Archives par étiquette : moniteur

Le métier de moniteur de canoë-kayak consiste à encadrer les activités sportives dans cette discipline, en respectant la sécurité des pratiquants et des tiers, ainsi que la réglementation en vigueur.

Pratique du kayak de mer ponté

Préalable : il faut savoir nager correctement en mer, au minimum 50 mètres pour commencer, être à l’aise sous l’eau et pouvoir faire une apnée d’au moins 30 secondes.

 

I Faire ses débuts en kayak de mer ponté, de la pagaie blanche à la pagaie verte FFCK (Fédération française de canoë kayak)

I/a Apprendre seul le kayak de mer,
ce n’est pas une bonne idée, à moins que vous ne soyez marin professionnel et donc que vous connaissiez déjà parfaitement bien la mer que vous allez pratiquer.

Cours de kayak de mer en rade de Brest, avec Marco, moniteur du CKB

Cours de kayak de mer en rade de Brest, avec Marco, moniteur du CKB

I/b Apprendre le kayak de mer en club
à moins que vous ayez un proche qui vous prête le matériel et qui vous initie à la pratique du kayak de mer, la meilleure solution pour apprendre est de vous inscrire à un club de kayak de mer.
Si en plus le club de kayak de mer peut vous faire pratiquer le kayak de rivière, c’est encore mieux ! Car la pratique du kayak de rivière est nécessaire à la pratique du kayak de mer.
Pour un adulte, l’adhésion à un club coûte entre 350 et 250 euros l’année, selon qu’il y ait des cours avec un moniteur salarié par le club ou des cours avec un moniteur bénévole. Assez vite vous comprendrez que cette adhésion est bon marché par rapport à tout ce dont vous allez bénéficier dans un club.
Vous aurez les conseils de moniteurs qui vous enseigneront les bases de la pratique du kayak de mer et vous éviterez ainsi des accidents, des blessures, des tendinites. Peut être même que les moniteurs vous éviteront des coups de soleil en vous conseillant de mettre un chapeau et de la crème solaire 😉
Les moniteurs vous apprendront à lire la mer et la rivière, à bien vous équiper, à tirer profit de la météo et des courants, à pratiquer les meilleurs gestes, à secourir les autres et à être secouru.
En plus vous bénéficierez de l’usage d’un matériel coûteux : kayak de mer (1200 à 3000 euros neuf), gilet (50 à 100 euros neuf), pagaie (180 à 360 euros neuf), jupe (40 à 60 euros neuve), casque (40 à 70 euros neuf), VHF (150 à 300 euros neuf), remorque de route de kayaks (1500 à 2500 euros neuf, selon le nombre de kayaks transportés).
Vous pourrez essayer différents types de kayaks et de matériel et ainsi découvrir ce qui correspond le mieux à votre gabarit et à votre pratique.
Vous rencontrerez d’autres passionnés de kayak de votre région.
Au bout de quelques mois, vous pourrez participer aux sorties qu’organise votre fédération départementale de la FFCK.
Que vous vouliez acheter du neuf ou de l’occasion (moitié ou tiers du prix du neuf, selon l’état général), le fait d’être préalablement passé par un club vous fera faire des économies, parce que vous saurez ce qui vous convient parmi le vaste choix des produits.

Évaluer vous même votre niveau avec ces tests : http://www.ckmer.org/index.php?option=com_content&view=article&id=225 développées par la B.C.U. http://www.bcu.org.uk/ depuis 1987. Les « Star Tests » ressemblent aux tests « Pagaies de couleur » de la FFCK.
Ces tests décrivent une succession de « savoirs faire » organisés en ensembles qui constituent différents niveaux ou étapes d’une progression cohérente.

