Archives par étiquette : rivière

Les rivières de Bretagne pour le kayak sont :
En Côtes-d’Armor : Gouët, Guic, Jaudy, Leguer, Lié, Trieux.
En Finistère : Ellé, Elorn, Isole, Hyeres.
En Ille-et-Vilaine : Canut de Renac, Minette.
En Morbihan : Rivière du Mat, Sarre, Scorff.

La descente du Stangala

Hier, samedi 15 novembre 2014, la station Treodet, à Ergué-Gabéric, indiquait 82 cm de hauteur d’eau. Cette hauteur d’eau à Treodet indique une descente relativement facile de l’Odet dans la vallée du Stangala.

Pour suivre une progression du niveau de difficulté, Nicolas conseille d’augmenter la difficulté en passant à des niveaux d’eau de 10 et 10. Par exemple, si vous êtes à l’aise avec un niveau d’eau aux alentours de 80 cm à Treodet (ce qui correspond à une rivière de classe II) essayez ensuite à 90, puis 100. Plus le niveau d’eau augmente, plus la descente est rapide, plus les stops doivent être rapides et précis, parce que les espaces où s’arrêter sont rares et étroits.

La vallée du Stangala est considéré comme le plus « extraordinaire paysage terrien de la Basse-Cornouaille ». La portion de vallée en gorge suit, sur environ 5 kilomètres, deux lignes de failles se croisant à angle droit.
Les pentes escarpées qui bordent l’Odet dans le Stangala, dépassent par endroit 45° de pente. Le fond de la vallée est parsemé de gros blocs de pierre qui permettent des passages à gué, lors des basses eaux.

En hiver, les niveaux d’eau les plus élevés de l’année permettent d’organiser une compétition de niveau régional, appelée « La Descente du Stangala ». Cette compétition est habituellement organisée en janvier ou février.

Vers 1870, Jean-Marie Déguignet, un des rares paysans du XIXe siècle ayant écrit son autobiographie, pense installer, au retour de la guerre du Mexique, son ermitage au Stangala. « Je n’ai pas pu oublier le projet que j’avais fait d’aller, en ermite, habiter ce désert sauvagement merveilleux, où j’aurais passé ma vie au milieu de mes amies les abeilles, paisible, loin du bruit, des fracas, des tracasseries, des félonies, des canailleries et des horreurs du monde civilisé… c’est encore là que je passe les meilleurs moments de ma vie à regarder les eaux de l’Odet bondir de rocher en rocher, et à contempler ces énormes roches suspendues à cent mètres au-dessus de la rivière, ces sauvages merveilles témoins d’un immense cataclysme. »
Déguignet (Jean-Marie), Mémoires d’un paysan bas-breton, P. 434-435, Ed. Arkae, Ergué-Gabéric, 2009.

Le parcours que nous (Le club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau) avons suivi, au départ de Tréouzon, est longé par le GR38.

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Equipement du kayakiste en rivière

Voir aussi : Équipement du kayakiste en mer

Equipement du kayakiste en riviere

Equipement du kayakiste en riviere

Équipement du kayakiste en eau-vive,
– T-Shirt en Polypropylène (100% Polypropylène, ou bien 50% Polyamide + 50% Polypropylène. Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn en Néoprène (il permet une meilleure flottabilité, il protège les jambes des éraflures dues aux branches et aux roches quand on baigne).
– Chaussures ou bottillons fermés (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser)
– Vareuse adaptée à l’immersion
– Jupe
– Gilet moniteur, 50 ou 70 Newton
– Sifflet
– Couteau affûté, facile d’accès et permettant de trancher rapidement une corde de sécurité
– Téléphone portable en pochette étanche dans le gilet
– Attache lunettes et lunettes de soleil
– Casque
– Casquette sous le casque
– Pagaie
– Barres énergétiques Continuer la lecture

Les aspirants aux Roches du Diable

Samedi 12 avril 2014, la hauteur d’eau est de 0,74 m à la Loge Coucou.  Sept kayakistes du Finistère descendent l’Ellé aux Roches du Diable, sous la houlette de Vincent Salmon, moniteur de kayak du CKCQ (Canoe Kayak Club de Quimperlé).

Cette descente de l’Ellé ouvre une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François), Landerneau (Soizic et Mathieu) et Telgruc (Christian et Titou).

