Randonnée en kayak de mer et bivouac à Trégarvan

Randonnée en kayak de mer, la pointe d'Armorique et île Ronde.
Randonnée en kayak de mer, la pointe d’Armorique et île Ronde.

Les 8 et 9 avril prochains, je commence une formation de « Guide de kayak de mer » organisé par le Comité régional de Bretagne de canoë kayak de la FFCK. Je préfère être en forme. Aussi, vu les conditions météo, je programme un aller retour Brest-Trégarvan, histoire d’entretenir le bonhomme. Je ne connais pas Trégarvan, une commune au bord de l’Aulne, c’est l’occasion.

Les courants sont favorables, mais les vents seront contraires. J’aurai le vent de face ou de 3/4, à l’aller, comme au retour. Faut pas se plaindre, c’est plus facile que d’aller au large avec le même vent, plus de la houle.

J’emmène la tente, le sac de couchage, etc… tout ce qu’il faut pour bivouaquer.

Lundi 27 avril,
je pars à 11h de Brest, comme cela j’ai une fin de descendante pour aller jusqu’à l’île Ronde au sud et ensuite 6 heures de montante pour aller à l’est, vers Trégarvan.

Je teste des compromis entre le plus court chemin avec le vent de face, ou des chemins plus longs mais un peu protégés du vent. Vers la pointe de Pen ar Vir, quand je verrai que je fais du « sur place » contre le vent, (alors que je me trouve pourtant là où le courant est le plus favorable), j’opterai pour raser la côte jusqu’à l’arrivée.

A l’approche de Térénez, je suis enfin protégé du vent. Je débarque aux « Viviers de Térénez« , acheter du poisson fumé. Le patron me montre les viviers et me dit que « La brasserie du bout de Monde » qui fabrique des bières que j’aime bien (bière de Térénez) est au prochain ponton. Je me rends donc au ponton suivant, des ouvriers m’indiquent où se trouvent la brasserie et la boutique, malheureusement pour moi, la boutique n’ouvre que les vendredi et samedi.

Je me dis qu’une rando gastronomique avec ce même circuit serait assez agréable. Pose aux viviers (qui font restaurant), puis deuxième pose à la brasserie, sympa pour les gourmands !

En attendant je reprends ma pagaie et passe le cimetière de bateaux de Landévennec, puis le pont de Térénez, que je n’avais encore jamais approché en kayak. J’en profite pour faire des photos pour mon blog, et puis je poursuis ma route vers Trégarvan. Il y a là les traditionnels goélands, cormorans, aigrettes garzette, et aussi des hérons. La fin du trajet est un peu moins rapide, j’ai de nouveau le vent contre, le courant faiblit, mes batteries aussi 😉

J’arrive vers 18h00 à Trégarvan, je demande à un gentil monsieur si je peux camper pas loin. J’apprends alors que l’ancien camping borde le quai voisin, et qu’il demeure un point d’eau toujours en fonction. Le gentil monsieur va jusqu’à m’aider à monter mon kayak sur la cale, ensuite je le chariote jusqu’à l’ancien camping. Je propose d’aider, mais le gentil monsieur attend son fils qui va venir l’aider à charger son bateau à moteur sur la remorque. J’apprends encore qu’il n’y a plus de commerces sur la commune depuis bientôt quinze ans.

D’abord, je monte la tente, puis je me change, je donne quelques coups de fil, puis je dine et, enfin, je vais faire un petit tour dans la commune de Trégarvan, la nuit tombe et je n’aurai assez de jour que pour voir l’enclos paroissial.

La nuit est calme. Sur l’ancien terrain de camping, on est protégé du vent. Tant mieux : il manquait des sardines pour ma tente et elle tient debout avec un montage sommaire. (Alors que j’écris ces lignes, j’ai déjà rajouté les sardines manquantes à mon équipement.)

Mardi 28 avril,
le jour n’est pas encore levé, mais comme la pleine mer est à 6h05, je me lève de bonne heure. Il pleuviote. Je prend le petit déjeuner sous le lampadaire municipal, et puis je plie le camp.

Je mets le kayak à l’eau à 8h15, je vais pagayer à un rythme soutenu jusqu’à l’arrivée à Brest (13h00). Le fort clapot sera fatiguant, mais dans l’ensemble le retour se passe bien. Pressé de rentrer (j’ai plein de petites choses à faire avant la fin de la journée) je ne m’arrête pas pour manger en route.

En chemin, à partir de la pointe d’Armorique, je rencontrerai de nombreux pécheurs à pied qui profitent du coefficient de 101 pour récolter plus que d’ordinaire.

J’arriverai pile à marée basse à la cale de Bekayak, et j’aurai la surprise de voir la cale complètement découverte.

 

 

Auteur : Jean-François Delcamp

En dehors de sa passion pour le kayak, Jean-François Delcamp est professeur de guitare classique au Conservatoire de Brest métropole.

3 réflexions sur « Randonnée en kayak de mer et bivouac à Trégarvan »

  1. Salut Jef
    Quelle chance tu as de pouvoir naviguer ?
    Tu me fais envie.
    Belles photos et beau kayak ?
    Merci pour le partage, je peux au moins te suivre via ton blog.
    @+
    Pascal

  2. Belles photos Jef ,j’avais repéré la belle petite église de Tregarvan quand nous avions fait l’Aulne maritime l’autre jour mais nous n’avions pas eu le temps d’en faire le tour ! …

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