Récupérations en kayak de mer à la pointe du Raz

Repères pour les kayakistes de mer à la pointe du Raz : Trou de souris, Gorleik, Trouz Yar, Gorle Greiz, La Vieille, La Plate.
Repères pour les kayakistes de mer à la pointe du Raz : Trou de souris, Gorleik, Trouz Yar, Gorle Greiz, La Vieille, La Plate.
Armel joue en kayak de mer dans le Raz de Sein.
Armel joue en kayak de mer dans le Raz de Sein.

Samedi 5 août, Armel et moi co-voiturons vers le Cap Sizun. Un Pilgrim et un Romany Sport PE sont sur le toit du fourgon d’Armel.
Suite à ma demande, Samuel Debiesse, l’un des moniteurs du Centre Nautique de Plouhinec, m’a invité à une sortie du club, objectif : jeux et récupérations à la pointe du Raz.

Les conditions :
Samuel nous avait choisi des conditions idéales : début de marée montante par petit coefficient de 57, avec une houle de 1,5 mètre, s’affaiblissant à 1 mètre. Il y avait un peu de vent, du 5 Bft mollissant à 3 Bft. Vent dont l’impact se ressentait surtout en terme de température et non en gêne pour la navigation ou le jeu. Le coefficient de 57, occasionnait de larges zones d’abri, et pas, ou peu, de zones de cisaillement.
D’excellentes conditions pour une sortie engagée, mais plutôt facile pour des habitués de la « salle de jeu ». Continuer la lecture de « Récupérations en kayak de mer à la pointe du Raz »

Stage pagaie rouge, randonnée en kayak de mer à l’île de Bréhat en Bretagne nord

Nous montons un kayak de mer sur le récif, photo de Jean Marc Terrade.
Nous montons un kayak de mer sur le récif, photo de Jean Marc Terrade.

Ce lundi 26 juin 2017 à 14h, nous sommes 5 stagiaires : Séverine, Hervé J., Hervé L., Christian, et moi, à nous retrouver à Porz Even avec nos kayak de mer.

Il y a un mois, en vue de passer la pagaie rouge, Hervé L. et moi avions demandé à Jean Marc Terrade si il pouvait organiser un stage avec des coefficients élevés, afin que nous puissions travailler les compétences définies par la FFCK : technique, sécurité et environnement. 

Les pagaies couleurs de la FFCK valident des compétences au moyen d’une grille d’évaluation. Peu à peu les différentes fédérations et associations européennes tendent à harmoniser leurs grilles d’évaluation.
Fiche d’évaluation « pagaie rouge randonnée mer » de la FFCK. Continuer la lecture de « Stage pagaie rouge, randonnée en kayak de mer à l’île de Bréhat en Bretagne nord »

Musculation et gainage pour kayakistes

étirements pour kayakistes.
étirements pour kayakistes.

Voici quelques vidéos d’exercices de musculation et de gainage, adaptés aux kayakistes. Commencez par un échauffement en douceur, ensuite n’oubliez pas qu’un étirement ne doit jamais faire mal, on doit sentir l’effort mais pas la douleur.

Pour l’échauffement, voir la page de Bruno Julien : http://www.kayak-univers.com/index.php?categorie=pratique&rubrique=echauffement_kayak

 

Voici un florilège d’exercices : Continuer la lecture de « Musculation et gainage pour kayakistes »

Échelle de Douglas, état de la mer

Échelle de Douglas, SHOM, une échelle à connaitre quand on pratique le kayak de mer.
Échelle de Douglas, SHOM, une échelle à connaitre quand on pratique le kayak de mer.

Quand on pratique le kayak de mer de randonnée, toute balade ou randonnée se prépare en consultant les bulletins météo français (Météo France) et/ou anglais (Met Office). Ces bulletins météo donnent la force du vent en utilisant l’échelle de Beaufort. Ils indiquent l’état de la mer (hauteur des vagues) en utilisant l’échelle de Douglas qui définit 9 états de la mer :
0 — calme – pas de vagues
1 — ridée – vagues de 0 à 0,1 mètre
2 — belle – vagues de 0,1 à 0,5 mètre
3 — peu agitée – vagues de 0,5 à 1,25 mètre
4 — agitée – vagues de 1,25 à 2,5 mètres
5 — forte – vagues de 2,5 à 4 mètres
6 — très forte – vagues de 4 à 6 mètres
7 — grosse – vagues de 6 à 9 mètres
8 — très grosse – vagues de 9 à 14 mètres
9 — énorme – vagues de 14 mètres et plus

Continuer la lecture de « Échelle de Douglas, état de la mer »

Stage Pagaie Bleue kayak de mer de randonnée, en Bretagne avec Agnès Penisson

Stage pagaie bleue de kayak de mer avec Agnès Penisson.
Stage pagaie bleue de kayak de mer avec Agnès Penisson.

Ce long week-end de fin octobre, j’ai suivi le stage « Pagaie Bleue Mer » organisé par Agnès Penisson de https://planetekayak.fr/.

Pour les kayakistes de mer intéressés par cette formation, voyez cette page : https://planetekayak.fr/project/niveau-3-pagaie-bleue-3-star/ et la « Fiche d’auto évaluation Pagaie Bleue Mer » publiée par la FFCK.

Voyez aussi la page « Stars et Coachs de la B.C.U.  » du site CK/mer, page qui vous permet d’évaluer votre niveau avec ces tests : http://www.ckmer.org/index.php?option=com_content&view=article&id=225 développées par la B.C.U. http://www.bcu.org.uk/ depuis 1987. Les « Star Tests » ressemblent aux tests « Pagaies couleurs » de la FFCK. Ces tests décrivent une succession de « savoirs faire » organisés en ensembles qui constituent différents niveaux ou étapes d’une progression cohérente.

