Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer

Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer
Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer

En randonnée ou balade en kayak de mer, le vent et le bruit des vagues ne permettent parfois que de communiquer par VHF, coups de sifflet ou par des signaux avec les bras ou la pagaie.

Le mieux, avant le départ, est de vous assurez que ces signaux soient connus par tous les membres de votre groupe. Si votre signe n’est pas vu, attirez l’attention par un bref coup de sifflet. Les premières personnes à voir un signal se doivent de le reproduire auprès des autres membres du groupe, ce qui confirme aussi que le message est bien reçu.

Les signaux sonores et visuels suivants on été relayés par Udo Beier, PKI et CK/mer.

Signaux sonores : ( Le coup bref dure 1 seconde environ – Le coup long dure 5 secondes environ)
– 1 coup bref : « Faites attention »
– 2 coups brefs : « Venez près de moi », Suivez-moi », « Au secours, j’ai besoin d’aide ».
– 1 coup long : « Attendez-moi », « Stop, cessez de pagayer », « Danger, ne vous approchez pas de moi ».
– 1 émission continue : « Mayday », « m’aidez, m’aidez » « Au secours ».

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Equipement du kayakiste en rivière

Voir aussi : Équipement du kayakiste en mer

Equipement du kayakiste en riviere
Equipement du kayakiste en riviere

Équipement du kayakiste en eau-vive,
– T-Shirt en Polypropylène (100% Polypropylène, ou bien 50% Polyamide + 50% Polypropylène. Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn en Néoprène (il permet une meilleure flottabilité, il protège les jambes des éraflures dues aux branches et aux roches quand on baigne).
– Chaussures ou bottillons fermés (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser)
– Vareuse adaptée à l’immersion
– Jupe
– Gilet moniteur, 50 ou 70 Newton
– Sifflet
– Couteau affûté, facile d’accès et permettant de trancher rapidement une corde de sécurité
– Téléphone portable en pochette étanche dans le gilet
– Attache lunettes et lunettes de soleil
– Casque
– Casquette sous le casque
– Pagaie
– Barres énergétiques Continuer la lecture de « Equipement du kayakiste en rivière »

Réglementation du kayak de mer en France

Réglementation du kayak de mer en France, équipement et vêtements pour le kayak de mer

Voici le lien vers le texte de la Division 240, consolidée le 12 décembre 2014, applicable à compter du 1er mai 2015. Dans ce document, en plus des conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, vous trouverez, page 15, le tableau qui résume les dispositions d’embarquement du matériel d’armement et de sécurité en fonction de votre éloignement d’un abri.

Pour les constructeurs amateurs de kayaks, il leur faut tenir compte du texte de la Division 245, applicable à compter du 1er septembre 2015.  Ce texte définit le référentiel technique des navires de plaisance exclus du marquage CE de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres.

Abri : Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

La réglementation, définie par la Division 240, distingue 4 types d’éloignement d’un abri, dont les deux premiers types concernent la pratique du kayak de mer  : Basique et Côtier.
Basique : jusqu’à 2 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division 240, sans obligation d’être  immatriculé aux affaires maritimes (l’immatriculation est fortement conseillée par Pagayeurs Marins).
Côtier : de 2 à 6 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division D240 et immatriculé aux affaires maritimes.
Semi Hauturier : entre 6 et 60 milles nautiques, d’un abri. Cet éloignement de plus de 6 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer
Hauturier : à plus de à 60 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement de plus de 60 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer.

 

En France, la navigation des kayaks de mer doit se faire de jour, la navigation de nuit étant interdite.

Le kayak de mer à pagaie est défini dans par la division 240 comme une embarcation propulsée par l’énergie humaine et comme un navire auto-videur.

Navire auto-videur : navire, embarcation ou engin dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videurs, les navires, embarcation ou engin dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe, un prélart, ou un capot, à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

 

En kayak de randonnée en mer à l'île de Bréhat.
En kayak de randonnée en mer à l’île de Bréhat.

