Rassemblement des 10 ans du forum kayakistesdemer.org

Lundi 15 août, vers midi, j’arrive au camping de Trez Rouz à Crozon, juste en face de Camaret. Je me rends au Rassemblement anniversaire des 10 ans du forum kayakistesdemer.org . Les familles sont les bienvenues. Le prix pour la semaine de camping est de 75€ par adulte et 35€ pour les enfants de 5 à 14 ans.

Déjà, je rencontre Olivier, Rom, Étienne, Guillaume, un peu plus tard c’est Nico qui arrive, puis Élodie et Andreï. Finalement nous totaliserons une centaine de kayakistes venus de toutes les régions de France, aussi de Catalogne, d’Irlande et d’Angleterre. Véronique Olivier et Guy Lecointre sont présents au début des rencontres. Arne Christian Stoll (Kiel, Allemagne) fait étape sur place, lors de son tour de Bretagne en kayak de mer en solitaire. Des professionnels aussi sont présents, comme, entre autres, Agnès Penisson (http://www.planetekayak.fr/) Yannick Sevi (http://www.alpinepaddle.com), Yann Leroux (http://advanced-paddles.fr/), Patrice Duval (http://www.kayaknomadpolynesia.com/en/pages/who-we-are/), Paul Villecourt (http://www.villecourt.com/) et Raphaël Geeraert (http://www.cycladeskayak.com/).

Lundi après-midi, Françoise, Laurette, Jacques et moi commençons une balade à Partir de Trez Rouz, nous retrouverons en route Dominique et Catherine. Ensemble, nous allons à la pointe des Capucins en rasant les cailloux, nous prenons tout notre temps. A l’approche des Capucins, nous voyons qu’il y a assez d’eau pour passer sous l’arche du pont, ce qui nous permettra de faire le tour de l’îlot puis d’accoster pour monter photographier les anciennes fortifications et le merveilleux paysage.

Alors que Jacques, Dominique, Catherine et Laurette, continuent leur navigations aux alentours, Françoise et moi partons vers la pointe du Toulinguet. Sur le chemin du Toulinguet, nous aurons la bonne surprise de croiser une compagnie d’une douzaine de dauphins. Comme il nous reste du temps ; nous continuons un peu vers le sud (vers les Tas de pois), avant de rentrer au camping pour l’heure de « l’apéro des régions ». Perso, j’ai amené de la charcuterie, achetée au boucher itinérant qui passe une fois par semaine au petit village Corse qu’habitent mes parents.

 

Mardi matin, c’est bien, je ne ressens pas trop les effets des mélanges liquides de la veille au soir. Aujourd’hui, avec Élodie, nous irons à la rencontre du groupe de kayakistes qui vient de Morgat. Heureusement qu’avec Guillaume, nous avions convenu de communiquer sur le canal VHF 77, parce que nous nous sommes croisés sans nous voir. Grâce à la VHF, nous nous sommes finalement retrouvés aux Tas de Pois, pour avoir le plaisir de rentrer ensemble.

Ce mardi soir, un peu avant le dîner, je propose une ballade à Molène en partant de Trez Rouz. Je précise que pour faire cette balade, il est nécessaire de pourvoir pagayer 6 heures de suite. Assez vite, nous sommes deux (Catherine et moi), puis, le bouche à oreille aidant, notre groupe gagne cinq nouveaux membres : Patrice, Raphaël, Paul, Véronique et Pierre-Jean.

Ce soir encore, les kayakistes prouvent qu’ils n’aiment pas que l’eau. Pour ma part je ferai honneur (avec modération) à tous les vins et alcools proposés, ce sera la première fois que je goûterai du vin Coréen et du vin d’épine (sympa le vin d’épine).

 

Randonnée en kayak de mer, de Trez-Rouz à Molène.

Randonnée en kayak de mer, de Trez-Rouz à Molène.

Mercredi, vers 10h00, nous quittons la plage de Trez Rouz. Vu que des averses sont annoncées, je prends le tipi.
Pour la brume, je prends ma corne de brume et un petit GPS, si besoin je hisserai ma voile de kayak pour être mieux vu des autres.
Nous prenons, au compas, la direction de la pointe Saint-Mathieu. Je dis « au compas » parce qu’on n’y vois goutte. La brume ne nous permet, au mieux, que de voir à un demi mille. Le coefficient est de 83 aujourd’hui et sera de 88 demain, donc nous ferons des bacs assez prononcés pour arriver là où nous voulons. Par exemple, au départ de la pointe Saint Mathieu, nous pagayons vers Béniguet sud, sachant bien que le courant de flot déviera notre route et nous fera arriver à Béniguet nord. A Béniguet nord nous ferons la pause déjeuner, chacun partageant ses vivres avec les autres. Le tout donnant un repas aussi inattendu qu’agréable.

Repartant un peu plus d’une heure plus tard, je continue à guider mes compagnons de route, qui ne connaissent pas la zone de l’archipel de Molène. En route, nous apercevrons des fous de Bassan, cormorans, goélands, sternes et quelques rares phoques. Encore quelques bacs entre les îles et bientôt, après Trielen et l’île des Chrétiens, Molène émerge de la brume. Nous distinguons maintenant l’ancien abri du canot de sauvetage qui donne sur le cale Charcot.

