Pratique du kayak de mer ponté

Préalable : il faut savoir nager correctement en mer, au minimum 50 mètres pour commencer, être à l’aise sous l’eau et pouvoir faire une apnée d’au moins 30 secondes.

 

I Faire ses débuts en kayak de mer ponté, de la pagaie blanche à la pagaie verte FFCK (Fédération française de canoë kayak)

I/a Apprendre seul le kayak de mer,
ce n’est pas une bonne idée, à moins que vous ne soyez marin professionnel et donc que vous connaissiez déjà parfaitement bien la mer que vous allez pratiquer.

Cours de kayak de mer en rade de Brest, avec Marco, moniteur du CKB
Cours de kayak de mer en rade de Brest, avec Marco, moniteur du CKB

I/b Apprendre le kayak de mer en club
à moins que vous ayez un proche qui vous prête le matériel et qui vous initie à la pratique du kayak de mer, la meilleure solution pour apprendre est de vous inscrire à un club de kayak de mer.
Si en plus le club de kayak de mer peut vous faire pratiquer le kayak de rivière, c’est encore mieux ! Car la pratique du kayak de rivière est nécessaire à la pratique du kayak de mer.
Pour un adulte, l’adhésion à un club coûte entre 350 et 250 euros l’année, selon qu’il y ait des cours avec un moniteur salarié par le club ou des cours avec un moniteur bénévole. Assez vite vous comprendrez que cette adhésion est bon marché par rapport à tout ce dont vous allez bénéficier dans un club.
Vous aurez les conseils de moniteurs qui vous enseigneront les bases de la pratique du kayak de mer et vous éviterez ainsi des accidents, des blessures, des tendinites. Peut être même que les moniteurs vous éviteront des coups de soleil en vous conseillant de mettre un chapeau et de la crème solaire 😉
Les moniteurs vous apprendront à lire la mer et la rivière, à bien vous équiper, à tirer profit de la météo et des courants, à pratiquer les meilleurs gestes, à secourir les autres et à être secouru.
En plus vous bénéficierez de l’usage d’un matériel coûteux : kayak de mer (1200 à 3000 euros neuf), gilet (50 à 100 euros neuf), pagaie (180 à 360 euros neuf), jupe (40 à 60 euros neuve), casque (40 à 70 euros neuf), VHF (150 à 300 euros neuf), remorque de route de kayaks (1500 à 2500 euros neuf, selon le nombre de kayaks transportés).
Vous pourrez essayer différents types de kayaks et de matériel et ainsi découvrir ce qui correspond le mieux à votre gabarit et à votre pratique.
Vous rencontrerez d’autres passionnés de kayak de votre région.
Au bout de quelques mois, vous pourrez participer aux sorties qu’organise votre fédération départementale de la FFCK.
Que vous vouliez acheter du neuf ou de l’occasion (moitié ou tiers du prix du neuf, selon l’état général), le fait d’être préalablement passé par un club vous fera faire des économies, parce que vous saurez ce qui vous convient parmi le vaste choix des produits.

Évaluer vous même votre niveau avec ces tests : http://www.ckmer.org/index.php?option=com_content&view=article&id=225 développées par la B.C.U. http://www.bcu.org.uk/ depuis 1987. Les « Star Tests » ressemblent aux tests « Pagaies de couleur » de la FFCK.
Ces tests décrivent une succession de « savoirs faire » organisés en ensembles qui constituent différents niveaux ou étapes d’une progression cohérente.

 

Stage de perfectionnement en kayak de mer d’Agnès Penisson.
Stage de perfectionnement en kayak de mer d’Agnès Penisson.

