Randonnée sans bivouac en kayak

Kayaks de randonnée aux Capucins, sur la presqu'île de Crozon.

Kayaks de randonnée aux Capucins, sur la presqu’île de Crozon.

Samedi 3 décembre, Cyrille et moi nous retrouvons à la cale de Bekayak (Brest). Ce week-end, nous devions aller bivouaquer à Molène, nous l’avions convenu en octobre, mais le vent d’est de 4 à 5 Beaufort nous y a fait renoncer. Aussi aujourd’hui et demain, nous allons accommoder au mieux nos navigations pour passer un super week-end, malgré les conditions.

Le vent prévu est au rendez-vous, mais la rade de Brest est une zone qui, par son relief, offre des protections, nous n’y rencontrerons que de petites vagues courtes, d’un mètre maximum.

À 10 heures, au départ de la cale de Bekayak, nous prenons le chemin vers le Goulet de Brest. La marée descendante et le vent d’est qui nous poussent, facilitent notre route. Nous aurons du soleil presque tout du long.

Arrivés à l’îlot des Capucins, je vois qu’il n’y a pas de houle et que nous pouvons facilement débarquer près de l’escalier, taillé dans la roche, qui nous mènera aux fortifications. Du haut de l’îlot, nous avons une vue dominante sur l’anse de Camaret. La visibilité est bonne, nous voyons même l’îlot de Kervouroc, au large de la pointe Saint-Mathieu. Nous remarquons, au passage, que le parterre près du pont est ensoleillé et à l’abri du vent. Il est midi, nous allons chercher notre pique-nique dans les coffres de nos kayaks. Nous déjeunerons en profitant de la beauté du panorama qui s’offre à nos yeux.

13h30 : nous prenons le chemin du retour. Tant que nous rasons le bord sud du Goulet, le vent est à peu près circonscrit.

Une fois passé la Pointe des Espagnols, nous entamons une ligne droite « plein est », vers l’abri que nous offre la côte de Plougastel, juste en face. Du coin de l’œil, je lorgne à droite, vers l’île Longue, pour m’assurer que nos efforts nous permettent réellement d’avancer. Je me suis déjà trouvé dans la situation où je pagayais ferme pour ne faire que du « sur place ». Là, c’est bon, nous avons de face un 4 Beaufort confirmé, avec des rafales à 6, mais nous avançons nettement. Il est vrai que, de face, c’est l’angle où nous offrons le moins de prise au vent.

Cyrille et moi, naviguons côte à côte, de façon à nous voir mutuellement, ce qui nous permettrait de nous porter secours rapidement si besoin était. Rien de cela ne se passe, la mer n’est pas difficile. Bientôt, à l’approche de la côte, nous sentons le vent moins libre d’exprimer toute sa force. De la pointe du Caro à la pointe Marloux, nous longerons la côte qui nous offre sa protection. Puis, nous faisons cap vers la cale.

Une fois les kayaks mis sur les toits des voitures, nous allons prendre un pot sur le port du Moulin Blanc, au bar « Le Tour du monde ». Nous tombons d’accord pour poursuivre notre randonnée dans le Golfe du Morbihan. Rendez-vous est pris pour nous retrouver le lendemain à 9h.

 

Dimanche matin, arrivé un peu avant 9h au port de Larmor-Baden, j’ai l’occasion de dire un bonjour aux amis de RKM56 qui partent en balade vers le moulin de Pen En Toul. Cyrille et moi mettons nos kayaks à l’eau un peu plus tard, vers 10 heures. Après 3 bacs traversant le courant de la Jument, nous prenons la direction est, vers le camping de Bilouris,  situé à la pointe de Kerners. Cyrille me fait découvrir ce lieu, voisin de la cale de Kerners.

Nous continuons notre progression vers l’est, jusqu’à la pointe Saint-Nicolas, de là, nous remontons vers la pointe de Nioul, au sud de l’île aux Moines.

Comme hier, nous trouvons un abri ensoleillé pour le pique-nique. Je constate que j’ai du mal à bouger les doigts pour ouvrir mes trappes de kayak. L’idée me traverse l’esprit d’acheter des manchons néoprène, du genre de ceux qui se fixent sur la pagaie, pour garder les mains à l’abri du froid.

Nous mettons les réchauds à gaz en action pour un repas chaud, avec vue imprenable sur les eaux du Golfe du Morbihan.

La suite de la navigation sera facile, nous remontons vers Kergonan, protégés du vent par le relief de l’île aux Moines. À Kergonan, à la fin du jusant, nous prenons le courant de la Jument, pour regagner Larmor-Baden, en passant par l’est de l’île de Berder. Nous débarquerons vers 15h00 au port, nous aurons encore 2h30 de jour devant nous.

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