Archives de catégorie : Samedis en kayak de rivière

Les rivières de Bretagne pour le kayak sont : en Côtes-d’Armor : Gouët, Guic, Jaudy, Leguer, Lié, Trieux. En Finistère : Ellé, Elorn, Isole, Hyeres. En Ille-et-Vilaine : Canut de Renac, Minette. En Morbihan : Rivière du Mat, Sarre, Scorff.

La descente du Stangala

Le Stangala, notre parcours en kayak de rivière

Le Stangala, notre parcours en kayak de rivière

Hier, samedi 15 novembre 2014, la station Treodet, à Ergué-Gabéric, indiquait 82 cm de hauteur d’eau. Cette hauteur d’eau à Treodet indique une descente relativement facile de l’Odet dans la vallée du Stangala.

Pour suivre une progression du niveau de difficulté, Nicolas conseille d’augmenter la difficulté en passant à des niveaux d’eau de 10 et 10. Par exemple, si vous êtes à l’aise avec un niveau d’eau aux alentours de 80 cm à Treodet (ce qui correspond à une rivière de classe II) essayez ensuite à 90, puis 100. Plus le niveau d’eau augmente, plus la descente est rapide, plus les stops doivent être rapides et précis, parce que les espaces où s’arrêter sont rares et étroits.

La vallée du Stangala est considéré comme le plus « extraordinaire paysage terrien de la Basse-Cornouaille ». La portion de vallée en gorge suit, sur environ 5 kilomètres, deux lignes de failles se croisant à angle droit.
Les pentes escarpées qui bordent l’Odet dans le Stangala, dépassent par endroit 45° de pente. Le fond de la vallée est parsemé de gros blocs de pierre qui permettent des passages à gué, lors des basses eaux.

En hiver, les niveaux d’eau les plus élevés de l’année permettent d’organiser une compétition de niveau régional, appelée « La Descente du Stangala ». Cette compétition est habituellement organisée en janvier ou février.

Vers 1870, Jean-Marie Déguignet, un des rares paysans du XIXe siècle ayant écrit son autobiographie, pense installer, au retour de la guerre du Mexique, son ermitage au Stangala. « Je n’ai pas pu oublier le projet que j’avais fait d’aller, en ermite, habiter ce désert sauvagement merveilleux, où j’aurais passé ma vie au milieu de mes amies les abeilles, paisible, loin du bruit, des fracas, des tracasseries, des félonies, des canailleries et des horreurs du monde civilisé… c’est encore là que je passe les meilleurs moments de ma vie à regarder les eaux de l’Odet bondir de rocher en rocher, et à contempler ces énormes roches suspendues à cent mètres au-dessus de la rivière, ces sauvages merveilles témoins d’un immense cataclysme. »
Déguignet (Jean-Marie), Mémoires d’un paysan bas-breton, P. 434-435, Ed. Arkae, Ergué-Gabéric, 2009.

Le parcours que nous (Le club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau) avons suivi, au départ de Tréouzon, est longé par le GR38.

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Equipement du kayakiste en rivière

Voir aussi : Équipement du kayakiste en mer

Equipement du kayakiste en riviere

Equipement du kayakiste en riviere

Équipement du kayakiste en eau-vive,
– T-Shirt en Polypropylène (100% Polypropylène, ou bien 50% Polyamide + 50% Polypropylène. Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn en Néoprène (il permet une meilleure flottabilité, il protège les jambes des éraflures dues aux branches et aux roches quand on baigne).
– Chaussures ou bottillons fermés (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser)
– Vareuse adaptée à l’immersion
– Jupe
– Gilet moniteur, 50 ou 70 Newton
– Sifflet
– Couteau affûté, facile d’accès et permettant de trancher rapidement une corde de sécurité
– Téléphone portable en pochette étanche dans le gilet
– Attache lunettes et lunettes de soleil
– Casque
– Casquette sous le casque
– Pagaie
– Barres énergétiques Continuer la lecture

Les aspirants moniteurs aux Roches du Diable

Aspirants moniteurs aux Roches du Diable.

Aspirants moniteurs aux Roches du Diable.

Samedi 12 avril 2014, la hauteur d’eau est de 0,74 m à la Loge Coucou.  Sept kayakistes du Finistère descendent l’Ellé aux Roches du Diable, sous la houlette de Vincent Salmon, moniteur de kayak du CKCQ (Canoe Kayak Club de Quimperlé).