Vincent nous explique que le moniteur se place toujours entre l’éventuel danger et son groupe. Le moniteur connait la zone sur laquelle il encadre la navigation, il connait ses dangers (cravates, rappels, siphons, peignes). Dangers qui différent ici, selon le niveau d’eau (quand la hauteur d’eau à la Loge Coucou se situe entre 1 m et 1,40 m la navigation sur l’Ellé aux Roches du Diable correspond à une rivière de classe 4. Au dessous d’1 m, le passage des Roches correspond à une rivière de classe 3).

Après le briefing, Vincent nous demandera de nous engager un à un dans les premières étapes de cette descente, il veille de façon optimum à la sécurité de tous. Ainsi, il ne court pas le risque d’avoir plusieurs membres du groupe qui baigneraient simultanément.
Pour maitriser notre descente de rivière, nous utiliserons 3 techniques de base : bac, reprise de courant et stop. Vincent nous demande nos avis sur le choix du parcours, nous partageons nos réflexions sur la conduite d’un groupe, en ayant à l’esprit la sécurité de tous à tout moment.

On commencera la descente par de petites étapes qui nous mènent d’un contre-courant derrière une roche à un autre contre-courant derrière une autre roche.

Ici, les rochers ont des noms, utiles pour dialoguer sur les options de navigation. Vincent nous indique donc que nous passerons à gauche de la pyramide, tournerons à « droite toute » pour aller faire un stop dans le contre-courant situé juste après les « 3 moutons ».
Tout se passe bien, nous nous engageons un à un. Je suis les traces de Vincent, qui ouvre la voie. Cette place de second me permettra de faire quelques photos de mes ami(e)s quand ils passeront le palier qui suit la pyramide.

Peu après, je ferai une faute de gite, rattrapée par un esquimautage, Un peu plus bas nous nous amuserons dans les dernières veines d’eau du parcours.

Pour finir, nous travaillons les récupérations. Tour à tour, chacun d’entre nous va être soit récupérateur, soit récupéré. Morgane me ramènera à la berge en toute sécurité. Cette séance sera l’occasion pour moi d’apprendre à guider un kayak vide vers la berge.

En fin de séance, Marc Berçon, moniteur du CDCK29, nous rejoint. La semaine prochaine, il nous donne rendez-vous à Telgruc pour la session suivante.

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Stage kayak du CKB, Scorff, Blavet, Ellé

Stage kayak de rivière du CKB : Scorff, Blavet, Ellé, les 7, 8 et 9 mars 2014

Vendredi 7 mars, à 8:30, nous sommes à la « Carrière », sur le Scorff. Marco Monier (moniteur BE), assisté de Cyrille, encadre un stage eau-vive du CKB (Canoé Kayak Brestois).

Les participants sont : Morgane, Denis, Florian, Jean-Luc, Michel, Mickaël, moi-même et Romain. Pour Morgane, Jean-Luc, Michel et moi-même, c’est un premier stage en eau-vive.
La mise à l’eau sur le Scorff me parait assez impressionnante : il y a un courant vigoureux, des trains de vagues qui écument, des pleureurs (rochers qui affleurent à la surface) et de nombreux rochers qui sont tout autant des obstacles (quand on se dirige vers eux), que des refuges (une fois qu’on les a passé).

D’abord, Marco nous a emmené, à pied, reconnaître la partie du Scorff que nous allions naviguer ce premier matin. Marco commente chaque passage, en soulignant les dangers éventuels, il répond aux questions qui nous viennent à l’esprit.

Ensuite, chacun d’entre nous choisit son point de mise à l’eau, dans un des contre-courants qui émaillent la rive. Mickaël, le premier, fait un bac (il traverse le courant, en conservant l’avant du bateau face au courant, pour se placer dans un contre-courant sur la rive opposée), ainsi, il a une vue d’ensemble et est prêt à aider, si l’un de nous à un problème.

Grâce à la reconnaissance préalable que Marco nous a fait faire, nous savons ce que nous allons rencontrer. Personnellement, j’ai quand même un peu les chocottes et je sens que si mon cœur bat fort, ce n’est pas seulement à cause des efforts intenses que je fais pour garder mon cap et ma vitesse.