II Continuer à progresser en parallèle au club de kayak de mer, de la pagaie bleue à la pagaie noire
– Étant licencié FFCK grâce à votre adhésion à un club, vous pouvez participer aux sorties des autres clubs de la FFCK, et ainsi multiplier vos expériences, rencontrer d’autres pratiquants, tirer parti des conseils d’autres moniteurs. Certains clubs vous accueilleront gratuitement pour une sortie, d’autres vous demanderont une adhésion à la journée pour des questions d’assurance, d’autres vous proposerons une cotisation à tarif réduit.
– Les stages payants de kayak de mer permettent de travailler un point particulier, le surf, la sécurité, la randonnée, le perfectionnement général, la lecture des cartes et de la météo, l’esquimautage. Les stages permettent aussi de découvrir une nouvelle zone de navigation, un autre pays, de rencontrer de nouveaux pratiquants, etc etc
– Tout en vous faisant participer à une randonnée dans les plus beaux paysages d’une région, les guides de kayak de mer vous donneront de précieux conseils quand à l’ergonomie, et bien sûr des conseils pour votre sécurité et celle du groupe, en fonction des conditions rencontrées ou prévues.

Surf en kayak de mer, à Berder avec les membres du forum kayakistesdemer.org.
Surf en kayak de mer, à Berder.

II/a Continuer à progresser, en parallèle au club de kayak de mer, pour pas cher ou même gratuitement
Si vous avez, au minimum, la pagaie verte ou mieux, la pagaie bleue en kayak de mer, vous pouvez rejoindre des groupes informels de kayakistes plus aguerris que vous.
Ces groupes ont souvent des sites Internet et indiquent comment les contacter.
Des fois, ces groupes demandent une adhésion, mais pas toujours. Certaines associations demandent une adhésion symbolique (16 € l’adhésion individuelle pour l’année 2016 chez CK/Mer), ou sont totalement gratuits (comme pour kayakistesdemer.org), chaque membre de ces groupes étant complètement autonome en matériel et chaque membre étant assuré par ses propres soins. Certains groupes, exempts de cotisation, sont souvent très discrets et vous incluent par cooptation. Ce sont eux qui viennent vers vous et non vous qui pouvez aller vers eux. Pour avoir la chance d’être admis dans de tels groupes, multipliez les rencontres, fréquentez différents clubs et forums, naviguez toute l’année, suivez des stages dans les départements voisins, variez vos pratiques et vos lieux de navigations.

Continuer la lecture de « Pratique du kayak de mer ponté »

Stage sécurité en kayak de mer avec Christian Scalbert, en Bretagne nord

Une kayakiste en hypothermie, les secours partent dare-dare en kayak de mer.
Une kayakiste en hypothermie, les secours partent dare-dare en kayak de mer.

Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, nous sommes 18 à suivre le stage sécurité en kayak de mer que Manche-Ouest.org organise en Bretagne, à Trégastel, sous la houlette de Christian Scalbert.

Cette formation abordait toutes les techniques de récupération en mer, la notion de radeau, l’assistance d’une personne blessée, l’utilisation du matériel de sécurité.

En préambule, Christian Scalbert nous parle des risques d’hypothermie en mer, et particulièrement de ce que doivent faire et ne pas faire les sauveteurs. Christian insiste sur le fait « qu’il ne faut en aucun cas frictionner ou masser une personne en état d’hypothermie ». La friction activerait une circulation sanguine, heureusement ralentie par la vasoconstriction, et amènerait le froid périphérique au cœur du corps, là où se trouvent les organes vitaux (cerveau, appareil digestif, appareil respiratoire, le cœur). Le corps, par le mécanisme physiologique de la thermorégulation, conserve toute la chaleur qu’il peut préserver dans les zones des organes vitaux. Une friction sur la personne en hypothermie aurait pour résultat de réchauffer la peau, la périphérie, au détriment des organes vitaux. Le refroidissement des organes vitaux entraînerait la mort de la personne en hypothermie.

Contrairement à une idée reçue, le risque majeur du kayakiste après un chavirage, n’est pas la noyade, mais bien l’hypothermie.

Au sujet de l’hypothermie, voici un texte de Guy Cloarec très utile aux kayakistes, à lire attentivement et entièrement : http://www.manche-ouest.org/fr/kayak-de-mer/coaching/153-lhypothermie-un-dossier-de-guy-cloarec Continuer la lecture de « Stage sécurité en kayak de mer avec Christian Scalbert, en Bretagne nord »