Cette descente de l’Ellé ouvre une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François), Landerneau (Soizic et Mathieu) et Telgruc (Christian et Titou).

Vincent nous explique que le moniteur se place toujours entre l’éventuel danger et son groupe. Le moniteur connait la zone sur laquelle il encadre la navigation, il connait ses dangers (cravates, rappels, siphons, peignes). Dangers qui différent ici, selon le niveau d’eau (quand la hauteur d’eau à la Loge Coucou se situe entre 1 m et 1,40 m la navigation sur l’Ellé aux Roches du Diable correspond à une rivière de classe 4. Au dessous d’1 m, le passage des Roches correspond à une rivière de classe 3). Continuer la lecture

Stage kayak du CKB, Scorff, Blavet, Ellé

Stage kayak de rivière du CKB : Scorff, Blavet, Ellé.

Stage kayak de rivière du CKB : Scorff, Blavet, Ellé.

Stage kayak de rivière du CKB : Scorff, Blavet, Ellé, les 7, 8 et 9 mars 2014

Vendredi 7 mars, à 8:30, nous sommes à la « Carrière », sur le Scorff. Marco Monier (moniteur BE), assisté de Cyrille, encadre un stage eau-vive du CKB (Canoé Kayak Brestois).

Les participants sont : Morgane, Denis, Florian, Jean-Luc, Michel, Mickaël, moi-même et Romain. Pour Morgane, Jean-Luc, Michel et moi-même, c’est un premier stage en eau-vive.
La mise à l’eau sur le Scorff me parait assez impressionnante : il y a un courant vigoureux, des trains de vagues qui écument, des pleureurs (rochers qui affleurent à la surface) et de nombreux rochers qui sont tout autant des obstacles (quand on se dirige vers eux), que des refuges (une fois qu’on les a passé).

D’abord, Marco nous a emmené, à pied, reconnaître la partie du Scorff que nous allions naviguer ce premier matin. Marco commente chaque passage, en soulignant les dangers éventuels, il répond aux questions qui nous viennent à l’esprit. Continuer la lecture

Descente du haut Élorn

Mercredi 26 février, nous nous mettons à l’eau sous le pont le plus proche de la gare SNCF de Landivisiau. Le soleil est de la partie et va illuminer la totalité du parcours de descente du haut Élorn que nous ont concocté Cyrille et Mathieu du CKB. La veille, Marc Monier, Moniteur BE du CKB avait validé ma Pagaie Verte Eau Calme FFCK

Nous sommes 6, chacun à des obligations et nous devrons rentrer à Brest vers 12:00.

On alterne bacs, stops et reprises jusqu’au « bourrelet de mémé ». Là, Cyrille et Mathieu nous montrent comment surfer la vague en question. Pas évident d’être à deux côte à côte sur cette vague, alors nous y allons l’un après l’autre.

Lors du parcours, nous devrons faire trois petits portages pour contourner des arbres abattus sur la rivière par le dernier coup de vent.

Nous terminerons par quelques jeux dans la veine d’eau, à la « Poubelle verte », où nous débarquerons.

 

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La gîte latérale, se dégager d’une cravate en kayak

Kayak, se dégager d'une cravate en rivière.

Kayak, se dégager d’une cravate en rivière.

Samedi matin, après nous avoir fait travailler le stop, puis la reprise dans le courant, Jean-Yves Colin, moniteur (B.E.) au club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau, nous indique comment nous dégager d’une cravate en rivière.

Une cravate est un blocage très dangereux, qui survient quand le courant presse notre kayak contre un obstacle. Si le courant est fort et que le kayak plie, le kayakiste ne peut plus de dégager seul et il risque alors la noyade. Si le kayak est pressé contre un arbre couché sur la rivière, la force du courant peut enfoncer le kayakiste sous l’arbre et ses branches, faisant courir un danger mortel de noyade au kayakiste.
Si le kayakiste regarde bien au loin, devant lui, quand il descend une rivière, ce danger est visible et prévisible, on peut donc éviter ce danger et le gérer au mieux. Si on est le premier kayakiste à voir la danger, on prévient les autres.

