Le Kitiwec, kayak de mer

Samedi 10 septembre, j’achetai à Alain un Kitiwec d’occasion pour mes enfants, afin qu’ils puissent faire des balades avec leur papa quand ils viennent à Brest. En 2013, Alain et moi avions partagé de belles randonnées à Moléne, à Camaret, ou en rade de Brest. Maintenant Alain habite en Haute-Marne et n’a plus l’usage de ce bateau. En ami, il me l’a vendu 500 €.

Le Kitiwec est en parfait état, il a un petit hiloire auquel je vais devoir m’habituer. Mardi 13, j’ai commencé par faire une sortie d’une heure en rade de Brest, en solo, avec la pagaie européenne dont j’ai l’habitude et une pagaie groenlandaise Alpine Paddle, assez longue (2,45 mètres), que j’utilise très rarement, parce que le pont avant de mon kayak (un Vaag) est trop court pour l’y fixer. Le véritable but de ma petite sortie était d’arriver à passer un esquimautage avec la pagaie groenlandaise. J’ai fait cet esquimautage sur peu de fond de façon à pouvoir m’appuyer sur le sable si je n’y arrivai pas. Finalement, malgré mes appréhensions, l’esquimautage est bien passé.

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Kayak de mer ardent, neutre, mou

On dit d’un kayak de mer qu’il est ardent quand, le tirant d’eau de la moitié avant est plus important que le tirant d’eau de la moitié arrière. C’est à dire quand la partie avant du kayak est plus immergée que la partie arrière.
L’ancrage de la pointe avant est considérablement accru en marche avant. Alors qu’on avance en pagayant, la partie avant du kayak se trouve ancrée par la pression que l’eau exerce sur l’avant de la coque, alors que la partie arrière de la coque se trouve d’autant libérée par les mouvements d’échappement de l’eau. Quand une coque avance dans la mer, la partie immergée crée une zone de pression à l’avant et une dépression à l’arrière. Le kayakiste étant assis au milieu du kayak, son poids, comme sa prise au vent, ne modifient que peu le comportement du bateau pour ce qui concerne les différences, ou égalités, de tirant d’eau des parties avant et arrière.

Les différences de comportements entre le kayak de mer ardent (avant plus immergé que l’arrière), le kayak de mer mou (arrière plus immergé que l’avant) et le kayak de mer neutre (avant et arrière également immergés) vont se modifier lors de la navigation, la vitesse du kayak changeant le comportement du kayak. Continuer la lecture de « Kayak de mer ardent, neutre, mou »

Le Vaag 17′ 4″, kayak de mer polyvalent

Vaag 17' 4", kayak de mer
Vaag 17′ 4″, kayak de mer

Voila 2 mois que j’attendais mon premier kayak de mer en fibre.
Enfin le grand jour est arrivé !

 

Ce matin, après avoir pris livraison de mon nouveau bateau chez Bekayak, je suis allé pagayer vers la plage du Moulin Blanc, puis vers la prise d’eau d’Océanopolis.

 

Durant cette petite sortie, j’ai testé gîtes, virages, appuis et esquimautages. Comme espéré, j’ai pu faire quelques mini surfs au retour de la prise d’eau.
On peut s’allonger entièrement sur l’arrière et même poser sa tête sur le pont arrière, sans que le dossier ou le rebord de l’hiloire fasse mal aux lombaires, ce qui facilite l’esquimautage.

 

 

J’avais comme conditions météo un vent d’ouest de 22 nœuds, avec des rafales à 30 nœuds. J’ai pu vérifier que le Vaag est un kayak de mer ardent, ce qui est une très bonne chose, dans la mesure où ce kayak possède une dérive. La dérive permet de compenser le dérapage de l’arrière d’un kayak ardent quand on fait route avec un vent de travers.

 

A ce sujet, voir l’article :  Kayak de mer ardent, neutre, mou http://www.randokayak.com/2015/01/09/kayak-de-mer-ardent-neutre-mou/

 

 

paddle float Palm, glissé sur le côté du siègeLe siège, en mousse collée, offre l’avantage qu’on peut rincer sommairement l’habitacle et les cales-pieds, sans redouter un problème de rouille, comme avec les sièges comportant des vis.
J’ai l’habitude de plier, puis glisser mon flotteur de pagaie gonflable (Palm) dans le petit espace situé entre la coque et le côté du siège. Cet espace est exigu, ainsi le flotteur de pagaie est à portée de main et suffisamment resserré pour ne pas se balader dans l’habitacle. Le flotteur de pagaie Palm se gonfle en 4 expirations (j’ai testé).
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La gîte latérale, se dégager d’une cravate

Samedi matin, après nous avoir fait travailler le stop, puis la reprise dans le courant, Jean-Yves Colin, moniteur (B.E.) au club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau, nous indique comment nous dégager d’une cravate en rivière.

Une cravate est un blocage très dangereux, qui survient quand le courant presse notre kayak contre un obstacle. Si le courant est fort et que le kayak plie, le kayakiste ne peut plus de dégager seul et il risque alors la noyade. Si le kayak est pressé contre un arbre couché sur la rivière, la force du courant peut enfoncer le kayakiste sous l’arbre et ses branches, faisant courir un danger mortel de noyade au kayakiste.
Si le kayakiste regarde bien au loin, devant lui, quand il descend une rivière, ce danger est visible et prévisible, on peut donc éviter ce danger et le gérer au mieux. Si on est le premier kayakiste à voir la danger, on prévient les autres.

Jean-Yves descend la rivière en kayak, il nous montre comment, alors qu’il se trouve en travers du courant, il se penche latéralement vers l’obstacle qu’il va rencontrer, c’est à dire qu’il gîte (il incline son kayak latéralement) en montrant ses fesses au courant, il prend alors appui sur l’obstacle avec la main, puis il se dégage sur le coté. Ce dégagement se fait en montrant constamment ses fesses au courant, afin que l’eau ne puisse pas monter latéralement sur le pont du kayak, ce qui retournerait le kayak. Jean-Yves cesse de gîter, dès que son kayak ne se trouve plus en travers du courant. Continuer la lecture de « La gîte latérale, se dégager d’une cravate »