Nous venons de monter les kayaks sur le petit terrain proche de la cale. Il est déjà 17h30, je file au bureau de tabac, acheter des jetons de douche et je ferai quelques courses pour avoir des fruits et légumes frais. Pendant ce temps Véronique réserve une table au restaurant l’Archipel, pour 20h00.

Au snack « Chez Rachel », nous rencontrons Mathieu, le fils de notre ami Jacques. Mathieu est infirmier à Molène, il nous présente un couple en vacance sur l’île.

A 20h00, à l’Archipel, nous nous régalerons d’une cuisine faite avec des produits frais, ce sera aussi l’occasion de fêter l’anniversaire de Véro. Ensuite, chacun regagnera sa tente ou son tarp.

 

6h30, jeudi, nous nous levons pour le petit déj’, que nous préparons tout en pliant nos tentes. La visibilité, d’abord bonne, va diminuer jusqu’au moment d’embarquer.

Avec prudence, nous restons groupés (afin que d’éventuels bateaux nous voient bien) pour traverser la passe de la Chimère. Puis nous rasons la côte de Quéménes sud avant de prendre une diagonale sud-est, vers Béniguet sud. Sur cette portion de route, au moment où nous passons, la houle s’oppose au courant, donc la mer lève un peu. Nous restons groupés pour nous rassurer mutuellement. Patrice (http://www.kayaknomadpolynesia.com/en/pages/who-we-are/) prend la tête du groupe avec Pierre-Jean et Paul (http://www.villecourt.com/). Dans l’éventualité d’un dessalage, Raphaël (http://www.cycladeskayak.com/), généreusement, se place en dernier pour être à même de nous récupérer plus facilement. Je jette un œil sur lui régulièrement, il peut toujours arriver que celui qui veille sur nous ait un problème, c’est toujours bien de veiller les uns sur les autres. Nous avons le droit à une mer qui bouge un peu. Ma jupe, toute neuve, est un peu large et j’embarque de l’eau par le côté exposé à la houle. Le gris du ciel interpénètre le gris de la mer, seul se détachent le blanc vif des déferlantes.

Ce passage, où il nous a fallu rester attentifs, aura duré une vingtaine de minutes et puis, brusquement, passé Fornic, à l’approche immédiate de Béniguet, nous voilà au grand calme. Nous ferons, à Béniguet sud, une bonne pause de 20 minutes, dans peu d’eau, parmi les laminaires. Les phoques (six en tout) pris de curiosité nous approcheront alors que nous restons longuement et paisiblement immobiles dans nos kayaks. La brume s’est levée, nous voyons au loin, à contre jour, les silhouettes typiques du phare et du sémaphore de Saint-Mathieu.

Reposés, nous reprenons la route, salivant d’avance les belles lumières dont nous allons nous régaler.

La plage de Bertheaume nous parait être « le » bon endroit pour notre déjeuner. Nous profitons d’être ici à l’abri du vent pour enlever nos vareuses et nous chauffer au soleil. Au menu : melons, tomates, fromages, charcuteries, crêpes et chocolat.

Nous reprenons la mer, vers les Capucins. Pierre-Jean, seul, passera sous l’arche des Capucins, le peu d’eau présente lui demandera de l’habileté pour passer. Finalement, nous le retrouverons après l’îlot, pour entamer ensemble une joyeuse séance de rase-cailloux, qui nous mènera jusqu’à la plage de Trez-Rouz.

En route, Raphaël m’a appris à bien bloquer ma pagaie dans les lignes de vie quand j’ai besoin d’avoir les mains libres. Mon erreur était de ne bloquer que l’extrémité de la pagaie dans la ligne de vie à l’avant du kayak. Raphaël m’a fait prendre conscience qu’un coup de vent pouvait faire pivoter la pagaie vers l’avant : hors de porté de mes mains. Donc il vaut mieux bloquer la pagaie à ses deux extrémités. Raphaël nous a aussi appris qu’il faut compter un litre d’eau/personne pour la cuisine ainsi qu’un litre d’eau/personne par tranche de 10°. Ainsi en hiver par 10° de température, 2 litres/personne vont suffire pour la journée. En été, par 30°, il faudra compter 4 litres/personne.

Ce jeudi soir, nous serons tous réunis autour du Plov qu’Andreï a cuisiné cet après midi, pour les 100 personnes réunies ici. Là encore, les kayakistes, moi comme les autres, témoigneront qu’ils aiment bien d’autres liquides que l’eau. Le vin d’épine de Catherine est toujours aussi super, de même que la bière de Jacques et le rosé de Jean-Luc. Le même Jean-Luc qui nous avait régalé mardi soir d’une grande plancha, d’aubergines et courgettes, absolument délicieuse.

 

Vendredi matin, je quitterai notre rassemblement avec un peu d’avance (le rassemblement se termine samedi), mon épouse ne m’en voudra pas.

Vivement l’année prochaine, qu’on se retrouve pour célébrer le plaisir d’être ensemble avec nos kayaks !

2 réflexions au sujet de « Rassemblement des 10 ans du forum kayakistesdemer.org »

  1. patrice duval

    Mauruuru roa ! Un grand merci en Polynésien ! Bien belle rencontre avec toi Jeff et toute la tribu.
    Ayant pagayé plus autour du monde qu’en France je dois dire amis bretons que là où ‘ce fini la terre ‘ et un joyau ‘top world class ‘ j’y reviendrai…
    Bons vents à toi Jeff et au plaisir de partager d’autres navigations et savoirs.

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