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et basiques (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri)  :
– Le kayak de mer doit mesurer au minimum 3,5 mètres de long *. Il doit disposer d’une ou plusieurs réserves de flottabilité lui permettant de flotter avec la charge maximale admissible en cas d’envahissement du flotteur.
– Le kayak de mer doit avoir une ligne de vie ** sur son pourtour. Après un chavirement, la ligne de vie permet au kayakiste de rester au contact du flotteur (du kayak) : elle permet de tenir son kayak à la main. La ligne de vie permet de remonter sur l’embarcation et repartir, seul ou le cas échéant, avec l’assistance d’un accompagnant. La ligne de vie permet de maintenir sa pagaie, équipée d’un flotteur, sur le pont pour remonter à bord de son kayak. La ligne de vie offre de multiples points d’ancrage à l’avant et à proximité de l’habitacle pour fixer le bout de remorquage. La ligne de vie offre de multiples points d’accroche qui sont également indispensables pour constituer un radeau.
(Dans la pratique, il nous faut un point d’ancrage à l’avant et un autre à l’arrière, pour que notre kayak puisse être remorqué avec un bout long. Que notre kayak soit vide parce qu’on nage à côté, ou que nous soyons installé  dans le cockpit de notre kayak , mais en détresse, parce que, par exemple, nous avons perdu nos pagaies.
Quand on remorque quelqu’un qui a pris un bain dans une passe à cailloux, c’est bien de pouvoir accrocher son kayak par n’importe laquelle des deux pointes.

Il nous faut aussi un point d’accrochage à gauche et un autre à droite, pas loin du cockpit, quand on fait un radeau pour casser la croute.

Il nous faut des points d’accrochage au tiers avant, ou au tiers arrière, quand on remorque quelqu’un qui a pris un coup de froid ou qui est choqué. Dans ce cas, nous le remorquons avec un bout court. Nous remorquons aussi avec un bout court placé au tiers si nous devons passer avec notre remorqué une balise ou une pointe en présence de courant.
Si le bout est long et passé à une des pointes du remorqué : il y a un fort risque que le kayak du remorqué se retrouve en cravate sur l’obstacle.
D’où la nécessité, dans les cas où la zone est pleine d’obstacles, d’avoir un bout court qu’on va accrocher au tiers avant ou au tiers arrière, afin d’avoir la place de pagayer sur les deux cotés du radeau constitué par le remorqueur et le remorqué. Le bout court, bien mieux que le bout long, permet de surveiller le remorqué et de réagir vite si inconsciemment le remorqué bascule dans l’eau.
La ligne de vie répond parfaitement à tous ces cas de figure.)

– Le kayak de mer doit être doté d’un dispositif intégré ou solidaire de la coque permettant le calage du bassin et des membres inférieurs : siège et cales-pieds.
– Le kayak de mer doit posséder des accessoires permettant de rendre le kayak de mer auto-videur : une jupe pour l’hiloire et des bouchons étanches sur les trappes.
– Le kayak de mer doit posséder un moyen de remonter à bord pour une personne tombée à l’eau (le texte ne précise pas si le moyen de remonter à bord est « la ligne de vie », ou « la ligne de vie plus un flotteur de pagaie »).
– L’attestation de conformité à la réglementation en cours, à la date de construction, figure sur une plaque signalétique apposée à l’intérieur du kayak, si celui-ci a été construit avant septembre 2015. Si votre kayak a été construit après septembre 2015, le vendeur vous aura remis une attestation de conformité et un manuel d’utilisation.
– Le numéro d’identification du navire au format CIN doit être inscrit à l’intérieur du kayak. (Le numéro CIN se compose de 2 lettres, suivies par un trait d’union, et 12 caractères.)
– Le kayak de mer doit être équipé d’une pagaie pour la propulsion. A ce sujet, voir l’article Avantages et inconvénient de la pagaie groenlandaise pour la pratique de la randonnée kayak.