Notre groupe de huit stagiaires logeait au Gîte du Moulin de Keranraix http://gitekeranraix.com/.

Les sites choisis étaient splendides. Samedi nous naviguions en kayak de mer entre Beg Douar et Locquirec. Dimanche, nous avons pique-niqué sur la plage d’une petite île au large de Trébeurdeun. Lundi, à la fin du stage, le debriefing s’est effectué dans un cadre de rêve, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, le tout avec un généreux soleil d’automne. Continuer la lecture de « Stage Pagaie Bleue kayak de mer de randonnée, en Bretagne avec Agnès Penisson »

Exercices techniques en kayak de mer

Contact Tow de Whetman Equipment
Contact Tow de Whetman Equipment

Lors de ma dernière randonnée à Ar-men, avec RKM56, j’ai eu l’impression d’achever une deuxième étape dans mon apprentissage du kayak de mer.
J’ai déjà ressenti le petit vide laissé par l’accomplissement d’un but longtemps désiré. La dernière fois, c’était à la fin des années 1970, quand j’obtenais mon premier prix de guitare au Conservatoire de Région de Saint-Maur-des-Fossés.

J’ai commencé le kayak en septembre 2012, et je situe précisément le début de mon autonomie à ma randonnée d’Argenton à l’île Guénioc  en mai 2013. Ma randonnée à Ar-men, c’était le mois dernier, en mai 2016, cette deuxième étape a donc duré 3 ans.

J’ai fait le bilan de mes navigations en kayak de mer en Bretagne et je vois qu’il me reste à parcourir 6 étapes : du Cap Fréhel à L’arcouest, du Sillon de Talbert à Ploumanac’h, de l’île de Siec à l’ïle Vierge, de la pointe de Dinan à Pors Perron, de Pors Loubous au Guilvinec et de la pointe de Penvins à Pénestin pour boucler ma découverte des côtes de Bretagne.

 

Je sens aujourd’hui qu’il me faut explorer de nouveaux aspects du kayak de mer, des aspects auxquels je ne me suis pas encore confronté. Il me faut approfondir les techniques de sécurité, gagner plus de maitrise de l’équilibre en kayak. Continuer la lecture de « Exercices techniques en kayak de mer »

Stage kayak de mer de randonnée en Bretagne, mai 2015, avec Planete Kayak

Stage de perfectionnement en kayak de mer à Bréhat avec Agnès Penisson.
Stage de perfectionnement en kayak de mer à Bréhat avec Agnès Penisson.

 

Bonjour à tous,
les 8, 9 et 10 mai, je suis le stage de perfectionnement d’Agnès Penisson.

– Lieux de navigations : toujours en fonction des conditions météo et des sites requis pour la formation.

A priori, nous naviguerons en Bretagne nord, à Plestin-les-Grèves, près de l’île Grande et Trébeurden.

Si cela vous tente aussi, Je crois qu’il reste une place. 🙂

 

Pour participer à ce stage, contactez :
Planete Kayak
Agnès Penisson
www.planetekayak.fr

Ajout du 11 mai 2015 :
Le stage de perfectionnement en kayak de mer avec Agnès Penisson des 8, 9 et 10 mai 2015 était super. J’ai du grain à moudre pour plusieurs mois. J’ai acquis de nouveaux savoirs qui vont, non seulement me permettre des progrès, mais aussi m’éviter des blessures (grâce à des gestes plus ergonomiques). Continuer la lecture de « Stage kayak de mer de randonnée en Bretagne, mai 2015, avec Planete Kayak »

Préparer une randonnée en kayak de mer en Bretagne. Avec les cartes marines, annuaires et atlas des courants de marée, bulletins météo et check list.

Kayaks de mer en randonnée dans le chenal du Four.
Kayaks de mer en randonnée dans le chenal du Four.

Voici les différentes étapes de préparation d’une randonnée en kayak de mer en Bretagne. Pour chacune de ces étapes, il existe des ressources en ligne  :

1 Consulter la météo pour les jours à venir et noter le dernier bulletin météo marine pris avant le départ.

2 Consulter la ou les cartes marines de la zone de navigation pour repérer les points de départ et d’arrivée ainsi que les distances.

3 Noter les heures des marées du port de référence de l’atlas des courants ainsi que le coefficient, pour le ou les jours de navigation. Notez aussi les horaires de lever et coucher du soleil.

4 Consulter l’atlas des courants de marées correspondant à la zone de navigation pour trouver le moment idéal pour effectuer la navigation.

5 Calculer les vitesses et caps vrais en fonction des courants.

6 Noter les informations pouvant être utiles en mer :
– canal VHF du sémaphore de la zone de navigation,
– numéro de téléphone du sémaphore de la zone de navigation,
– horaire(s) de diffusion des bulletins météo diffusés par le CROSS de la zone de navigation (les diffusions des bulletins sont annoncées, quelques minutes avant, sur le canal 16).

 

Continuer la lecture de « Préparer une randonnée en kayak de mer en Bretagne. Avec les cartes marines, annuaires et atlas des courants de marée, bulletins météo et check list. »

Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer

Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer
Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer

En randonnée ou balade en kayak de mer, le vent et le bruit des vagues ne permettent parfois que de communiquer par VHF, coups de sifflet ou par des signaux avec les bras ou la pagaie.