Choisir un kayak de mer de randonnée

Choisir un kayak de mer de randonnée

Kayaks de mer de randonnée à l'ile Saint-Marcouf
Kayaks de mer de randonnée à l’ile Saint-Marcouf

d’abord emmagasiner les expériences, prendre conseil
Avant d’acheter un kayak de mer personnel pour la randonnée, je vous recommande de vous inscrire à un club de kayak. En plus de vous enseigner les techniques de base (comme savoir remonter avec ou sans aide dans son kayak), de vous faire rencontrer de nombreux passionnés, les clubs ont l’avantage de vous permettre de naviguer sur différents types de kayaks de mer et ainsi d’éduquer votre esprit critique à l’égard des dimensions, formes et matériaux.
Les stages sont aussi l’occasion d’essayer de nouveaux kayaks de mer, de nombreux guides organisent des stages (voir la page de liens de ce blog).
Vous pouvez aussi vous inscrire à des forums Internet qui vous permettront de rencontrer d’autres passionnés, qui auront à cœur de vous faire partager leurs connaissances.

kayak de mer court ou kayak de mer long ?
Un kayak court sera très manœuvrant mais aura du mal à garder un cap. Un kayak long sera moins manœuvrant mais il conservera son cap et demandera moins d’efforts qu’un kayak court pour avancer. Comme la randonnée s’inscrit dans la durée, qu’elle consiste à relier un point à un autre, c’est le kayak long qui est le plus adapté à la randonnée. Continuer la lecture de « Choisir un kayak de mer de randonnée »

Double récup, 2 kayakistes à la mer

Exercices de sécurité en kayak de mer
Exercices de sécurité en kayak de mer

Aujourd’hui à 14:00, Gilbert et moi avions deux objectifs :
– naviguer en kayak de mer au port de commerce puis au port de plaisance du Château,
– tester, en fin de sortie, la recette de la double récupération mutuelle dite « 2 kayakistes à la baille ».

Mer d’huile, peu de nuages, alors que deux remorqueurs amènent un bateau en forme de radoub, nous nous dirigeons vers le port de commerce de Brest (Finistère).

Nous longeons le port de commerce, où sont dressées les grues jaunes à robes bleues qui jalonnent les quais. Au fur et à mesure nous verrons, le Raymond Croze (navire câblier d’Orange Marine), le Nordic Trine (tanker), le Captain Tsarev (en carafe à Brest), le Thalassa (navire océanographique d’IFREMER), le Fromveur (navire à passagers qui relie Molène et Ouessant au continent), l’Attentif (remorqueur portuaire), la Recouvrance (réplique d’une goélette de 1817) et l’Abeille Bourbon (remorqueur de haute mer basé à Brest, il assure la sécurité du rail d’Ouessant).

Nous prendrons le chemin du retour après avoir visité le port de plaisance du Château (sa capacité, ajoutée à celle du port de plaisance du Moulin Blanc, fait de Brest le premier port de plaisance de Bretagne). Passé le polder, nous croiserons deux pirogues du CKB qui partent pour un parcours d’entraînement.

A quelques mètres de la cale du Spot Iroise, nous commencerons les exercices de sécurité :
– un échange de kayaks en mer,
– un esquimautage,
– puis nous testerons, pour la première fois, la recette du « deux kayakistes à la baille ». Continuer la lecture de « Double récup, 2 kayakistes à la mer »

Réglementation du kayak de mer en France

Réglementation du kayak de mer en France, équipement et vêtements pour le kayak de mer

Voici le lien vers le texte de la Division 240, consolidée le 12 décembre 2014, applicable à compter du 1er mai 2015. Dans ce document, en plus des conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, vous trouverez, page 15, le tableau qui résume les dispositions d’embarquement du matériel d’armement et de sécurité en fonction de votre éloignement d’un abri.

Pour les constructeurs amateurs de kayaks, il leur faut tenir compte du texte de la Division 245, applicable à compter du 1er septembre 2015.  Ce texte définit le référentiel technique des navires de plaisance exclus du marquage CE de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres.

Abri : Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

La réglementation, définie par la Division 240, distingue 4 types d’éloignement d’un abri, dont les deux premiers types concernent la pratique du kayak de mer  : Basique et Côtier.
Basique : jusqu’à 2 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division 240, sans obligation d’être  immatriculé aux affaires maritimes (l’immatriculation est fortement conseillée par Pagayeurs Marins).
Côtier : de 2 à 6 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division D240 et immatriculé aux affaires maritimes.
Semi Hauturier : entre 6 et 60 milles nautiques, d’un abri. Cet éloignement de plus de 6 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer
Hauturier : à plus de à 60 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement de plus de 60 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer.