 

 

II Continuer à progresser en parallèle au club de kayak de mer, de la pagaie bleue à la pagaie noire
– Étant licencié FFCK grâce à votre adhésion à un club, vous pouvez participer aux sorties des autres clubs de la FFCK, et ainsi multiplier vos expériences, rencontrer d’autres pratiquants, tirer parti des conseils d’autres moniteurs. Certains clubs vous accueilleront gratuitement pour une sortie, d’autres vous demanderont une adhésion à la journée pour des questions d’assurance, d’autres vous proposerons une cotisation à tarif réduit.
– Les stages payants de kayak de mer permettent de travailler un point particulier, le surf, la sécurité, la randonnée, le perfectionnement général, la lecture des cartes et de la météo, l’esquimautage. Les stages permettent aussi de découvrir une nouvelle zone de navigation, un autre pays, de rencontrer de nouveaux pratiquants, etc etc
– Tout en vous faisant participer à une randonnée dans les plus beaux paysages d’une région, les guides de kayak de mer vous donneront de précieux conseils quand à l’ergonomie, et bien sûr des conseils pour votre sécurité et celle du groupe, en fonction des conditions rencontrées ou prévues.

II/a Continuer à progresser, en parallèle au club de kayak de mer, pour pas cher ou même gratuitement
Si vous avez, au minimum, la pagaie verte ou mieux, la pagaie bleue en kayak de mer, vous pouvez rejoindre des groupes informels de kayakistes plus aguerris que vous.
Ces groupes ont souvent des sites Internet et indiquent comment les contacter.
Des fois, ces groupes demandent une adhésion, mais pas toujours. Certaines associations demandent une adhésion symbolique (16 € l’adhésion individuelle pour l’année 2016 chez CK/Mer), ou sont totalement gratuits (comme pour kayakdemer.eu), chaque membre de ces groupes étant complètement autonome en matériel et chaque membre étant assuré par ses propres soins. Certains groupes, exempts de cotisation, sont souvent très discrets et vous incluent par cooptation. Ce sont eux qui viennent vers vous et non vous qui pouvez aller vers eux. Pour avoir la chance d’être admis dans de tels groupes, multipliez les rencontres, fréquentez différents clubs et forums, naviguez toute l’année, suivez des stages dans les départements voisins, variez vos pratiques et vos lieux de navigations.

 

 

III quels sont les principaux dangers d’une activité en kayak de mer ponté,
à noter que tous ces dangers sont prévisibles donc évitables

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

III/a L’hypothermie est le principal danger, l’hypothermie cause plus de morts que la noyade.

III/b Le choc de votre corps ou de votre kayak en mouvement contre une surface dure est le deuxième danger :
– Les roches, quais, pontons ou digues battues par les vagues,
– Les pointes, surtout si le courant ou/et le vent sont fort
– Les barres (Etel) et les zones de déferlantes sur les hauts-fonds
– Les arrivées ou départs sur des plages à forte pente suscitant des vagues très puissantes qui frappent très fort dans peu d’eau (shore break). Ces vagues, qui parfois charrient des galets, peuvent occasionner des blessures extrêmement graves sur la colonne vertébrale ou les cervicales.
– Il y a des coins dangereux qui ne se remarquent pas de prime abord et que seuls les marins du secteur connaissent et redoutent : http://www.manche-ouest.org/fr/kayak-de-mer/coaching/228-une-ptite-lecon
– Les vagues pyramidales, les zones de cisaillement qui séparent deux puissants courants opposés, les tourbillons ou vortexs, les marmites et les siphons.
– Le choc imprévu avec la pointe d’un autre kayak, lors de surfs trop rapprochés, ou mal maîtrisés. En surf il est sage de conserver de grandes distances de sécurité (50 mètres ou plus). Pour éviter une collision, la seule solution efficace est de se retourner volontairement tout de suite, puis d’esquimauter après. Si vous devez nager, placez votre kayak entre vous et l’obstacle : entre vous et les roches, entre vous et la plage ou encore entre vous et un kayak ou une planche de surf qui vient vers vous.

III/c Les phénomènes thermiques qui ne sont pas annoncés dans les bulletins météo sont un danger
– Quand il fait chaud, la brise de terre, qui débute quelques heures après le coucher du soleil et continue à souffler 2 à 3 heures après le lever du soleil, vous pousse vers le large. La brise de mer s’établit généralement en début d’après-midi, elle peut atteindre force 6 sur l’échelle de Beaufort.

III/d Les problèmes liés à la visibilité présentent des dangers
– Une brume soudaine et tout ce qui réduit votre visibilité de façon imprévisible. Voila pourquoi la carte de la zone de navigation, la montre et le compas magnétique sont obligatoires à bord.