Le mieux, avant le départ, est de vous assurez que ces signaux soient connus par tous les membres de votre groupe. Si votre signe n’est pas vu, attirez l’attention par un bref coup de sifflet. Les premières personnes à voir un signal se doivent de le reproduire auprès des autres membres du groupe, ce qui confirme aussi que le message est bien reçu.

Les signaux sonores et visuels suivants on été relayés par Udo Beier, PKI et CK/mer.

Signaux sonores : ( Le coup bref dure 1 seconde environ – Le coup long dure 5 secondes environ)
– 1 coup bref : « Faites attention »
– 2 coups brefs : « Venez près de moi », Suivez-moi », « Au secours, j’ai besoin d’aide ».
– 1 coup long : « Attendez-moi », « Stop, cessez de pagayer », « Danger, ne vous approchez pas de moi ».
– 1 émission continue : « Mayday », « m’aidez, m’aidez » « Au secours ».

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Agrandir l’image des signaux de pagaie dans un nouvel onglet pour l’imprimer ou la sauvegarder Continuer la lecture de « Signaux sonores et visuels d’urgence, pour la communication en kayak de mer »

Stage sécurité en kayak de mer avec Christian Scalbert, en Bretagne nord

Une kayakiste en hypothermie, les secours partent dare-dare en kayak de mer.
Une kayakiste en hypothermie, les secours partent dare-dare en kayak de mer.

Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, nous sommes 18 à suivre le stage sécurité en kayak de mer que Manche-Ouest.org organise en Bretagne, à Trégastel, sous la houlette de Christian Scalbert.

Cette formation abordait toutes les techniques de récupération en mer, la notion de radeau, l’assistance d’une personne blessée, l’utilisation du matériel de sécurité.

En préambule, Christian Scalbert nous parle des risques d’hypothermie en mer, et particulièrement de ce que doivent faire et ne pas faire les sauveteurs. Christian insiste sur le fait « qu’il ne faut en aucun cas frictionner ou masser une personne en état d’hypothermie ». La friction activerait une circulation sanguine, heureusement ralentie par la vasoconstriction, et amènerait le froid périphérique au cœur du corps, là où se trouvent les organes vitaux (cerveau, appareil digestif, appareil respiratoire, le cœur). Le corps, par le mécanisme physiologique de la thermorégulation, conserve toute la chaleur qu’il peut préserver dans les zones des organes vitaux. Une friction sur la personne en hypothermie aurait pour résultat de réchauffer la peau, la périphérie, au détriment des organes vitaux. Le refroidissement des organes vitaux entraînerait la mort de la personne en hypothermie.

Contrairement à une idée reçue, le risque majeur du kayakiste après un chavirage, n’est pas la noyade, mais bien l’hypothermie.

Au sujet de l’hypothermie, voici un texte de Guy Cloarec très utile aux kayakistes, à lire attentivement et entièrement : http://www.manche-ouest.org/fr/kayak-de-mer/coaching/153-lhypothermie-un-dossier-de-guy-cloarec Continuer la lecture de « Stage sécurité en kayak de mer avec Christian Scalbert, en Bretagne nord »

Kayak de mer ardent, neutre, mou

On dit d’un kayak de mer qu’il est ardent quand, le tirant d’eau de la moitié avant est plus important que le tirant d’eau de la moitié arrière. C’est à dire quand la partie avant du kayak est plus immergée que la partie arrière.
L’ancrage de la pointe avant est considérablement accru en marche avant. Alors qu’on avance en pagayant, la partie avant du kayak se trouve ancrée par la pression que l’eau exerce sur l’avant de la coque, alors que la partie arrière de la coque se trouve d’autant libérée par les mouvements d’échappement de l’eau. Quand une coque avance dans la mer, la partie immergée crée une zone de pression à l’avant et une dépression à l’arrière. Le kayakiste étant assis au milieu du kayak, son poids, comme sa prise au vent, ne modifient que peu le comportement du bateau pour ce qui concerne les différences, ou égalités, de tirant d’eau des parties avant et arrière.

Les différences de comportements entre le kayak de mer ardent (avant plus immergé que l’arrière), le kayak de mer mou (arrière plus immergé que l’avant) et le kayak de mer neutre (avant et arrière également immergés) vont se modifier lors de la navigation, la vitesse du kayak changeant le comportement du kayak.

 

Nous allons comparer les comportements de différents types de kayaks lors d’une navigation par vent de travers.

Si le kayak ardent avance avec un vent de travers : l’arrière, qui est moins ancré que l’avant, va déraper sous la poussée latérale du vent. Le kayak ardent pivote alors sur un axe situé à l’avant du kayak : le vent éloigne la pointe arrière, amenant la pointe avant du kayak vers la source du vent. Le kayak se retrouve vent debout, on dit que le kayak lofe.

Le lof du kayak ardent est facile à compenser par l’emploi de la dérive.
La dérive du kayak de mer, dont l’immersion est réglable par une manette placé sur le bord de l’hiloire, permet de doser l’augmentation de l’ancrage de l’arrière. Plus le vent de travers est fort, plus on sort la dérive.
Augmenter l’ancrage de l’arrière du kayak ardent empêche l’arrière de déraper et permet de garder son cap par vent de travers.

A ce sujet, voir : Le comportement d’un kayak en mer de Jean-Marc Terrade, ce document prend en compte la vitesse du kayak, vitesse qui influe sur le déplacement du centre de gravité du kayak.
Visitez le site Internet de Jean-Marc Terrade à : http://www.interactions-pleinenature.org/

 

Croquis illustrant les trois comportements types des kayaks de mer (ardent, neutre, mou) en fonction de la coque : 

Kayak de mer ardent, le tirant d'eau est plus grand à l'avant. Kayak de mer neutre, le tirant d’eau de l’avant est identique à celui de l’arrière. Kayak de mer mou, le tirant d’eau est plus grand à l’arrière.
Kayak de mer ardent, le tirant d’eau est plus grand à l’avant. Kayak de mer neutre, le tirant d’eau de l’avant est identique à celui de l’arrière. Kayak de mer mou, le tirant d’eau est plus grand à l’arrière.