Nous avançons par tronçon : reprise de courant, navigation dans les trains de vagues, puis stop dans le contre-courant offert par une roche, une souche ou un arbre. Je fais une faute de gîte dans le deuxième train de vagues, je bascule. Par chance le rocher le plus proche de mon épaule est derrière moi, à 20 cm, j’ai donc la place pour esquimauter « vite fait » et reprendre ma navigation, aussitôt, comme si de rien n’était. Un des kayaks nous échappe suite à un bain, Marco part le récupérer 800 mètres plus bas, il a donné ses consignes et délégué la gestion du groupe à Cyrille, les plus avancés d’entre nous (Denis, Florian, Mickaël et Romain) veillent sur les « nouveaux ».

Marco nous rejoint bientôt et nous entamons sous sa houlette un travail sur les bacs à la passerelle. Chacun améliore ses gestes en jouant dans les deux veines d’eau situées à droite et à gauche de la passerelle. On terminera, à 11:00, cette matinée sur le Scorff par un portage jusqu’à la route toute proche. On charge les kayaks sur la remorque et nous enchaînons aussitôt, en prenant la direction du stade d’eaux vives de Lochrist. Marco y a réservé deux créneaux pour notre groupe, à 12:30 et 16:00.

 

Arrivés à Lochrist à 11:30, nous commençons par reconstituer nos forces avec quelques barres de céréales et de l’eau. Nous prendrons une véritable pause et notre repas à 14:30.

Dans le stade, alimenté par le Blavet, nous entamons un travail spécifique sur les bacs, reprises et stops. Cyrille nous indique un parcours circulaire qui exploitera toutes ces techniques sur peu d’espace, de façon harmonieuse. Dès les premiers progrès, une partie du groupe remonte le courant pour aller chercher des veines d’eau plus musclées, agrémentés de petites marmites aux effets inattendus, effets qui pimentent le jeu sur l’eau vive.

A 14:30 on s’offre la pause promise et un casse croûte en rapport avec la dépense du matin.

Une heure plus tard, nous entamons le parcours de slalom du stade d’eau vive, nous y rencontrons des enfants de 8-12 ans, qui font leur parcours, affichant une manifeste volonté de maîtrise.

Je ferai encore quelques fautes de gîtes dont je me sortirai en esquimautant … jusqu’à la 3ème faute, où le bain sera avéré. Le courant rend ma remontée à la nage assez laborieuse. Sur le conseil de Marco, je trouverai refuge sur un minuscule rocher, d’où je choperai la corde que me lance Jean-Luc. Jean-Luc, Morgane et Denis me hisseront jusqu’à la rive.

Encore une demi-heure de jeux dans les veines d’eau et nous rentrerons au gîte de Lanvaudant où nous nous mettons à la cuisine, pour élaborer ensemble le reconstituant du soir (tartiflette et gâteau de riz). Le tout précédé d’un apéro, où les rires et sourires animent nos faces réjouies.

Le repas du soir est un moment privilégié, on y échange nos anecdotes de navigation, des souvenirs souvent pleins d’humour. Jean-Luc intervient peu, mais révèle son art à déclencher nos rires avec juste une petite phrase, toujours très finement placée.

21:00, après 7 heures de kayak, où nous nous sommes donné à fond, le sommeil vient facilement. J’avais amené un livre de poche facile à lire pour m’endormir : j’ai fermé les yeux à la deuxième page.

 

Samedi 8 mars, le Bas Ellé
07:30 on se retrouve dans la salle commune pour le moment si agréable du petit déj pris en commun. Devant la cheminée, nos vareuses, top thermiques et néoprènes ont parfaitement séché pendant la nuit. Une heure après, nous partons plein d’appétit de naviguer, en direction de l’Ellé, vers Pont Ty Nadan, sur la D22.

Après les nombreuses tempêtes de l’hiver, nous ne sommes pas étonnés de voir un arbre et ses branches en travers des piles du pont de Ty Nadan, du côté amont. S’en approcher en kayak ou à la nage serait très dangereux : le courant vigoureux nous aspirerait bien vite sous l’arbre avec le risque quasi certain d’y rester.

Nous faisons donc un portage pour embarquer en aval du pont. Là, nous allons commencer notre deuxième journée de stage de kayak en eau vive.