En plus des conditions d’utilisation, le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation diurne et basique (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri) comprend : 
– Un équipement individuel de flottabilité (gilet) d’une capacité minimale de 50 Newton, porté en permanence.
– Un moyen de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume, à condition que ce dispositif soit assujetti à l’équipement individuel de flottabilité.
– Le kayak de mer est dispensé d’embarquer des moyens mobiles de lutte contre l’incendie.
– Un dispositif d’assèchement manuel : une pompe.
– Un dispositif de remorquage : point d’accrochage sur la ligne de vie et un bout de remorquage de 5 à 8 m.
– Le déplacement lège du kayak étant inférieur à 250 kg, le kayak est dispensé de l’obligation d’avoir une ligne de mouillage.
– Un moyen de connaitre les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérée.
– Un moyen de signalisation sonore : sifflet, trompette, corne de brume….
– Un pavillon national (hors des eaux territoriales).

 

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et côtières (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri), conditions qui s’ajoutent aux conditions d’une navigation basique :
– Effectuer cette navigation à deux embarcations de conserve minimum.
– Disposer pour chaque groupe de deux d’un émetteur-récepteur VHF conforme aux exigences de l’article 240-2,17, étanche, qui ne coule pas lors d’une immersion, et accessible en permanence par le pratiquant.
– Toutefois, une telle navigation peut être réalisée à une seule embarcation si le pratiquant est adhérent à une association déclarée pour cette pratique et emporte un émetteur-récepteur VHF conforme à l’alinéa précédent.
– Depuis 2014, le kayak doit obligatoirement afficher sur sa coque un numéro d’immatriculation pour naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
« Votre immatriculation est-elle à jour ?
Chaque année, la SNSM intervient pour porter secours à des bateaux « fantômes »,sans propriétaire certain. … Les effets, toujours les mêmes : que l’embarcation en défaut soit signalée dérivante, vide ou pleine, il devient impossible au CROSS de pister le propriétaire, de déterminer sa situation. Et donc de s’assurer que des vies sont en danger. Dans le doute, la chaîne des secours est lancée. D’où, trop souvent, une usure des hommes et de moyens (dont ceux de la SNSM). Et des coûts inutiles. Ceux d’un canot voire plusieurs à la mer. Voire d’autres moyens dont des hélicoptères au coût horaire élevé : 3000 euros à minima. Être correctement immatriculé, c’est être marin responsable. »

Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.
Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.

Le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation côtière (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri) comprend les éléments suivants, qui s’ajoutent aux éléments du matériel basique : 
– Le dispositif de repérage et d’assistance pour personne à la mer n’est pas obligatoire si chaque membre de l’équipage porte un équipement individuel de flottabilité (gilet de 50 Newton au moins) muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume.
– Trois feux rouges automatiques à main. Ces feux produisent pendant 60 secondes une flamme rouge vif d’une intensité lumineuse supérieure à 15 000 candelas. Ces feux ne doivent être déclenchés que quand on se sait visible d’un tiers. Il faut se méfier des feux qui ne fonctionnent pas du premier coup, et toujours diriger la flamme à l’écart de soi et des autres. A ce sujet voir ce lien http://www.voilesetvoiliers.com/securite/feux-a-main-fusees-et-fumigenes-tu-percutes/ 
– Un compas magnétique étanche, conforme aux normes ISO pertinentes ou un système de positionnement satellitaire étanche faisant fonction de compas.
– La ou les cartes marines, ou encore leurs extraits, officiels, élaborés à partir des informations d’un service hydrographique national. Elles couvrent les zones de navigation fréquentées, sont placées sur support papier, ou sur support électronique et son appareil de lecture, et sont tenues à jour.
– Le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM), ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Le RIPAM est présent au verso des cartes marines du SCHOM).
– Un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Ce document est présent au verso des cartes marines du SCHOM).