 

En France, la navigation des kayaks de mer doit se faire de jour, la navigation de nuit étant interdite.

Le kayak de mer à pagaie est défini dans par la division 240 comme une embarcation propulsée par l’énergie humaine et comme un navire auto-videur.

Navire auto-videur : navire, embarcation ou engin dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videurs, les navires, embarcation ou engin dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe, un prélart, ou un capot, à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

 

En kayak de randonnée en mer à l'île de Bréhat.
En kayak de randonnée en mer à l’île de Bréhat.

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et basiques (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri)  :
– Le kayak de mer doit mesurer au minimum 3,5 mètres de long *. Il doit disposer d’une ou plusieurs réserves de flottabilité lui permettant de flotter avec la charge maximale admissible en cas d’envahissement du flotteur.
– Le kayak de mer doit avoir une ligne de vie ** sur son pourtour. Après un chavirement, la ligne de vie permet au kayakiste de rester au contact du flotteur (du kayak) : elle permet de tenir son kayak à la main. La ligne de vie permet de remonter sur l’embarcation et repartir, seul ou le cas échéant, avec l’assistance d’un accompagnant. La ligne de vie permet de maintenir sa pagaie, équipée d’un flotteur, sur le pont pour remonter à bord de son kayak. La ligne de vie offre de multiples points d’ancrage à l’avant et à proximité de l’habitacle pour fixer le bout de remorquage. La ligne de vie offre de multiples points d’accroche qui sont également indispensables pour constituer un radeau.
(Dans la pratique, il nous faut un point d’ancrage à l’avant et un autre à l’arrière, pour que notre kayak puisse être remorqué avec un bout long. Que notre kayak soit vide parce qu’on nage à côté, ou que nous soyons installé  dans le cockpit de notre kayak , mais en détresse, parce que, par exemple, nous avons perdu nos pagaies.
Quand on remorque quelqu’un qui a pris un bain dans une passe à cailloux, c’est bien de pouvoir accrocher son kayak par n’importe laquelle des deux pointes.

Il nous faut aussi un point d’accrochage à gauche et un autre à droite, pas loin du cockpit, quand on fait un radeau pour casser la croute.

Il nous faut des points d’accrochage au tiers avant, ou au tiers arrière, quand on remorque quelqu’un qui a pris un coup de froid ou qui est choqué. Dans ce cas, nous le remorquons avec un bout court. Nous remorquons aussi avec un bout court placé au tiers si nous devons passer avec notre remorqué une balise ou une pointe en présence de courant.
Si le bout est long et passé à une des pointes du remorqué : il y a un fort risque que le kayak du remorqué se retrouve en cravate sur l’obstacle.
D’où la nécessité, dans les cas où la zone est pleine d’obstacles, d’avoir un bout court qu’on va accrocher au tiers avant ou au tiers arrière, afin d’avoir la place de pagayer sur les deux cotés du radeau constitué par le remorqueur et le remorqué. Le bout court, bien mieux que le bout long, permet de surveiller le remorqué et de réagir vite si inconsciemment le remorqué bascule dans l’eau.
La ligne de vie répond parfaitement à tous ces cas de figure.)

– Le kayak de mer doit être doté d’un dispositif intégré ou solidaire de la coque permettant le calage du bassin et des membres inférieurs : siège et cales-pieds.
– Le kayak de mer doit posséder des accessoires permettant de rendre le kayak de mer auto-videur : une jupe pour l’hiloire et des bouchons étanches sur les trappes.
– Le kayak de mer doit posséder un moyen de remonter à bord pour une personne tombée à l’eau (le texte ne précise pas si le moyen de remonter à bord est « la ligne de vie », ou « la ligne de vie plus un flotteur de pagaie »).
– L’attestation de conformité à la réglementation en cours, à la date de construction, figure sur une plaque signalétique apposée à l’intérieur du kayak, si celui-ci a été construit avant septembre 2015. Si votre kayak a été construit après septembre 2015, le vendeur vous aura remis une attestation de conformité et un manuel d’utilisation.
– Le numéro d’identification du navire au format CIN doit être inscrit à l’intérieur du kayak. (Le numéro CIN se compose de 2 lettres, suivies par un trait d’union, et 12 caractères.)
– Le kayak de mer doit être équipé d’une pagaie pour la propulsion. A ce sujet, voir l’article Avantages et inconvénient de la pagaie groenlandaise pour la pratique de la randonnée kayak.