Nous nous échauffons avec quelques bacs au travers des courants (entre les piles du pont) et contre-courants (derrière les piles du pont).
Vers la rive droite, on distingue une zone bien marmiteuse, une zone où la navigation est aléatoire. Cyrille s’y lance avec bonheur et maestria.

Assez vite, nous descendons dans ce que nous nommerons bientôt la « vague à Jean-Luc ». Une jolie vague d’école, aux contours évidents, qui va nous permettre de poursuivre notre progression technique.

Pique-nique et une petite sieste au soleil, je vois les premiers papillons de l’année.

L’après-midi, nous descendrons doucement jusqu’au club de La Mothe, la nature est magnifique, chaque détour de la rivière nous dévoile de nouveaux paysages. Au moulin de Kergueff, nous porterons nos kayaks ; le niveau d’eau étant trop élevé pour que nous puissions passer sous la passerelle.

Au final, ce samedi nous a offert une navigation pleine de belles images et nous sentons que les progrès techniques commencent à bien s’additionner, sous l’impulsion progressive et continue de Marco.

 

Dimanche 9 mars, le Bas Ellé, bis !
Déjà la veille au soir, notre moniteur insistait sur la richesse qu’était la cohésion de notre groupe. Aussi quand Marco et Cyrille ont, de visu, jaugé la difficulté d’une navigation aux Roches du diable, ils ont préféré renoncer, plutôt que de diviser notre groupe en n’y emmenant que ceux qui parmi nous possédait l’expérience nécessaire à ce niveau de difficulté.

Alors qu’on était là, à observer, nous avons vu des nageurs en eau vive descendre les Roches. C’était intéressant de voir qu’ils suivaient un parcours identique à celui que nous aurions choisi, ainsi que des techniques identiques à celles que nous aurions mises en œuvre : bacs, stops dans les contre-courants et reprises de courant. Eux aussi se font drosser sur les roches si ils manquent de maîtrise lors d’un bac.

12:00 , on prend des forces au soleil : pain, tomates, jambon, eau, banane, pâté etc … avant d’aller nous dépenser à nouveau sur une jolie veine d’eau, la, déjà citée, « vague à Jean-Luc ». On y travaillera la technique de façon plus approfondie.

Les conseils détaillés de Marco et l’exemple qu’il nous a donné (en ralentissant, à l’extrême, ses gestes lors d’une reprise de courant), m’ont permis de comprendre le comment et le pourquoi. Mon enchaînement de gestes est moyen, mais, grâce au moniteur, je comprends mieux l’utilité et la fonction de chaque phase de l’enchaînement : élan pour franchir la zone de cisaillement qui sépare le contre-courant du courant, circulaire extérieure pour pivoter vers le courant, le corps légèrement penché en avant, le regard tourné dans la direction qu’on va prendre, gîte prononcée « les fesses vers le courant » afin que le courant ne puisse pas renverser le kayak quand il est en travers, appui de la pagaie dans le triple but de s’orienter dans le sens du courant, d’être tracté par le courant et d’obtenir un contrôle de stabilité.

Plus tard nous descendrons au sud du camping de Ty Nadan, pour surfer une belle vague statique. Cette vague à surfer suscite notre enthousiasme. Nous avons bien « donné » sur cette vague et nous n’avons conservé qu’à peine l’énergie nécessaire au retour.

Passé 16:00, le stage est terminé, nous reprenons la route de Brest, nous parlons de nos prochaines navigations en rivière, ce stage nous a fait bigrement progresser et nous donne l’appétit d’aller plus loin. Franchement, on s’est bien éclaté, on a travaillé ensemble dans un plaisir constant  !

Merci Marco !

 

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Descente du haut Élorn

Mercredi 26 février, nous nous mettons à l’eau sous le pont le plus proche de la gare SNCF de Landivisiau. Le soleil est de la partie et va illuminer la totalité du parcours de descente du haut Élorn que nous ont concocté Cyrille et Mathieu du CKB. La veille, Marc Monier, Moniteur BE du CKB avait validé ma Pagaie Verte Eau Calme FFCK

Nous sommes 6, chacun à des obligations et nous devrons rentrer à Brest vers 12:00.