 

 

Dispositions d'embarquement du matériel d'armement et de sécurité pour le kayak de mer. Ces dispositions s'ajoutent aux conditions d'utilisation signalées plus haut.

MatérielBasiqueCôtier
Équipement individuel de flottabilité (Gilet 50 Newton minimum)xx
Un dispositif lumineux étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures assujeti au gilet.xx
Dispositif d’assèchement manuel (pompe)xx
Dispositif de remorquagexx
Annuaire des maréesxx
Pavillon national (hors eaux
territoriales)
xx
Trois feux rouges à mainx
Compas magnétiquex
Cartes marines officiellesx
Règlement international pour prévenir les abordages en merx
Description du système de balisagex
Émetteur-récepteur VHF étanche et flottantx

Division 240-2.16 : Caractéristiques de la trousse de secours

ArticlePrésentationRemarques
Bande autoadhésive (10cm)Rouleau de 4 mType Coheban
Compresses de gaze stérilesPaquet de 5Taille moyenne
Pansements adhésifs stériles étanches1 boiteAssortiment 3 tailles
Coussin hémostatiqueUnitéType CHUT
SparadrapRouleau
Gants d’examen non stériles1 boite
Gel hydroalcooliqueFlacon 75 ml
Couverture de survieUnité
ChlorhexidineSolution locale - 5 ml à 0,05
%

Concernant la trousse de secours idéale pour le kayak, voyez sur le site d’Alain Heluwaert, médecin du sport, l’article consacré à la trousse de secours.

 

La protection de la faune et de la flore entraine des interdictions de débarquement, en particulier lors des périodes de nidification, à ce sujet, voyez les réglementations de l’accès aux îles de Bretagne.

Cet article a été mis à jour le 22 novembre 2017, suite aux remarques de Gilles sur le forum kayakistesdemer.org : http://www.kayakistesdemer.org/viewtopic.php?f=29&t=12867

 

 

Les équipements et vêtements techniques pour la pratique du kayak de mer :

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.
Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

– T-Shirt en Polypropylène (Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn ou short en Néoprène (le Néoprène permet une meilleure flottabilité du kayakiste et permet aussi de limiter la déperdition de chaleur).
– Chaussures fermées (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser).
– Vareuse imperméable, adaptée à l’immersion, selon la saison.
– Attache lunettes, lunettes de soleil et chapeau pour se protéger du soleil.
– Casque (indispensable en rase-cailloux ou à proximité des roches).
– Mitaines ou gants

Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.
Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.

 

Jef en combinaison sèche lors d'une séance de saute-cailloux en kayak de mer.
Jef en combinaison sèche lors d’une séance de saute-cailloux en kayak de mer.

En hiver, j’utilise une combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.
La combinaison sèche Aleutian (fabriquée par Palm) est équipée d’un col en néoprène (c’est plus confortable et moins fragile qu’un col en latex). La combinaison s’enfile par l’ouverture placée dans le dos de la combinaison, cette ouverture se ferme à l’aide d’une fermeture éclair dorsale. La combinaison comporte 3 poches, une capuche et une braguette. Je l’ai acheté chez Bekayak et utilisé pour la première fois en janvier 2014, pour une randonnée de 3 jours sous la pluie, avec des vents jusqu’à 70 km/h et une température de l’eau comme de l’air de 8 à 9°. A cette occasion, j’ai pris un bain forcé. J’en ai profité pour rester dans l’eau 10 minutes afin de tester l’isolation de la combinaison. Je dois dire que je n’ai eu aucune infiltration d’eau et aucune sensation de froid. Une combinaison sèche, que ce soit une Aleutian, ou une autre, peut sauver de l’hypothermie si il nous arrive de dessaler en mer et de devoir attendre les secours une heure ou plus. Un an après, la combinaison, que j’utilise très régulièrement, est toujours parfaitement étanche (édition du 27 février 2015). Deux ans et 8 mois après, les chaussettes de la combinaison laissent passer un peu d’eau (édition du 14 septembre 2016).
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