III/e Si vous tombez à l’eau et n’arrivez pas à remonter dans votre kayak de mer, ayez les bons réflexes
– Ne lâchez jamais votre kayak de mer (ni votre pagaie), la couleur et surtout la grande taille de votre kayak de mer aideront les secours à vous repérer. Vous pouvez tenir votre kayak de mer par la ligne de vie, avec la main, en plaçant toujours votre kayak de mer entre la côte et vous. Si vous vous placez entre votre kayak de mer et la côte et que le courant vous amène vers les roches vous serez poussé contre les roches par votre bateau.
Vous pouvez aussi tenir votre kayak de mer en glissant une jambe dans l’habitacle, le kayak vous aide à flotter et vos mains restent libres.
Votre pagaie peut vous servir à vous faire remarquer de loin, en la tenant verticalement. Votre pagaie peut aussi vous aider à vous garder roches, si vous dérivez vers elles.

 

 

IV Préparation et équipement pour la pratique du kayak de mer
IV/a La préparation physique à la pratique du kayak de mer : 
l’idéal c’est la natation et la marche nordique, à cela il faut ajouter des exercices spécifiques pour se tenir en forme pour le kayak de mer :

Cette vidéo sur la préparation physique est due au kayakiste italien Michele Ramazza : http://www.micheleramazza.com/

 

IV/b Choisir son kayak de mer : la longueur et la largeur déterminent l’usage d’un kayak de mer.
– Pour des sorties journée, on utilisera un kayak de 4,50 mètres à 5,00 mètres de long, un tel kayak de mer sera très manœuvrant et joueur, il avancera bien (3 nœuds), vous pourrez zigzaguer entre les rochers, tourner vite dans les vagues, mais vous aurez du mal à conserver un cap précis sur de longues distances en ligne droite et vous aurez une capacité de chargement limitée.
– Un kayak de 5,15 mètres à 5,60 mètres est rapide (4 nœuds et plus) et tient bien les longues lignes droites, il a une grande capacité de chargement, il est adapté aux randonnées de plusieurs jours.
– Un kayak dont la longueur se situe entre 4,80 et 5,15 sera polyvalent, à la fois adapté à une sortie journée, comme à une randonnée de 2 jours.
Plus le kayak est étroit, plus il est rapide, les largeurs extrêmes vont de 50 cm pour les plus étroits à 60 cm pour les plus larges, la grande moyenne se situant entre 53 et 57 cm.

Quelques fabricants français de kayak de mer pontés :
http://www.dag-kayak.com/
http://www.kerlo.fr/
http://www.patricekayak.com/
http://www.plasmor.fr/
http://www.polyform.fr/
http://www.rotomod.com/
http://www.sardineboats.com/

Quelques magasins en France offrant un choix de kayak de mer ponté
http://www.bekayak.com/
http://www.breizhkayak.com/
http://www.idoine-diffusion.fr/

IV/c Choisir son kayak de mer ponté pour la randonnée, le prix, le marché de l’occasion http://www.randokayak.com/2015/01/22/choisir-un-kayak-de-randonnee-en-mer/

 

 

V Les habits et matériel de sécurité du kayak de mer http://www.randokayak.com/equipement-du-kayakiste-pour-randonner/

 

VI Faut-il savoir esquimauter pour faire du kayak de mer ponté ?
A partir du moment où vous naviguez quand la mer bouge : oui, il faut savoir esquimauter. Parce que c’est pratique. C’est plus pratique et beaucoup plus rapide d’esquimauter que de remonter dans son kayak pour ensuite pomper toute l’eau (jusqu’à 140 litres ou plus, selon le volume de l’habitacle) qui est entré dans l’habitacle.