On alterne bacs, stops et reprises jusqu’au « bourrelet de mémé ». Là, Cyrille et Mathieu nous montrent comment surfer la vague en question. Pas évident d’être à deux côte à côte sur cette vague, alors nous y allons l’un après l’autre.

Lors du parcours, nous devrons faire trois petits portages pour contourner des arbres abattus sur la rivière par le dernier coup de vent.

Nous terminerons par quelques jeux dans la veine d’eau, à la « Poubelle verte », où nous débarquerons.

 

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Randonnée en kayak de mer dans la plus grande rade de Bretagne

Ce matin Gilbert et moi partions du port de Tinduff, direction l’anse de Moulin neuf, jusqu’à Pont Kalleg. On randonne en kayak de mer sur la plus grande rade de Bretagne, la rade de Brest.

Les couleurs de l’automne, une eau sans ride, le silence, tout cela réjouit et émerveille les citadins que nous sommes. On observera de nombreux hérons, aigrettes garzette, huîtriers pie, canards, goélands, cormorans, vanneaux, poissons qui sautent brusquement hors de l’eau, et même des nageoires dorsales de mulets qui se dandinent en petit groupe, dans bien peu d’eau.

Après Pont Kalleg, nous partons vers la pointe de Rostiviec, puis l’anse du Moulin du Pont, la Baie de Lanveur, la rivière de Daoulas, comme ça jusqu’à Daoulas.

Il est 13:00, nos estomacs nous rappellent qu’ils sont là. Arrivés à Daoulas, il n’y a que très peu d’eau à cette heure (30 cm maximum, près de la cale). Nous craignons que si nous pique-niquons à Daoulas, nous restions coincés, car la marée descend encore.

Nous rebroussons donc chemin pour aller pique-niquer à Kerloziou. Le repas nous requinque, on contemple la baie de Lanveur, embellie par les jaunes de l’automne. Continuer la lecture

La gîte latérale, se dégager d’une cravate

Samedi matin, après nous avoir fait travailler le stop, puis la reprise dans le courant, Jean-Yves Colin, moniteur (B.E.) au club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau, nous indique comment nous dégager d’une cravate en rivière.

Une cravate est un blocage très dangereux, qui survient quand le courant presse notre kayak contre un obstacle. Si le courant est fort et que le kayak plie, le kayakiste ne peut plus de dégager seul et il risque alors la noyade. Si le kayak est pressé contre un arbre couché sur la rivière, la force du courant peut enfoncer le kayakiste sous l’arbre et ses branches, faisant courir un danger mortel de noyade au kayakiste.
Si le kayakiste regarde bien au loin, devant lui, quand il descend une rivière, ce danger est visible et prévisible, on peut donc éviter ce danger et le gérer au mieux. Si on est le premier kayakiste à voir la danger, on prévient les autres.

Jean-Yves descend la rivière en kayak, il nous montre comment, alors qu’il se trouve en travers du courant, il se penche latéralement vers l’obstacle qu’il va rencontrer, c’est à dire qu’il gîte (il incline son kayak latéralement) en montrant ses fesses au courant, il prend alors appui sur l’obstacle avec la main, puis il se dégage sur le coté. Ce dégagement se fait en montrant constamment ses fesses au courant, afin que l’eau ne puisse pas monter latéralement sur le pont du kayak, ce qui retournerait le kayak. Jean-Yves cesse de gîter, dès que son kayak ne se trouve plus en travers du courant. Continuer la lecture

Descente en kayak du Bas Ellé

Samedi 9 novembre, les clubs de kayak de Bretagne de Pouhinec et de la cité du Ponant étaient invités par le club de Quimperlé à descendre, en deux fois, le Bas Ellé, à partir de Pont Ty Nadan. Le matin nous étions 30 kayakistes à descendre du club de la Mothe à Quimperlé. L’après midi nous serons 42 à faire le parcours de Pont Ty Nadan au club de la Mothe.

Quelques passages était plus ludiques que d’autres, comme ceux du Moulin des Goreds et du Moulin du Fourden. Les marches et descentes en paliers, communes à ces lieux, nous ont donné des occasions de jeux, de bains, de récupérations et d’esquimautages.