En plus des conditions d’utilisation, le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation diurne et basique (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri) comprend : 
– Un équipement individuel de flottabilité (gilet) d’une capacité minimale de 50 Newton, porté en permanence.
– Un moyen de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume, à condition que ce dispositif soit assujetti à l’équipement individuel de flottabilité.
– Le kayak de mer est dispensé d’embarquer des moyens mobiles de lutte contre l’incendie.
– Un dispositif d’assèchement manuel : une pompe.
– Un dispositif de remorquage : point d’accrochage sur la ligne de vie et un bout de remorquage de 5 à 8 m.
– Le déplacement lège du kayak étant inférieur à 250 kg, le kayak est dispensé de l’obligation d’avoir une ligne de mouillage.
– Un moyen de connaitre les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérée.
– Un moyen de signalisation sonore : sifflet, trompette, corne de brume….
– Un pavillon national (hors des eaux territoriales).

 

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et côtières (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri), conditions qui s’ajoutent aux conditions d’une navigation basique :
– Effectuer cette navigation à deux embarcations de conserve minimum.
– Disposer pour chaque groupe de deux d’un émetteur-récepteur VHF conforme aux exigences de l’article 240-2,17, étanche, qui ne coule pas lors d’une immersion, et accessible en permanence par le pratiquant.
– Toutefois, une telle navigation peut être réalisée à une seule embarcation si le pratiquant est adhérent à une association déclarée pour cette pratique et emporte un émetteur-récepteur VHF conforme à l’alinéa précédent.
– Depuis 2014, le kayak doit obligatoirement afficher sur sa coque un numéro d’immatriculation pour naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
« Votre immatriculation est-elle à jour ?
Chaque année, la SNSM intervient pour porter secours à des bateaux « fantômes »,sans propriétaire certain. … Les effets, toujours les mêmes : que l’embarcation en défaut soit signalée dérivante, vide ou pleine, il devient impossible au CROSS de pister le propriétaire, de déterminer sa situation. Et donc de s’assurer que des vies sont en danger. Dans le doute, la chaîne des secours est lancée. D’où, trop souvent, une usure des hommes et de moyens (dont ceux de la SNSM). Et des coûts inutiles. Ceux d’un canot voire plusieurs à la mer. Voire d’autres moyens dont des hélicoptères au coût horaire élevé : 3000 euros à minima. Être correctement immatriculé, c’est être marin responsable. »

Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.
Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.

Le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation côtière (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri) comprend les éléments suivants, qui s’ajoutent aux éléments du matériel basique : 
– Le dispositif de repérage et d’assistance pour personne à la mer n’est pas obligatoire si chaque membre de l’équipage porte un équipement individuel de flottabilité (gilet de 50 Newton au moins) muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume.
– Trois feux rouges automatiques à main. Ces feux produisent pendant 60 secondes une flamme rouge vif d’une intensité lumineuse supérieure à 15 000 candelas. Ces feux ne doivent être déclenchés que quand on se sait visible d’un tiers. Il faut se méfier des feux qui ne fonctionnent pas du premier coup, et toujours diriger la flamme à l’écart de soi et des autres. A ce sujet voir ce lien http://www.voilesetvoiliers.com/securite/feux-a-main-fusees-et-fumigenes-tu-percutes/ 
– Un compas magnétique étanche, conforme aux normes ISO pertinentes ou un système de positionnement satellitaire étanche faisant fonction de compas.
– La ou les cartes marines, ou encore leurs extraits, officiels, élaborés à partir des informations d’un service hydrographique national. Elles couvrent les zones de navigation fréquentées, sont placées sur support papier, ou sur support électronique et son appareil de lecture, et sont tenues à jour.
– Le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM), ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Le RIPAM est présent au verso des cartes marines du SCHOM).
– Un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Ce document est présent au verso des cartes marines du SCHOM).