Jean-Yves descend la rivière en kayak, il nous montre comment, alors qu’il se trouve en travers du courant, il se penche latéralement vers l’obstacle qu’il va rencontrer, c’est à dire qu’il gîte (il incline son kayak latéralement) en montrant ses fesses au courant, il prend alors appui sur l’obstacle avec la main, puis il se dégage sur le coté. Ce dégagement se fait en montrant constamment ses fesses au courant, afin que l’eau ne puisse pas monter latéralement sur le pont du kayak, ce qui retournerait le kayak. Jean-Yves cesse de gîter, dès que son kayak ne se trouve plus en travers du courant. Continuer la lecture

Descente en kayak du Bas Ellé

Jef en kayak sur le bas Ellé.

Jef en kayak sur le bas Ellé.

Samedi 9 novembre, les clubs de kayak de Bretagne de Pouhinec et de la cité du Ponant étaient invités par le club de Quimperlé à descendre, en deux fois, le Bas Ellé, à partir de Pont Ty Nadan. Le matin nous étions 30 kayakistes à descendre du club de la Mothe à Quimperlé. L’après midi nous serons 42 à faire le parcours de Pont Ty Nadan au club de la Mothe.

Quelques passages était plus ludiques que d’autres, comme ceux du Moulin des Goreds et du Moulin du Fourden. Les marches et descentes en paliers, communes à ces lieux, nous ont donné des occasions de jeux, de bains, de récupérations et d’esquimautages.

Le club de Quimperlé nous a finalement tous conviés, moniteurs encadrants et participants, à conclure cette riche journée autour d’un petit verre de cidre.  Continuer la lecture

l’ Elorn, première descente de la saison

Descente de l'Elorn en kayak

Descente de l’Elorn en kayak

samedi 2 novembre, c’est ma première descente de l’Elorn avec le club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau. Le niveau d’eau, comme le débit, sont encore faibles, ce qui permet une reprise de l’activité en douceur. Notre descente allait de la « Poubelle verte » jusqu’à la glissière, soit 5 km.

Nous effectuons notre mise à l’eau à la « Poubelle verte », on commence par quelques bacs, puis nous entamons notre descente en kayak de rivière. Nous retrouvons Aurélie, Mathieu et Romain, du CKB, à « la marche ». On poursuit vers la « baignoire à Denise ». Après de nombreux stops, bacs et reprises de courant, le parcours se terminera 3 heures plus tard à la glissière où, bien involontairement, je ferai mon quatrième et dernier esquimautage de la matinée.  Continuer la lecture

Les Alligators jouent sur l’ Elorn

La rivière me plaît beaucoup, je veux progresser rapidement aussi, le samedi 23 février 2013, je rejoins le groupe des adultes du samedi matin du club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau. Avec eux, je joue en kayak de rivière sur l’Elorn. Sur la photo suivante, on nous voit face à la marche du lieu-dit « la poubelle verte ».  Continuer la lecture

Initiation au slalom sur l’ Elorn

Le mercredi 13 février 2013, Marc le moniteur du CKB organise pour nous, sur l’Elorn, une initiation au parcours de slalom à Landerneau. Les kayakistes doivent passer entre les portes, dans le sens indiqué par la couleur et sans toucher les fiches. Les portes sont matérialisées par des fiches bicolores (blanche et verte ou blanche et rouge). Selon la couleur de la porte, la porte doit être prise dans le sens du courant (porte blanche et verte) ou en remontant le courant (porte blanche et rouge). Peu à peu, notre groupe acquiert la technique de la gîte et nos bains se font plus rares. Continuer la lecture

Sur l’ Elorn, premiers bains en rivière

Le mercredi 23 janvier 2013, le CKB organise une sortie kayak sur l’Elorn. Pour nous qui découvrons le kayak de rivière, ce sont les premiers bains dans une rivière à 8°. Nous utilisons des kayaks « Idaho » (kayaks de rivière de 3,18 mètres de long sur 60 cm de large, fabriqués par la société Rotomod). Heureusement ces kayaks sont pourvus de bouchons de vidange qui facilitent le vidage de l’eau emmagasinée dans l’habitacle après un bain.

Nos bains surviennent à chaque fois que nous faisons une faute de gîte, alors que notre kayak fait un angle avec le courant ou le contre-courant. Quand on fait gîter le kayak en montrant ses fesses au courant ou au contre-courant, l’eau passe sous le kayak. Sans cette gîte, l’eau passe sur le kayak et renverse le kayak immédiatement. Je me rappelle que lors de cette première sortie en rivière, j’ai fait une dizaine de fautes de gîtes qui ont entraîné une dizaines de bains.  Continuer la lecture