Continuer la lecture de « Kayak de mer ardent, neutre, mou »

Notions de base pour une navigation à l’estime en kayak de mer, par Jean-Marc Janvier

Jean-Marc (photo de Josée)
Jean-Marc (photo de Josée)


Notions de base pour une navigation à l’estime en kayak de mer. Par Jean-Marc Janvier – Paru en mai 1995 dans le numéro 66 du bulletin CK mer

Ce PDF est ajouté à ce blog avec l’aimable autorisation de Jean-Marc Janvier.
Vous pouvez également publier ce document sur votre site ou blog, pourvu que vous demandiez préalablement à Jean-Marc Janvier son autorisation pour le faire.

(Ce document a été utilisé par la Fédération Française de Canoë-Kayak (FFCK) pour la formation de ses moniteurs de kayak de mer.)

 

Stage des aspirants moniteurs de kayak de mer en Bretagne à Telgruc-sur-Mer

Une récupération en T sur un kayak de mer avec les aspirants moniteurs à Telgruc avec David Appéré et le CDCK29.
Une récupération en T sur un kayak de mer avec les aspirants moniteurs à Telgruc avec David Appéré et le CDCK29.

Samedi 19 avril 2014, après un briefing concernant le matériel de sécurité adapté à notre activité de ce matin, David Appéré nous invite à une partie de rase-cailloux en kayak de mer. Le lieu s’y prête, il y a de quoi s’amuser. David désignera tour à tour plusieurs d’entre nous comme responsables du groupe. Lors du debriefing, il nous confiera qu’il a organisé notre navigation de façon à nous faire réfléchir à la manière d’encadrer un groupe lors d’une sortie rase-cailloux : quel est le rôle du responsable de la sortie, comment mesure-t-il les dangers et comment met-il en place une sécurité ? Le responsable de la sortie n’agit pas de la même façon selon qu’il connait bien la zone de navigation ou selon qu’il la découvre. Dans les deux cas, David nous indique les différentes options à mettre en oeuvre.

En dehors du fait que nous suivons cette formation qui va booster notre progression, on apprécie le lieu de toute beauté où nous évoluons ce matin. Cette journée à Telgruc-sur-Mer est la deuxième étape d’une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Plougonvelin (Filou), Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François),  et Telgruc (Christian et Titou).

Une auto-récupération en kayak de mer avec les aspirants moniteurs.
Une auto-récupération en kayak de mer avec les aspirants moniteurs.

A l’issue de notre pique-nique au gîte du Centre Nautique de Telgruc. David nous parle de la particularité d’encadrer des adultes (qui souvent ont les uns et les autres des attentes bien différentes) il nous parlera de l’utilité de déléguer et d’impliquer l’ensemble des participants à la sécurité du groupe. Beaucoup d’adultes rejettent l’autorité et préfèrent être amenés à concourir aux consignes plutôt qu’à obéir aux consignes. David nous questionnera sur les principales dispositions de la Division D240, le texte légal qui définit les dispositions en matière de sécurité et de prévention de la pollution applicables aux navires de plaisance, à usage personnel ou de formation, d’une longueur de coque inférieure à 24 m. Catégorie à laquelle appartiennent les kayaks de mer. Ce texte définit les éléments déterminants des bateaux comme :
La flottabilité,
Le matériel d’armement,
Le moyen de remonter à bord,
Les limites de navigation,
Les attestations de conformité,
Des nouveaux documents administratifs (manuel du propriétaire, RIPAM…),
Dérogation relative aux activités encadrées dans les établissements agréés jeunesse et sports.
Vous pouvez télécharger gratuitement le RIPAM (Règlement international pour prévenir les abordages en mer) en deux volumes au format PDF, sur le site du SHOM http://diffusion.shom.fr/catalogsearch/advanced/result/?price[to]=0 Il y a un volume pour le texte et un autre pour les planches.
Continuer la lecture de « Stage des aspirants moniteurs de kayak de mer en Bretagne à Telgruc-sur-Mer »

Stage des aspirants moniteurs en Bretagne aux Roches du Diable

Aspirants moniteurs aux Roches du Diable.
Aspirants moniteurs aux Roches du Diable.

Samedi 12 avril 2014, la hauteur d’eau est de 0,74 m à la Loge Coucou.  Sept kayakistes du Finistère descendent l’Ellé aux Roches du Diable, sous la houlette de Vincent Salmon, moniteur de kayak du CKCQ (Canoe Kayak Club de Quimperlé).

Cette descente de l’Ellé ouvre une formation « aspirants moniteurs » étalée sur plusieurs sessions. Elle réunit aujourd’hui des kayakistes venant des clubs de kayak de Brest (Morgane, Guillaume et Jean-François), Landerneau (Soizic et Mathieu) et Telgruc (Christian et Titou).