 

VII La réglementation et le kayak de mer
http://www.randokayak.com/securite-la-division-d240/

 

VIII La météo, préparer une randonnée, contacter les secours, utiliser la VHF en kayak de mer http://www.randokayak.com/2015/03/16/preparer-une-navigation-en-kayak-de-mer-en-bretagne/

 

 

Pour conclure, un joli texte : http://www.manche-ouest.org/fr/des-trucs-a-dire/item/125-devenir-un-kayakiste-de-mer

Les aspirants à Telgruc-sur-Mer

Samedi 19 avril 2014, après un briefing concernant le matériel de sécurité adapté à notre activité de ce matin, David Appéré nous invite à une partie de rase-cailloux en kayak de mer. Le lieu s’y prête, il y a de quoi s’amuser. David désignera tour à tour plusieurs d’entre nous comme responsables du groupe. Lors du debriefing, il nous confiera qu’il a organisé notre navigation de façon à nous faire réfléchir à la manière d’encadrer un groupe lors d’une sortie rase-cailloux : quel est le rôle du responsable de la sortie, comment mesure-t-il les dangers et comment met-il en place une sécurité ? Le responsable de la sortie n’agit pas de la même façon selon qu’il connait bien la zone de navigation ou selon qu’il la découvre. Dans les deux cas, David nous indique les différentes options à mettre en oeuvre.

En dehors du fait que nous suivons cette formation qui va booster notre progression, on apprécie le lieu de toute beauté où nous évoluons ce matin. Cette journée à Telgruc-sur-Mer est la deuxième étape d’une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Plougonvelin (Filou), Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François),  et Telgruc (Christian et Titou).

A l’issue de notre pique-nique au gîte du Centre Nautique de Telgruc. David nous parle de la particularité d’encadrer des adultes (qui souvent ont les uns et les autres des attentes bien différentes) il nous parlera de l’utilité de déléguer et d’impliquer l’ensemble des participants à la sécurité du groupe. Beaucoup d’adultes rejettent l’autorité et préfèrent être amenés à concourir aux consignes plutôt qu’à obéir aux consignes. David nous questionnera sur les principales dispositions de la Division D240, le texte légal qui définit les dispositions en matière de sécurité et de prévention de la pollution applicables aux navires de plaisance, à usage personnel ou de formation, d’une longueur de coque inférieure à 24 m. Catégorie à laquelle appartiennent les kayaks de mer. Ce texte définit les éléments déterminants des bateaux comme :
La flottabilité,
Le matériel d’armement,
Le moyen de remonter à bord,
Les limites de navigation,
Les attestations de conformité,
Des nouveaux documents administratifs (manuel du propriétaire, RIPAM…),
Dérogation relative aux activités encadrées dans les établissements agréés jeunesse et sports.
Vous pouvez télécharger gratuitement le RIPAM (Règlement international pour prévenir les abordages en mer) en deux volumes au format PDF, sur le site du SHOM http://diffusion.shom.fr/catalogsearch/advanced/result/?price[to]=0 Il y a un volume pour le texte et un autre pour les planches.
Continuer la lecture

Les aspirants aux Roches du Diable

Samedi 12 avril 2014, la hauteur d’eau est de 0,74 m à la Loge Coucou.  Sept kayakistes du Finistère descendent l’Ellé aux Roches du Diable, sous la houlette de Vincent Salmon, moniteur de kayak du CKCQ (Canoe Kayak Club de Quimperlé).

Cette descente de l’Ellé ouvre une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François), Landerneau (Soizic et Mathieu) et Telgruc (Christian et Titou).

Vincent nous explique que le moniteur se place toujours entre l’éventuel danger et son groupe. Le moniteur connait la zone sur laquelle il encadre la navigation, il connait ses dangers (cravates, rappels, siphons, peignes). Dangers qui différent ici, selon le niveau d’eau (quand la hauteur d’eau à la Loge Coucou se situe entre 1 m et 1,40 m la navigation sur l’Ellé aux Roches du Diable correspond à une rivière de classe 4. Au dessous d’1 m, le passage des Roches correspond à une rivière de classe 3).

Après le briefing, Vincent nous demandera de nous engager un à un dans les premières étapes de cette descente, il veille de façon optimum à la sécurité de tous. Ainsi, il ne court pas le risque d’avoir plusieurs membres du groupe qui baigneraient simultanément.
Pour maitriser notre descente de rivière, nous utiliserons 3 techniques de base : bac, reprise de courant et stop. Vincent nous demande nos avis sur le choix du parcours, nous partageons nos réflexions sur la conduite d’un groupe, en ayant à l’esprit la sécurité de tous à tout moment.

