Stage de rock hopping en kayak de mer, en Bretagne avec CK/mer

Terence lors d'un stage de Rock hopping en kayak de mer (photo de Sandie).
Terence lors d’un stage de Rock hopping en kayak de mer (photo de Sandie).

Ce week-end des 18 et 19 mars, CK/mer organisait un stage de « Rock hopping – passes à cailloux » en kayak de mer (de préférence en polyéthylène), sous la double houlette de Jean Marc Terrade et Jérôme Le Ray.
Description du WE : la pratique du « rock hopping » – passes à cailloux peut être organisée et sécurisée pour préserver le plaisir en limitant le risque ; nous vous proposons de pratiquer le « rock hopping » mais aussi d’acquérir les capacités pour être en position de leader.

CK/mer
CK/mer

8 stagiaires avaient la chance de suivre ce stage tonique : Sandie, Yannick, Michel, Dominique, Hervé, Armel, Terence et Jef. Le but est de s’amuser dans les passes entre Port Blanc et Plougrescant, une zone qui fourmille de splendides cailloux en granit.

Jean Marc a prêté à plusieurs d’entre nous des kayaks en polyéthylène. C’est vraiment ce qui convient pour le « saute cailloux ». Ainsi, le samedi, j’ai retrouvé l’Aquanaut Club de Valley en polyéthylène, (l’excellent kayak de mes débuts au CKB à Brest).

 

Samedi 18 mars, Le matin est consacré au « rock hopping » près de Port Blanc, pour moi c’est une découverte complète. Il y a du 4 Beaufort et cela complique le jeu. Quand la passe entre les cailloux est exposée au vent, c’est difficile ou impossible de demeurer en place. Cela demande bien des efforts de rester positionné à l’entrée de la passe, dans l’attente de l’arrivée de la houle qui va nous élever et nous pousser. J’ai compté les secondes entre deux houles, c’était de l’ordre de 16 secondes.

Jef fait du saute-cailloux en kayak de mer, entre Port Blanc et Plougrescant.
Jef fait du saute-cailloux en kayak de mer, entre Port Blanc et Plougrescant.

Les passes les plus faciles sont celles en ligne droite. Celles qui sont en forme de coude, où il faut tourner avec l’écoulement de l’eau, demandent plus d’habileté. Il est arrivé plusieurs fois que certains, les plus hardis et talentueux, comme Jean Marc et Jérôme, restent perchés quelques secondes sur un rocher à sec.

Après avoir pique-niqué à Port Blanc, nous irons à Plougrescant. Pendant le parcours, nous serons gâtés par le vent au portant et la houle aux deux tiers de travers arrière. La houle était annoncée à 20 cm, on a eu du 2 mètres, voire plus, le vent avait monté en puissance en début d’après-midi, atteignant un bon 5 Beaufort bien établi.

 

 

Briefing de Jean Marc (photo de Sandie).
Briefing de Jean Marc (photo de Sandie).

Le soir au gîte, alors que Jérôme et moi lançons la cuisson de la choucroute et que Michel ouvre les huîtres, Jean Marc met en place le tableau qui va servir de support à l’illustration et l’analyse des situations que nous avons rencontrées dans la journée. Demain, nous travaillerons plus longtemps sur la même passe, pour acquérir, ou améliorer, les gestes techniques.

 

 

 

Dimanche matin, réveil à 7h30, petit déjeuner au gîte et en avant pour Port Blanc, nous sommes 9 ce matin. Dominique et Yannick sont rentrés chez eux, Sylvain nous rejoindra à l’embarquement.

Romany Surf RM NDK.
Romany Surf RM NDK.

Le dimanche, j’ai eu la chance d’avoir le Romany Surf RM de NDK (Longueur 4.89 m, Largeur 54 cm, Volume 282.5 Litres, Poids : 25 kg) un bijou, un kayak idéalement taillé pour le surf et le « rock hopping ». Ce que je ne pouvais pas faire la veille avec l’Aquanaut (kayak de randonnée), je pouvais le faire facilement avec le Romany surf RM de NDK (kayak de jeu) en polyéthylène.

 

J’ai beau être prof de guitare, j’ai constaté que j’étais un mauvais élève kayakiste. 6 fois Jean Marc et Jérôme m’ont dit de me placer devant la passe et de rester stationnaire en attendant la houle qui soulèverait et puis emmènerait mon kayak par le chemin d’eau qui traverse la passe. Et 10 fois je ne les ai pas écouté. Honte à moi ! J’analyse avec le recul que je ne me croyais pas capable de faire ce qu’il me disait. Et puis, Jean Marc s’est mis face à moi dans la passe, je n’avais pas le choix, et j’ai bien dû tenter de rester stationnaire. Là, surprise : j’en étais capable ! Bien sûr après un apprentissage comme ça, un élève récalcitrant comme moi, est d’autant plus reconnaissant envers son professeur que j’ai appris quelque chose d’important pour ma progression future.

J’étais bien dans le Romany, parfaitement calé, au sec, dans un kayak manœuvrant. Quand, plus tard, j’ai pris une rouste sur le côté, suivie d’un esquimautage, suivi d’un coup pied au cul donné par une bonne houle sur un reef (brisant), j’ai constaté qu’il surfait très très bien, avec une longue longue glisse, la plus longue que j’ai connu pour l’instant. Je peux dire que j’étais content, avec la banane, c’était comme un cadeau ce surf inattendu.

 

J’ai aimé cette journée pleine d’énergie. Jean Marc et Jérôme sont des exemples pour nous les stagiaires. Jean Marc à une connaissance du milieu et une pratique qui suscite le respect. Une pratique simple, sûre, chaleureuse et réjouissante. Jérôme est extrêmement généreux, sa pratique du kayak est hardie, d’un très haut niveau technique, joyeuse et légère.

Dans le groupe nous avions deux kayakistes baroudeurs (Jérôme et Terence), qui ont été jusqu’à faire des bisous aux cailloux. Heureusement sans gravité pour eux. Mais un kayak en polyéthylène a morflé dans l’histoire, avec un vrai trou. Trou qui pourra se réparer en vissant deux plaques : une à l’extérieur, l’autre, en regard, à l’intérieur, le tout pour colmater l’entrée d’eau.

Le kayak troué nous a donné l’occasion de faire un radeau de deux kayaks, tiré par 4 kayakistes contre le vent de face. Nous avons bien senti nos muscles 🙂

Hervé (photo de Sandie).
Hervé (photo de Sandie).

Sandie, Armel, Terence et Hervé se sont engagés et se sont fait plaisir, Sandie et Hervé, en plus, ont fait les superbes photos qui illustrent mon petit article. Yannick, Michel, Dominique, Sylvain et moi, nous avons été plus sages, voire, un peu trop sage en ce qui me concerne.

 

Un grand merci de la part de tous les stagiaires à Jean Marc et à Jérôme, nous savons que nous avons été privilégié(e)s de bénéficier d’un enseignement d’une aussi grande qualité.

Pour profiter de cette généreuse transmission du savoir, inscrivez-vous à CK/mer http://www.ckmer.org/ .

Vivement la prochaine fois !

 

 

Auteur : Jean-François Delcamp

En dehors de sa passion pour le kayak, Jean-François Delcamp est professeur de guitare classique au Conservatoire de Brest métropole.

Une réflexion sur « Stage de rock hopping en kayak de mer, en Bretagne avec CK/mer »

  1. Bonjour Jef, merci pour cette excellent article que tu peux publier en ce qui me concerne dans son intégralité, au plaisir de te revoir . Amicalement Dom

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