Vincent nous explique que le moniteur se place toujours entre l’éventuel danger et son groupe. Le moniteur connait la zone sur laquelle il encadre la navigation, il connait ses dangers (cravates, rappels, siphons, peignes). Dangers qui différent ici, selon le niveau d’eau (quand la hauteur d’eau à la Loge Coucou se situe entre 1 m et 1,40 m la navigation sur l’Ellé aux Roches du Diable correspond à une rivière de classe 4. Au dessous d’1 m, le passage des Roches correspond à une rivière de classe 3). Continuer la lecture de « Stage des aspirants moniteurs en Bretagne aux Roches du Diable »

Le vent en kayak de mer, conversion Beaufort-Nœuds-Km/h

Pour comprendre les bulletins de la météo marine et ainsi pratiquer le kayak de mer en kayakiste averti, il est nécessaire de connaître les effets du vent sur la mer. Les effets du vent sont décrits par l’échelle de Beaufort qui compte 12 degrés, allant de la très légère brise jusqu’à l’ouragan. L’état de la mer, la hauteur de vagues, est quand à lui, décrit par l’échelle de Douglas qui compte 9 degrés.

Bulletin de Météo France du 8 décembre 2016, pour la zone de Casquet-Ouessant  :
Vent : Sud à Sud-Ouest 5 à 6, mollissant 4 à 5 demain après-midi.
État de la mer : Mer agitée à forte avec houle de Sud-Ouest.
Temps sensible : Bruine ou pluies faibles demain.

Concernant cette journée du 8 décembre 2016, nous voyons que Météo France prévoit un vent de 5 à 6 Beaufort (soit un vent de 17 à 27 nœuds) de Sud à Sud-Ouest.

Un Bulletin météorologique spécial est émis par Météo France dès que le vent atteint ou est prévu atteindre ou dépasser la force 7 Beaufort.

Pour mémoriser l’échelle de Beaufort, mémorisez cette suite de 12 nombres : 1, 4, 7, 11, 17, 22, 28, 34, 41, 48, 56, 64 qui correspond aux seuils des degrés de l’échelle de Beaufort exprimés en nœuds.

Échelle de Beaufort, kayak de mer.
Échelle de Beaufort, kayak de mer.

 

Météo France utilise dans ses bulletins de météo marine les qualificatifs suivants pour décrire le vent :
vent faible ou léger : 0 à 2 Beaufort
vent modéré : 3 à 5 Beaufort
vent assez fort : 6 Beaufort
vent fort : 7 à 8 Beaufort
vent très fort : 9 Beaufort
vent violent : 10 à 12 Beaufort

 

Les allures du vent.
Les allures du vent.

L’action du vent se conjugue avec les autres facteurs de l’état de la mer, selon les circonstances du moment. Par exemple, si le vent s’oppose au courant, la mer lève et devient plus éprouvante à naviguer que si le vent et le courant sont orientés dans la même direction.
L’état de la mer en un point donné, à un moment donné, dépend certes du vent, mais aussi de la marée, de la houle, du relief et de la configuration des fonds marins. Le vent peut être accéléré par les reliefs locaux, comme quand il rencontre une résistance (pointe) ou quand il passe par des passages étroits (goulets ou vallées). A ce sujet voir l’article de Wikipédia sur l’effet Venturi.

Au sujet de l’effet mesuré du vent sur une de mes navigations, voyez cet article : http://www.randokayak.com/2017/01/20/les-dangers-de-la-vase-en-kayak-de-mer/#EffetDuVentEnKayak

Plus précis et plus expérimenté, Étienne nous dit que :
Sous 4 Bft , Étienne ne tient pas ou peu compte de la poussée du vent sur le kayak de mer
à 4 Bft, le vent exerce une poussée sur le kayak de mer de plus de 0,5 nœud
à 5 Bft, le vent exerce une poussée sur le kayak de mer de plus de 1 nœud
à 6 Bft, le vent exerce une poussée sur le kayak de mer de plus de 2 nœuds
à 7 Bft, le vent exerce une poussée sur le kayak de mer de plus de 3 nœuds
Étienne prend en compte le vent quelque soit sa direction :
– latéral :  calcul dérive
– de face :  réduction de la vitesse de progression
– arrière :  augmentation de la vitesse de progression.
D’après http://www.kayakistesdemer.org/viewtopic.php?f=66&t=12700

Continuer la lecture de « Le vent en kayak de mer, conversion Beaufort-Nœuds-Km/h »

Double récup, 2 kayakistes à la mer

Exercices de sécurité en kayak de mer
Exercices de sécurité en kayak de mer

Aujourd’hui à 14:00, Gilbert et moi avions deux objectifs :
– naviguer en kayak de mer au port de commerce puis au port de plaisance du Château,
– tester, en fin de sortie, la recette de la double récupération mutuelle dite « 2 kayakistes à la baille ».

Mer d’huile, peu de nuages, alors que deux remorqueurs amènent un bateau en forme de radoub, nous nous dirigeons vers le port de commerce de Brest (Finistère).

Nous longeons le port de commerce, où sont dressées les grues jaunes à robes bleues qui jalonnent les quais. Au fur et à mesure nous verrons, le Raymond Croze (navire câblier d’Orange Marine), le Nordic Trine (tanker), le Captain Tsarev (en carafe à Brest), le Thalassa (navire océanographique d’IFREMER), le Fromveur (navire à passagers qui relie Molène et Ouessant au continent), l’Attentif (remorqueur portuaire), la Recouvrance (réplique d’une goélette de 1817) et l’Abeille Bourbon (remorqueur de haute mer basé à Brest, il assure la sécurité du rail d’Ouessant).

Nous prendrons le chemin du retour après avoir visité le port de plaisance du Château (sa capacité, ajoutée à celle du port de plaisance du Moulin Blanc, fait de Brest le premier port de plaisance de Bretagne). Passé le polder, nous croiserons deux pirogues du CKB qui partent pour un parcours d’entraînement.