On commencera la descente par de petites étapes qui nous mènent d’un contre-courant derrière une roche à un autre contre-courant derrière une autre roche.

Ici, les rochers ont des noms, utiles pour dialoguer sur les options de navigation. Vincent nous indique donc que nous passerons à gauche de la pyramide, tournerons à « droite toute » pour aller faire un stop dans le contre-courant situé juste après les « 3 moutons ».
Tout se passe bien, nous nous engageons un à un. Je suis les traces de Vincent, qui ouvre la voie. Cette place de second me permettra de faire quelques photos de mes ami(e)s quand ils passeront le palier qui suit la pyramide.

Peu après, je ferai une faute de gite, rattrapée par un esquimautage, Un peu plus bas nous nous amuserons dans les dernières veines d’eau du parcours.

Pour finir, nous travaillons les récupérations. Tour à tour, chacun d’entre nous va être soit récupérateur, soit récupéré. Morgane me ramènera à la berge en toute sécurité. Cette séance sera l’occasion pour moi d’apprendre à guider un kayak vide vers la berge.

En fin de séance, Marc Berçon, moniteur du CDCK29, nous rejoint. La semaine prochaine, il nous donne rendez-vous à Telgruc pour la session suivante.

Continuer la lecture

La gîte latérale, se dégager d’une cravate

Samedi matin, après nous avoir fait travailler le stop, puis la reprise dans le courant, Jean-Yves Colin, moniteur (B.E.) au club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau, nous indique comment nous dégager d’une cravate en rivière.

Une cravate est un blocage très dangereux, qui survient quand le courant presse notre kayak contre un obstacle. Si le courant est fort et que le kayak plie, le kayakiste ne peut plus de dégager seul et il risque alors la noyade. Si le kayak est pressé contre un arbre couché sur la rivière, la force du courant peut enfoncer le kayakiste sous l’arbre et ses branches, faisant courir un danger mortel de noyade au kayakiste.
Si le kayakiste regarde bien au loin, devant lui, quand il descend une rivière, ce danger est visible et prévisible, on peut donc éviter ce danger et le gérer au mieux. Si on est le premier kayakiste à voir la danger, on prévient les autres.

Jean-Yves descend la rivière en kayak, il nous montre comment, alors qu’il se trouve en travers du courant, il se penche latéralement vers l’obstacle qu’il va rencontrer, c’est à dire qu’il gîte (il incline son kayak latéralement) en montrant ses fesses au courant, il prend alors appui sur l’obstacle avec la main, puis il se dégage sur le coté. Ce dégagement se fait en montrant constamment ses fesses au courant, afin que l’eau ne puisse pas monter latéralement sur le pont du kayak, ce qui retournerait le kayak. Jean-Yves cesse de gîter, dès que son kayak ne se trouve plus en travers du courant. Continuer la lecture

Bretagne nord, le CDCK29 à Bertheaume

8 juin 2013, le CDCK29 organise une balade en kayak de mer, de Bertheaume à la pointe Saint-Mathieu, aller/retour, soit 10 Milles nautiques.
Au programme ; navigation « rase cailloux » en journée, puis bivouac des kayakistes au dessus de la plage de Bertheaume le soir. Ce sera l’occasion pour moi de tester ma nouvelle tente, une Shelter de JAMET. Elle est légère (1,125kg), compacte (dimensions pliée : 50 x 15 cm)  et économique (47 €). En juin et avec ce modèle, je constate qu’il est préférable de dormir en laissant la porte de la tente ouverte, afin que l’intérieur de la tente soit bien ventilé, sinon la condensation apparaît rapidement.

La sortie est organisée par le Comité Départemental de Canoë Kayak du Finistère. Elle est encadrée par Marc Berçon et David Appéré, guide kayak de mer en bretagne. Elle regroupe des membres, ainsi que des aspirants moniteurs et moniteurs en formation, des clubs de Brest, Douarnenez, Landerneau, Plouhinec, Quimper et Quimperlé.  Continuer la lecture