliers du port abri de Bestrée.

J’ai eu un coup de mou, les amis continuent leur chemin jusqu’à Pors Théolen. Ensuite ils viendront me récupérer en voiture.

Souvent, c’est moi qui tient compagnie au dernier, parce qu’à deux le temps passe mieux. Cette fois, ce sont Jérôme, Éric, Martine et Françoise qui ont conversé avec moi pour me rendre l’effort plus doux.

Venons-en au début de mon histoire, c’est à dire à hier, samedi 11 juin, 9h30 : j’arrive à Théolen, où je retrouve Françoise et Martine, déjà à pied d’œuvre, elles descendent leurs kayaks au bord de l’eau.

Bientôt Jérôme et Éric arrivent avec un kayak pour moi. Je n’ai pas pu amener le mien, suite à un accident de voiture (juste de la tôle, nous avons eu de la chance).

Nous donnons le premier coup de pagaie à 10h, direction Tévennec. Je vois déjà que j’ai du mal à suivre. Nous arrivons au phare sous le soleil. Mais l’accostage est compliqué, alors nous poursuivons vers Sein. Les fous de Bassan nous survolent, ils sont en chasse. Nous débarquerons près du grand phare de Sein. De là, après une pause pique-nique, nous partons pour Ar-men.
En route, nous rencontrons quelques phoques sur les roches du pont de Sein (les roches qui vont de Sein à la tourelle d’An Amouic).

Arrivé au phare d’Ar-men, Jérôme se jette à l’eau, nage très vigoureusement et monte illico à l’échelle pour aller sur la plate forme du phare. Nous faisons quelques photos, Jérôme redescend les premiers barreaux, se positionne et saute à l’eau, avant de regagner son kayak, confié à Martine et Eric.

Au retour Jérôme me donnera un sérieux coup de main en me remorquant jusqu’aux abords de Sein. Je ferai de mon mieux pour que son aide soit la moins dure possible, en pagayant assidûment. Ce remorquage était nécessaire : je n’avançais pas vite et en plus je faisais des zigzags. Le soir nous arrosions notre virée à Ar-men « Chez Brigitte ».

Après une bonne nuit, nous repartons de Sein ce matin. Sauf que là, le vent de travers souligne encore plus l’absence de dérive de mon kayak, j’avance très en zigzag et encore moins vite. Je propose de prendre la navette de la Pen Ar Bed pour rentrer sur le continent, mais Eric et Jérôme me fabriquent déjà une ingénieuse dérive avec des morceaux de bois flottés, collectés, taillés et assemblés sur la grève de l’île de Sein. Ça le fait parfaitement !
Et le retour se passera bien jusqu’au phare de la Vielle. Personnellement je ne me sens pas de passer la vague du Trouz Yar, (il y a un moment où je devrais accélérer pour passer la vague, hélas, je ne m’en sens pas capable, mes « batteries » sont faibles). Je souhaite aller vers Bestrée, c’est plus facile, ensuite les amis viendront me récupérer, après qu’ils soient rentrés à Théolen.
D’ailleurs le temps passe, je vais monter mes affaires en haut, en les attendant sur le petit parking.

 

4 réflexions au sujet de « Remorquage à Ar-men en kayak de mer »

  1. Henri Camus

    j’aime beaucoup ces petites histoires de mer surtout lorsqu’elles sont racontées avec autant de talent.

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    1. Jean-François Delcamp Auteur de l’article

      Tu me fais beaucoup d’honneur, j’ai la crainte que mes chevilles n’enflent 😉
      merci Henri.
      Qu’est-ce qu’il est beau et attachant le Cap Sizun, à peine quitté, je pense déjà à y retourner.

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  2. Warin Gervais

    Bonjour Jef
    Merci pour cette anecdote, (je pense qu’il s’agit du dimanche 12 juin), j’ai peut être mal compris, tu as navigué avec un kayak sans dérive ni gouvernail ! ou il s’est abîmé pendant la traversé ?

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    1. Jean-François Delcamp Auteur de l’article

      Bonjour Gervais,
      merci d’avoir signalé l’erreur de date, j’ai corrigé dans mon petit article.
      Le kayak était sans dérive ni gouvernail dès le départ, c’était un kayak aimablement prêté, juste pour me permettre de me joindre aux autres. On ne savait pas alors que j’allais être affaibli comme je l’ai été ce week-end là. Le samedi j’avais chargé le kayak de manière à le rendre aussi neutre que possible en mettant tout ce que j’avais de lourd (vivres en particulier) dans la pointe arrière. Mais le dimanche, du fait que j’avais consommé eau et nourriture, je manquais de poids à l’arrière pour que le kayak reste neutre et puis le vent était plus fort que la veille.
      Hier et avant hier, j’ai fait une randonnée et l’allant habituel était revenu. 🙂

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