A quelques mètres de la cale du Spot Iroise, nous commencerons les exercices de sécurité :
– un échange de kayaks en mer,
– un esquimautage,
– puis nous testerons, pour la première fois, la recette du « deux kayakistes à la baille ». Continuer la lecture de « Double récup, 2 kayakistes à la mer »

La gîte latérale, se dégager d’une cravate en kayak

Kayak, se dégager d'une cravate en rivière.
Kayak, se dégager d’une cravate en rivière.

Samedi matin, après nous avoir fait travailler le stop, puis la reprise dans le courant, Jean-Yves Colin, moniteur (B.E.) au club de canoë-kayak des Alligators de Landerneau, nous indique comment nous dégager d’une cravate en rivière.

Une cravate est un blocage très dangereux, qui survient quand le courant presse notre kayak contre un obstacle. Si le courant est fort et que le kayak plie, le kayakiste ne peut plus de dégager seul et il risque alors la noyade. Si le kayak est pressé contre un arbre couché sur la rivière, la force du courant peut enfoncer le kayakiste sous l’arbre et ses branches, faisant courir un danger mortel de noyade au kayakiste.
Si le kayakiste regarde bien au loin, devant lui, quand il descend une rivière, ce danger est visible et prévisible, on peut donc éviter ce danger et le gérer au mieux. Si on est le premier kayakiste à voir la danger, on prévient les autres.

Jean-Yves descend la rivière en kayak, il nous montre comment, alors qu’il se trouve en travers du courant, il se penche latéralement vers l’obstacle qu’il va rencontrer, c’est à dire qu’il gîte (il incline son kayak latéralement) en montrant ses fesses au courant, il prend alors appui sur l’obstacle avec la main, puis il se dégage sur le coté. Ce dégagement se fait en montrant constamment ses fesses au courant, afin que l’eau ne puisse pas monter latéralement sur le pont du kayak, ce qui retournerait le kayak. Jean-Yves cesse de gîter, dès que son kayak ne se trouve plus en travers du courant. Continuer la lecture de « La gîte latérale, se dégager d’une cravate en kayak »

Réglementation du kayak de mer en France

Réglementation du kayak de mer en France, équipement et vêtements pour le kayak de mer

Voici le lien vers le texte de la Division 240, consolidée le 12 décembre 2014, applicable à compter du 1er mai 2015. Dans ce document, en plus des conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, vous trouverez, page 15, le tableau qui résume les dispositions d’embarquement du matériel d’armement et de sécurité en fonction de votre éloignement d’un abri.

Pour les constructeurs amateurs de kayaks, il leur faut tenir compte du texte de la Division 245, applicable à compter du 1er septembre 2015.  Ce texte définit le référentiel technique des navires de plaisance exclus du marquage CE de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres.

Abri : Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

La réglementation, définie par la Division 240, distingue 4 types d’éloignement d’un abri, dont les deux premiers types concernent la pratique du kayak de mer  : Basique et Côtier.
Basique : jusqu’à 2 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division 240, sans obligation d’être  immatriculé aux affaires maritimes (l’immatriculation est fortement conseillée par Pagayeurs Marins).
Côtier : de 2 à 6 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement maximal d’un abri est autorisé pour un kayak de mer armé conformément à la division D240 et immatriculé aux affaires maritimes.
Semi Hauturier : entre 6 et 60 milles nautiques, d’un abri. Cet éloignement de plus de 6 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer
Hauturier : à plus de à 60 milles nautiques d’un abri. Cet éloignement de plus de 60 milles nautiques n’est pas autorisé à un kayak de mer.

 

En France, la navigation des kayaks de mer doit se faire de jour, la navigation de nuit étant interdite.

Le kayak de mer à pagaie est défini dans par la division 240 comme une embarcation propulsée par l’énergie humaine et comme un navire auto-videur.

Navire auto-videur : navire, embarcation ou engin dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videurs, les navires, embarcation ou engin dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe, un prélart, ou un capot, à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

 

En kayak de randonnée en mer à l'île de Bréhat.
En kayak de randonnée en mer à l’île de Bréhat.

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et basiques (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri)  :
– Le kayak de mer doit mesurer au minimum 3,5 mètres de long *. Il doit disposer d’une ou plusieurs réserves de flottabilité lui permettant de flotter avec la charge maximale admissible en cas d’envahissement du flotteur.
– Le kayak de mer doit avoir une ligne de vie ** sur son pourtour. Après un chavirement, la ligne de vie permet au kayakiste de rester au contact du flotteur (du kayak) : elle permet de tenir son kayak à la main. La ligne de vie permet de remonter sur l’embarcation et repartir, seul ou le cas échéant, avec l’assistance d’un accompagnant. La ligne de vie permet de maintenir sa pagaie, équipée d’un flotteur, sur le pont pour remonter à bord de son kayak. La ligne de vie offre de multiples points d’ancrage à l’avant et à proximité de l’habitacle pour fixer le bout de remorquage. La ligne de vie offre de multiples points d’accroche qui sont également indispensables pour constituer un radeau.
(Dans la pratique, il nous faut un point d’ancrage à l’avant et un autre à l’arrière, pour que notre kayak puisse être remorqué avec un bout long. Que notre kayak soit vide parce qu’on nage à côté, ou que nous soyons installé  dans le cockpit de notre kayak , mais en détresse, parce que, par exemple, nous avons perdu nos pagaies.
Quand on remorque quelqu’un qui a pris un bain dans une passe à cailloux, c’est bien de pouvoir accrocher son kayak par n’importe laquelle des deux pointes.

Il nous faut aussi un point d’accrochage à gauche et un autre à droite, pas loin du cockpit, quand on fait un radeau pour casser la croute.

