Randonnée en kayaks de mer aux îles de Glénan, par 5 à 6 Beaufort

Randonnée en kayak de mer, de Mousterlin à Glénan, en 2 jours
Randonnée en kayak de mer, de Mousterlin à Glénan, en 2 jours

Samedi 1 avril, Évelyne, Étienne, Paulo et Jef, se retrouvent avec leur kayaks de mer à la pointe de Mousterlin vers 11h00. Ils se sont organisés à distance, 15 jours avant, grâce au forum http://www.kayakistesdemer.org/

 

Arrivée en kayak de mer à l'île aux Moutons.
Arrivée en kayak de mer à l’île aux Moutons.

 

 

île aux Moutons.
île aux Moutons.

 

 

 

Le vent d’ouest, qui montera à 5 puis à 6 Beaufort dans l’après-midi, est plutôt favorable et nous poussera vers notre première étape : l’île aux Moutons, qui est légèrement à l’est de notre point de départ.

Le vent et la houle, qui déferle un peu, couvrent cette mer si souple d’une riche étole de lumières argentées. Quel bonheur d’être là sur la mer qui bouge ! Nos kayaks font gentiment les yoyos au rythme d’une houle de 3 mètres maxi.

 

 

Entre Bananec et Saint Nicolas.
Entre Bananec et Saint Nicolas.
Narcisses des Glénan.
Narcisses des Glénan.
Narcisses des Glénan.
Narcisses des Glénan.

 

 

 

 

 

 

 

Après les Moutons, nous nous faisons une nouvelle pause à Bananec, pour voir les célèbres narcisses des Glénans, finalement nous les verrons sur l’île mitoyenne de Saint Nicolas. Nos pieds nous portent jusqu’au port de Saint Nicolas où nous avons la bonne surprise de trouver la Boucane ouverte. Le patron nous sert les bières et nous parle de la saison qui approche ; ils sont 11 à travailler pour servir 200 repas par jour. En attendant nous sommes les seuls clients et nous profitons bien de nos bières avant de reprendre nos kayaks, pour aller à l’île de Penfret où nous comptons bivouaquer. Ce petit trajet sera pour moi l’occasion d’essayer la voile « tape-cul » de mon nouveau kayak. Au portant, j’avance bien et le bateau reste stable et manœuvrant sous les rafales.

île de Penfret
île de Penfret
île de Penfret
île de Penfret
île de Penfret
île de Penfret

 

 

 

 

 

 

Arrivés à l’île de Penfret, nous allons voir les moniteurs de l’école de voile des Glénans et demandons l’autorisation de monter nos tentes à l’abri des grands bateaux remisés actuellement sur la dune. Les coques vont protéger nos tentes du 5 Bft avec des rafales à 6. Le soir sous le tipi, Étienne nous parle des meilleures routes et horaires pour aller aux Écréhou (petit archipel anglo-normand formés d’îles et de rochers situés dans la mer de la Manche).

La manière dont j’ai monté mon tipi est assez médiocre, il tremble sous les rafales, mais il tiendra bien jusqu’au matin et la bonne fatigue de la journée me garantit une nuit de sommeil complète, malgré le raffut du vent. C’est juste que la prochaine fois, j’emmènerai des bouts pour haubaner le tipi, cela augmentera la place à l’intérieur et il ressemblera un peu plus à quelque chose.

 

Chapeau des Glénan (photo d’Étienne).
Chapeau des Glénan (photo d’Étienne).

Dimanche 2 avril, réveil à 7h30, la journée promet d’être ensoleillée. Avant le petit déj, je parcours l’île encore endormie. Les stagiaires de l’école de voile doivent eux aussi se lever en ce moment. Le vent de la veille finit de tomber.

Paulo nous concocte la route du retour, nous passerons par la pointe sud de Penfret pour rejoindre l’île Cigogne. En chemin nous aurons la bonne surprise de rencontrer Gervais qui a également bivouaqué dans l’archipel cette nuit.

 

 

 

Fort-Cigogne
Fort-Cigogne
Fort-Cigogne
Fort-Cigogne

Nous débarquons à Cigogne et remarquons les traces d’un animal avec une queue, Étienne, Évelyne et Paulo pensent à une loutre, un peu plus tard près du petit embarcadère de Cigogne, nous verrons l’auteur des traces : un ragondin qui nous montre ses talents de nageur en mer.

Nous sommes tentés de pique-niquer au soleil de l’île Cigogne, mais c’est plus sage de repartir et d’aller déjeuner sur l’île des Moutons. Cela nous fera une pause à mi-chemin de notre trajet de retour vers Mousterlin.

 

Ancien Phare ou Fanal du Huic.
Ancien Phare ou Fanal du Huic.

Sur les Moutons nous rencontrerons des ornithologues qui nous confirmeront la présence trop nombreuse des ragondins dans l’archipel.

La mer à des couleurs de vacances, et je ne résiste pas à un petit bain.

Avant de reprendre la mer pour notre dernière étape vers Mousterlin, nous savourons en chœur une petite sieste au soleil, sur le sable fin des Moutons.

 

 

Race de lézard endémique des Moutons ! (photo d’Évelyne).
Race de lézard endémique des Moutons ! (photo d’Évelyne).

C’était top !

Auteur : Jean-François Delcamp

En dehors de sa passion pour le kayak, Jean-François Delcamp est professeur de guitare classique au Conservatoire de Brest métropole.

5 réflexions sur « Randonnée en kayaks de mer aux îles de Glénan, par 5 à 6 Beaufort »

  1. Veinards que vous êtes d’avoir profité de belles conditions pour cette virée au glenan qui est toujours un plaisir exquis ! ! ! Mais au retour d’Espagne on y va c’est sûr. ..

  2. C’est toujours un plaisir de se rencontrer sur l’eau au hasard des navigations, cette fois juste au abords de l’île Guiautec. Merci pour ton CR et photos Jef. Nous avions été bien ballottés la veille en naviguant depuis la pointe de Trévignon jusqu’à Penfret.

  3. Salut Jean François,

    Il n’y a pas de Bananec aux glénans. tu confonds avec molène.
    Merci pour ton retour sur votre WE. C’est top les Glénans à cette saison mais ça se mérite.

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