Le club de Quimperlé nous a finalement tous conviés, moniteurs encadrants et participants, à conclure cette riche journée autour d’un petit verre de cidre.  Continuer la lecture

l’ Elorn, première descente de la saison

samedi 2 novembre, c’est ma première descente de l’Elorn avec le club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau. Le niveau d’eau, comme le débit, sont encore faibles, ce qui permet une reprise de l’activité en douceur. Notre descente allait de la « Poubelle verte » jusqu’à la glissière, soit 5 km.

Nous effectuons notre mise à l’eau à la « Poubelle verte », on commence par quelques bacs, puis nous entamons notre descente en kayak de rivière. Nous retrouvons Aurélie, Mathieu et Romain, du CKB, à « la marche ». On poursuit vers la « baignoire à Denise ». Après de nombreux stops, bacs et reprises de courant, le parcours se terminera 3 heures plus tard à la glissière où, bien involontairement, je ferai mon quatrième et dernier esquimautage de la matinée.  Continuer la lecture

De Brest à Landerneau par l’ Elorn

3 juin 2013, randonnée en kayak de mer, de Brest à Landerneau par l’Elorn
18 milles nautiques,
PM à 14:06,
vent ENE 10 à 16 noeuds,
Coefficient 55.

 

Départ en kayak de mer de la cale de l’Adonnante à 10:50 avec la fin du flot et vent debout, arrivée à 13:50  Continuer la lecture

Les Alligators jouent sur l’ Elorn

La rivière me plaît beaucoup, je veux progresser rapidement aussi, le samedi 23 février 2013, je rejoins le groupe des adultes du samedi matin du club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau. Avec eux, je joue en kayak de rivière sur l’Elorn. Sur la photo suivante, on nous voit face à la marche du lieu-dit « la poubelle verte ».  Continuer la lecture

Initiation au slalom sur l’ Elorn

Le mercredi 13 février 2013, Marc le moniteur du CKB organise pour nous, sur l’Elorn, une initiation au parcours de slalom à Landerneau. Les kayakistes doivent passer entre les portes, dans le sens indiqué par la couleur et sans toucher les fiches. Les portes sont matérialisées par des fiches bicolores (blanche et verte ou blanche et rouge). Selon la couleur de la porte, la porte doit être prise dans le sens du courant (porte blanche et verte) ou en remontant le courant (porte blanche et rouge). Peu à peu, notre groupe acquiert la technique de la gîte et nos bains se font plus rares. Continuer la lecture

Sur l’ Elorn, premiers bains en rivière

Le mercredi 23 janvier 2013, le CKB organise une sortie kayak sur l’Elorn. Pour nous qui découvrons le kayak de rivière, ce sont les premiers bains dans une rivière à 8°. Nous utilisons des kayaks « Idaho » (kayaks de rivière de 3,18 mètres de long sur 60 cm de large, fabriqués par la société Rotomod). Heureusement ces kayaks sont pourvus de bouchons de vidange qui facilitent le vidage de l’eau emmagasinée dans l’habitacle après un bain.

Nos bains surviennent à chaque fois que nous faisons une faute de gîte, alors que notre kayak fait un angle avec le courant ou le contre-courant. Quand on fait gîter le kayak en montrant ses fesses au courant ou au contre-courant, l’eau passe sous le kayak. Sans cette gîte, l’eau passe sur le kayak et renverse le kayak immédiatement. Je me rappelle que lors de cette première sortie en rivière, j’ai fait une dizaine de fautes de gîtes qui ont entraîné une dizaines de bains.  Continuer la lecture

Kayak de rivière en rade de Brest

Le mercredi 19 décembre 2012, notre cours de cette semaine consistait en une sortie en rade de Brest en kayaks de rivière (Idaho de RTM), avec Marc, moniteur du CKB. Le kayak de rivière étant plus court  (3,18 mètres pour un Idaho) que le kayak de mer (5,21 mètres pour un Aquanaut club), il  tourne plus facilement. En revanche, l’Idaho demande plus d’attention pour maintenir un cap. A ce titre cette sortie a fortement sollicité notre nouvelle habileté à tenir une route droite.

La semaine précédente, Marc Monnier, moniteur B.E. au CKB, avait fait passer la « Pagaie Jaune, tous milieux (mer, rivière, eau calme) FFCK » à notre groupe d’adultes du mercredi matin. Continuer la lecture