Il nous faut des points d’accrochage au tiers avant, ou au tiers arrière, quand on remorque quelqu’un qui a pris un coup de froid ou qui est choqué. Dans ce cas, nous le remorquons avec un bout court. Nous remorquons aussi avec un bout court placé au tiers si nous devons passer avec notre remorqué une balise ou une pointe en présence de courant.
Si le bout est long et passé à une des pointes du remorqué : il y a un fort risque que le kayak du remorqué se retrouve en cravate sur l’obstacle.
D’où la nécessité, dans les cas où la zone est pleine d’obstacles, d’avoir un bout court qu’on va accrocher au tiers avant ou au tiers arrière, afin d’avoir la place de pagayer sur les deux cotés du radeau constitué par le remorqueur et le remorqué. Le bout court, bien mieux que le bout long, permet de surveiller le remorqué et de réagir vite si inconsciemment le remorqué bascule dans l’eau.
La ligne de vie répond parfaitement à tous ces cas de figure.)

– Le kayak de mer doit être doté d’un dispositif intégré ou solidaire de la coque permettant le calage du bassin et des membres inférieurs : siège et cales-pieds.
– Le kayak de mer doit posséder des accessoires permettant de rendre le kayak de mer auto-videur : une jupe pour l’hiloire et des bouchons étanches sur les trappes.
– Le kayak de mer doit posséder un moyen de remonter à bord pour une personne tombée à l’eau (le texte ne précise pas si le moyen de remonter à bord est « la ligne de vie », ou « la ligne de vie plus un flotteur de pagaie »).
– L’attestation de conformité à la réglementation en cours, à la date de construction, figure sur une plaque signalétique apposée à l’intérieur du kayak, si celui-ci a été construit avant septembre 2015. Si votre kayak a été construit après septembre 2015, le vendeur vous aura remis une attestation de conformité et un manuel d’utilisation.
– Le numéro d’identification du navire au format CIN doit être inscrit à l’intérieur du kayak. (Le numéro CIN se compose de 2 lettres, suivies par un trait d’union, et 12 caractères.)
– Le kayak de mer doit être équipé d’une pagaie pour la propulsion. A ce sujet, voir l’article Avantages et inconvénient de la pagaie groenlandaise pour la pratique de la randonnée kayak.

En plus des conditions d’utilisation, le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation diurne et basique (jusqu’à 2 milles nautiques, d’un abri) comprend : 
– Un équipement individuel de flottabilité (gilet) d’une capacité minimale de 50 Newton, porté en permanence.
– Un moyen de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume, à condition que ce dispositif soit assujetti à l’équipement individuel de flottabilité.
– Le kayak de mer est dispensé d’embarquer des moyens mobiles de lutte contre l’incendie.
– Un dispositif d’assèchement manuel : une pompe.
– Un dispositif de remorquage : point d’accrochage sur la ligne de vie et un bout de remorquage de 5 à 8 m.
– Le déplacement lège du kayak étant inférieur à 250 kg, le kayak est dispensé de l’obligation d’avoir une ligne de mouillage.
– Un moyen de connaitre les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérée.
– Un moyen de signalisation sonore : sifflet, trompette, corne de brume….
– Un pavillon national (hors des eaux territoriales).

 

Conditions d’utilisation du kayak de mer définies par la division 240, pour effectuer des navigations diurnes et côtières (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri), conditions qui s’ajoutent aux conditions d’une navigation basique :
– Effectuer cette navigation à deux embarcations de conserve minimum.
– Disposer pour chaque groupe de deux d’un émetteur-récepteur VHF conforme aux exigences de l’article 240-2,17, étanche, qui ne coule pas lors d’une immersion, et accessible en permanence par le pratiquant.
– Toutefois, une telle navigation peut être réalisée à une seule embarcation si le pratiquant est adhérent à une association déclarée pour cette pratique et emporte un émetteur-récepteur VHF conforme à l’alinéa précédent.
– Depuis 2014, le kayak doit obligatoirement afficher sur sa coque un numéro d’immatriculation pour naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
« Votre immatriculation est-elle à jour ?
Chaque année, la SNSM intervient pour porter secours à des bateaux « fantômes »,sans propriétaire certain. … Les effets, toujours les mêmes : que l’embarcation en défaut soit signalée dérivante, vide ou pleine, il devient impossible au CROSS de pister le propriétaire, de déterminer sa situation. Et donc de s’assurer que des vies sont en danger. Dans le doute, la chaîne des secours est lancée. D’où, trop souvent, une usure des hommes et de moyens (dont ceux de la SNSM). Et des coûts inutiles. Ceux d’un canot voire plusieurs à la mer. Voire d’autres moyens dont des hélicoptères au coût horaire élevé : 3000 euros à minima. Être correctement immatriculé, c’est être marin responsable. »

Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.
Xplore-L paré pour la grande randonnée du Tour de Bretagne en kayak de mer.

