21 milles en kayak de mer, pour atteindre les 2000 km en 2017.

Bouée n°4 en rade de Brest
Bouée n°4 en rade de Brest

Ce matin, à la cale du Spot Iroise, je mets mon kayak à l’eau à 9h20. Le but, c’est de faire une agréable randonnée qui fasse dans les 21 milles nautiques. Si je parcours ces 21 milles aujourd’hui et que je les ajoute aux 1059 milles déjà parcourus cette année ; je totaliserai 1080 milles. Soit pile 2000 km. Ça sera mieux qu’en 2016, où je totalisais 984 MN, et mieux aussi qu’en 2015, où je totalisais 1049 MN.

J’ai regardé la carte des courants ce matin, avant le départ, pour l’avoir en tête lors du parcours. Le soleil est aux abris pour aujourd’hui et je file à 4 nœuds. La température est basse, je rechigne à m’arrêter pique-niquer comme je l’avais prévu. Je redoute d’avoir froid avec le vent, quand je vais cesser de pagayer. Malgré mes deux tops thermiques, plus ma polaire, plus ma vareuse, je n’ai pas chaud, même en pagayant ferme. Je passe l’île Ronde, la pointe de Pen Ar Vir. Lorsque je double la bouée rouge n°4, à la verticale du port du Tinduff, je fais demi tour.

Sûr, je ne mangerai pas ce midi, j’ai deux barres de pâte d’amande, elles vont faire l’affaire. Je regarde ma montre et je vois que je tiens mon 4 nœuds.

De nouveaux oiseaux sont arrivés là depuis le début de l’hiver. Je vois des Guillemots de Troïl et des Grèbes à cou noir. Un peu plus rare en rade, il me semble bien voir une tête de phoque qui vient à ma rencontre, et, pfff, plus rien. Soit j’ai confondu, soit il a plongé. J’attends un peu et puis je reprends ma route vers l’île Ronde.

Je m’applique à appuyer sur les cale-pieds tout en utilisant la rotation du tronc. Ça à l’air payant. Je passe les Ducs d’Albe, puis l’île Ronde quand j’entends souffler dans mon dos, ho ho, ce serait peut-être … ?

Le phoque suit mon kayak de mer.
Le phoque suit mon kayak de mer.

Oui, c’est lui. Je prends en photo le phoque de toute à l’heure. Il a suivi le ventre blanc de mon kayak jusqu’ici, il s’est manifesté parce que j’avais ralenti mon allure.

 

 

Rase-cailloux en kayak mer
Rase-cailloux en kayak mer

Je repars pour passer la pointe de l’Armorique en rasant les cailloux, et là , crrrrr, j’entends la plainte du gelcoat qui souffre en se déchirant sur la roche. Aïe, aïe, aïe ! Une de plus !
J’amplifie la rotation du tronc et je fais de mon mieux. J’arrive bientôt à Kersaliou, je passe sous les arches du Pont Albert-Louppe, avant de prendre le chemin du retour, vers la cale du Spot Iroise.

15h00, je sors du kayak. C’était probablement ma dernière sortie de l’année, demain et les jours suivant la météo prévoit du 5 Bft et plus.

Sur la table de la salle à manger sont étalées quelques cartes marines toutes neuves. Je me régale déjà, rien qu’en concoctant de futures routes, d’îles en îles.

Auteur : Jean-François Delcamp

En dehors de sa passion pour le kayak, Jean-François Delcamp est professeur de guitare classique au Conservatoire de Brest métropole.

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