 

 

Dispositions d'embarquement du matériel d'armement et de sécurité pour le kayak de mer. Ces dispositions s'ajoutent aux conditions d'utilisation signalées plus haut.

MatérielBasiqueCôtier
Équipement individuel de flottabilité (Gilet 50 Newton minimum)xx
Un dispositif lumineux étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures assujeti au gilet.xx
Dispositif d’assèchement manuel (pompe)xx
Dispositif de remorquagexx
Annuaire des maréesxx
Pavillon national (hors eaux
territoriales)
xx
Trois feux rouges à mainx
Compas magnétiquex
Cartes marines officiellesx
Règlement international pour prévenir les abordages en merx
Description du système de balisagex
Émetteur-récepteur VHF étanche et flottantx

Division 240-2.16 : Caractéristiques de la trousse de secours

ArticlePrésentationRemarques
Bande autoadhésive (10cm)Rouleau de 4 mType Coheban
Compresses de gaze stérilesPaquet de 5Taille moyenne
Pansements adhésifs stériles étanches1 boiteAssortiment 3 tailles
Coussin hémostatiqueUnitéType CHUT
SparadrapRouleau
Gants d’examen non stériles1 boite
Gel hydroalcooliqueFlacon 75 ml
Couverture de survieUnité
ChlorhexidineSolution locale - 5 ml à 0,05
%

Concernant la trousse de secours idéale pour le kayak, voyez sur le site d’Alain Heluwaert, médecin du sport, l’article consacré à la trousse de secours.

 

La protection de la faune et de la flore entraine des interdictions de débarquement, en particulier lors des périodes de nidification, à ce sujet, voyez les réglementations de l’accès aux îles de Bretagne.

Cet article a été mis à jour le 22 novembre 2017, suite aux remarques de Gilles sur le forum kayakistesdemer.org : http://www.kayakistesdemer.org/viewtopic.php?f=29&t=12867

 

 

Les équipements et vêtements techniques pour la pratique du kayak de mer :

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.
Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

– T-Shirt en Polypropylène (Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn ou short en Néoprène (le Néoprène permet une meilleure flottabilité du kayakiste et permet aussi de limiter la déperdition de chaleur).
– Chaussures fermées (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser).
– Vareuse imperméable, adaptée à l’immersion, selon la saison.
– Attache lunettes, lunettes de soleil et chapeau pour se protéger du soleil.
– Casque (indispensable en rase-cailloux ou à proximité des roches).
– Mitaines ou gants

Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.
Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.

 

Jef en combinaison sèche lors d'une séance de saute-cailloux en kayak de mer.
Jef en combinaison sèche lors d’une séance de saute-cailloux en kayak de mer.

En hiver, j’utilise une combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.
La combinaison sèche Aleutian (fabriquée par Palm) est équipée d’un col en néoprène (c’est plus confortable et moins fragile qu’un col en latex). La combinaison s’enfile par l’ouverture placée dans le dos de la combinaison, cette ouverture se ferme à l’aide d’une fermeture éclair dorsale. La combinaison comporte 3 poches, une capuche et une braguette. Je l’ai acheté chez Bekayak et utilisé pour la première fois en janvier 2014, pour une randonnée de 3 jours sous la pluie, avec des vents jusqu’à 70 km/h et une température de l’eau comme de l’air de 8 à 9°. A cette occasion, j’ai pris un bain forcé. J’en ai profité pour rester dans l’eau 10 minutes afin de tester l’isolation de la combinaison. Je dois dire que je n’ai eu aucune infiltration d’eau et aucune sensation de froid. Une combinaison sèche, que ce soit une Aleutian, ou une autre, peut sauver de l’hypothermie si il nous arrive de dessaler en mer et de devoir attendre les secours une heure ou plus. Un an après, la combinaison, que j’utilise très régulièrement, est toujours parfaitement étanche (édition du 27 février 2015). Deux ans et 8 mois après, les chaussettes de la combinaison laissent passer un peu d’eau (édition du 14 septembre 2016).
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