Le matériel d’armement et de sécurité pour une navigation côtière (de 2 à 6 milles nautiques d’un abri) comprend les éléments suivants, qui s’ajoutent aux éléments du matériel basique : 
– Le dispositif de repérage et d’assistance pour personne à la mer n’est pas obligatoire si chaque membre de l’équipage porte un équipement individuel de flottabilité (gilet de 50 Newton au moins) muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures de type lampe flash, lampe torche ou cyalume.
– Trois feux rouges automatiques à main. Ces feux produisent pendant 60 secondes une flamme rouge vif d’une intensité lumineuse supérieure à 15 000 candelas. Ces feux ne doivent être déclenchés que quand on se sait visible d’un tiers. Il faut se méfier des feux qui ne fonctionnent pas du premier coup, et toujours diriger la flamme à l’écart de soi et des autres. A ce sujet voir ce lien http://www.voilesetvoiliers.com/securite/feux-a-main-fusees-et-fumigenes-tu-percutes/ 
– Un compas magnétique étanche, conforme aux normes ISO pertinentes ou un système de positionnement satellitaire étanche faisant fonction de compas.
– La ou les cartes marines, ou encore leurs extraits, officiels, élaborés à partir des informations d’un service hydrographique national. Elles couvrent les zones de navigation fréquentées, sont placées sur support papier, ou sur support électronique et son appareil de lecture, et sont tenues à jour.
– Le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM), ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Le RIPAM est présent au verso des cartes marines du SCHOM).
– Un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique et son appareil de lecture. (Ce document est présent au verso des cartes marines du SCHOM).

 

 

Dispositions d'embarquement du matériel d'armement et de sécurité pour le kayak de mer. Ces dispositions s'ajoutent aux conditions d'utilisation signalées plus haut.

MatérielBasiqueCôtier
Équipement individuel de flottabilité (Gilet 50 Newton minimum)xx
Un dispositif lumineux étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures assujeti au gilet.xx
Dispositif d’assèchement manuel (pompe)xx
Dispositif de remorquagexx
Annuaire des maréesxx
Pavillon national (hors eaux
territoriales)
xx
Trois feux rouges à mainx
Compas magnétiquex
Cartes marines officiellesx
Règlement international pour prévenir les abordages en merx
Description du système de balisagex
Émetteur-récepteur VHF étanche et flottantx

Division 240-2.16 : Caractéristiques de la trousse de secours

ArticlePrésentationRemarques
Bande autoadhésive (10cm)Rouleau de 4 mType Coheban
Compresses de gaze stérilesPaquet de 5Taille moyenne
Pansements adhésifs stériles étanches1 boiteAssortiment 3 tailles
Coussin hémostatiqueUnitéType CHUT
SparadrapRouleau
Gants d’examen non stériles1 boite
Gel hydroalcooliqueFlacon 75 ml
Couverture de survieUnité
ChlorhexidineSolution locale - 5 ml à 0,05
%

Concernant la trousse de secours idéale pour le kayak, voyez sur le site d’Alain Heluwaert, médecin du sport, l’article consacré à la trousse de secours.

 

La protection de la faune et de la flore entraine des interdictions de débarquement, en particulier lors des périodes de nidification, à ce sujet, voyez les réglementations de l’accès aux îles de Bretagne.

Cet article a été mis à jour le 22 novembre 2017, suite aux remarques de Gilles sur le forum kayakistesdemer.org : http://www.kayakistesdemer.org/viewtopic.php?f=29&t=12867

 

 

Les équipements et vêtements techniques pour la pratique du kayak de mer :

Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.
Météo-France, tableau des températures ressenties en fonction du vent.

– T-Shirt en Polypropylène (Le Polypropylène est une matière quasi hydrophobe : l’humidité traverse les fibres sans y rester, ce qui limite la prolifération des bactéries).
– Longjohn ou short en Néoprène (le Néoprène permet une meilleure flottabilité du kayakiste et permet aussi de limiter la déperdition de chaleur).
– Chaussures fermées (avec une semelle bien sculptée pour ne pas glisser).
– Vareuse imperméable, adaptée à l’immersion, selon la saison.
– Attache lunettes, lunettes de soleil et chapeau pour se protéger du soleil.
– Casque (indispensable en rase-cailloux ou à proximité des roches).
– Mitaines ou gants

Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.
Équipements obligatoires et recommandés pour la pratique du kayak de mer.

 

Jef en combinaison sèche lors d'une séance de saute-cailloux en kayak de mer.
Jef en combinaison sèche lors d’une séance de saute-cailloux en kayak de mer.

En hiver, j’utilise une combinaison sèche pour la pratique du kayak de mer.
La combinaison sèche Aleutian (fabriquée par Palm) est équipée d’un col en néoprène (c’est plus confortable et moins fragile qu’un col en latex). La combinaison s’enfile par l’ouverture placée dans le dos de la combinaison, cette ouverture se ferme à l’aide d’une fermeture éclair dorsale. La combinaison comporte 3 poches, une capuche et une braguette. Je l’ai acheté chez Bekayak et utilisé pour la première fois en janvier 2014, pour une randonnée de 3 jours sous la pluie, avec des vents jusqu’à 70 km/h et une température de l’eau comme de l’air de 8 à 9°. A cette occasion, j’ai pris un bain forcé. J’en ai profité pour rester dans l’eau 10 minutes afin de tester l’isolation de la combinaison. Je dois dire que je n’ai eu aucune infiltration d’eau et aucune sensation de froid. Une combinaison sèche, que ce soit une Aleutian, ou une autre, peut sauver de l’hypothermie si il nous arrive de dessaler en mer et de devoir attendre les secours une heure ou plus. Un an après, la combinaison, que j’utilise très régulièrement, est toujours parfaitement étanche (édition du 27 février 2015). Deux ans et 8 mois après, les chaussettes de la combinaison laissent passer un peu d’eau (édition du 14 septembre 2016).
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Sécurité en kayak de mer, vidéos

Ceinture de remorquage Océan Pro 10 mètres fabriqué par Palm
Ceinture de remorquage Océan Pro 10 mètres fabriqué par Palm

Vidéos de démonstrations des techniques et gestes utiles à notre sécurité dans la pratique du kayak de mer

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