Cours de surf en kayak de mer Romany Sport avec David Appéré

Kayak de mer Romany Sport PE, sur la plage de Lestrevet à Plomodiern.
Kayak de mer Romany Sport PE, sur la plage de Lestrevet à Plomodiern.

Je reviens d’un cours de kayak de mer avec David Appéré, la route de Brest à Plomodiern est magnifique. Des hauteurs, je vois la baie de Douarnenez, la côte nord du cap Sizun, la presqu’ile de Crozon, Morgat et ses grottes, enfin le cap de la Chèvre.
Nous avions initialement prévu le cours lundi après midi, mais comme aujourd’hui les conditions de vent allaient devenir rudes l’après midi, nous avons finalement opté pour la matinée. Je suis quasi débutant en surf. J’ai bien fait des surfs obligés pour arriver sur une plage en randonnée, un bout de stage aussi. Mais le surf est une pratique du kayak que je n’ai pas, je rechigne à m’entrainer. Je suis parfaitement conscient des dangers de collision avec un autre kayak ou avec un baigneur et la peur d’un accident me bloque. Actuellement, vu ma pratique plus engagée du kayak de mer, il faut que je fasse quelque chose pour progresser. De préférence avant que nous ne commencions notre tour de Bretagne le mois prochain.

J’ai retrouvé David à Plomodiern http://www.kayakalo.fr/cale1058 Je connais David depuis plusieurs années. J’ai suivi son enseignement lors de deux stages et, à chaque fois, j’ai beaucoup appris.

Ici, comme partout dans le fond de la baie de Douarnenez, la plage de Porz-Ar-Vag est une plage à surf. Ce matin les vagues se situent entre 0,20 mètre, quand elles finissent en bord de plage, et 1,00 mètre, en allant les chercher à leur naissance, à cent cinquante mètres de la plage.

Romany Sport PE, fabriqué par SKUK. Photo : Bekayak.
Romany Sport PE, fabriqué par SKUK. Photo : Bekayak.

David m’invite à faire des aller et retour parallèles à la côte et il m’indique comment giter et comment prendre des appuis en poussée pour déraper, avec la vague, vers la plage. Le jeu, c’est de rester sur l’eau. Le fait de faire les appuis en poussée, et non en suspension, préserve de se déboiter l’épaule.

Comme je lui pose la question, David m’explique le pourquoi de l’apparente différence de gîte entre mer et rivière. Bien qu’en fait, David me fasse comprendre que le principe reste le même : en mer le courant qui passe sous la coque du kayak est créé par la poussée des vagues. C’est donc bien sur la vague qu’il faut se pencher et s’appuyer, tout en montrant ses fesses à la plage, afin que le courant ne puisse monter sur le pont du kayak et le basculer. (Au sujet de la gîte, voir l’article La gîte latérale, se dégager d’une cravate en kayak).

Je commence les exercices : je prends les appuis comme David m’a dit et tout se passe bien. Puis j’ai envie d’essayer autre chose et là, je me vautre à chaque fois, si bien que je dois avoir recours aux esquimautages.

Ce dont je ne doutais pas, mais qui m’a quand même surpris, c’est que David m’a expliqué cette erreur que je traine depuis plus d’un an : je dois verrouiller l’angle que mon buste fait avec mon bassin et le conserver tel quel tant que je dérape. Si j’ouvre l’angle, je n’ai plus la force de maintenir mon buste qui bascule aussi sec à la baille !

Je retourne travailler les dérapages en longeant la plage et ça va beaucoup mieux maintenant que je verrouille ma position. Si il m’arrive encore de me vautrer ; je comprends maintenant pourquoi.

Comme je crois avoir enregistré la première étape, je remonte un peu plus les vagues pour essayer les premiers surfs. J’oubliais de vous dire que j’ai un nouveau kayak : un Romany Sport PE acheté la semaine dernière cher Bekayak. Ce matin, c’était la première fois que je naviguais avec. Et je n’ai pas été déçu : les virages sont très faciles, la glisse est fantastique, et je suis bien calé dedans, un vrai chausson !

Le Romany Sport PE est un kayak de mer en polyéthylène adapté aux sessions de surf et de Rock Hopping. Sa carène quasiment plate sous le cockpit offre une excellente stabilité et les meilleures caractéristiques pour le surf. La particularité de ce kayak polyéthylène est l’hiloire en fibre de verre. Il est conseillé de renforcer cette hiloire en ajoutant deux rivets, il est conseillé aussi de ne pas déformer l’hiloire, par exemple, en serrant les sangles dessus quand on le transporte sur un charriot. Quand on transporte le kayak sur des barres de toit, mieux vaut placer les sangles à quelques centimètres de distance de l’hiloire, sur les ponts arrières et avant, afin de ne pas faire subir à l’hiloire une pression qui pourrait le déformer et créer une entrée d’eau. L’hiloire keyhole permet un embarquement et une évacuation rapide en cas de besoin.

Longueur 4.89 m, Largeur 54 cm, Volume total : 282.5 Litres, Poids : 25 kg.

Ensuite, je remonte les vagues, avec l’angle de 10° que David m’a indiqué peu avant et depuis, ça passe beaucoup mieux. De temps en temps, en remontant les vagues, je me prends un vigoureux paquet salé en pleine tronche, mais ça dégage les sinus et je constate avec plaisir que je ne suis pas en sucre !

Lors des premiers surfs, je suis surtout concentré sur le fait de surtout garder mon axe (l’axe exact de la houle), et je ne pense aucunement à me placer le mieux possible sur la vague. Ce qui fait que souvent, je me retrouve coincé dans le creux de la vague, cela me vaut de perdre le contrôle de direction de mon kayak : la pointe avant étant coincée dans l’eau, voire sous l’eau : je ne peux plus tourner où je veux.

Pour cette première session, j’ai fait pas mal d’esquimautage (une bonne quinzaine je crois), la veille et l’avant-veille j’avais fait une très belle randonnée dans l’archipel de Glénan, avec deux amis, mais aussi avec pas mal de portages de kayaks chargés. Mon dos garde encore les traces de ces nombreux portages à deux. Je suis soulagé de voir que les esquimautages passent quand même. Mais, mes sensations de petites douleurs par ci par là dans la région lombaire et le froid que je ressens me font préférer de demander à David d’arrêter la séance un peu avant la fin.

J’ai pris un super plaisir quand, suivant les conseils de David, j’ai pu tenir mes surfs sur un peu de longueur et tourner dans la mousse sans me vautrer.

Le deuxième cours avec David est prévu lundi prochain. L’objectif : je crois que ça sera d’arriver à garder la meilleure place possible sur la pente de la vague.

D’ici là, j’espère me trouver un moment pour retravailler avant le prochain cours. J’oubliais de dire que David m’a aussi montré comment charger mon kayak sur les barres de toit de la voiture, avec beaucoup moins d’efforts : il monte une pointe sur la barre de toit, puis pousse le bateau jusqu’à le mettre à l’horizontale sur les deux barres. Après on le maintient avec des sangles.

La vie est belle, vivement le prochain cours !

 

Romany Sport PE, fabriqué par SKUK. Photo : Bekayak.
Romany Sport PE, fabriqué par SKUK. Photo : Bekayak.

4 réflexions sur « Cours de surf en kayak de mer Romany Sport avec David Appéré »

  1. Bonjour,

    Je suis à la recherche d’un spécialiste du kayak de mer pour organiser une sortie avec 8 ou 10 clients aux beaux jours en 2018.
    Je fais partie de la société DEF (DEF OUEST à Orvault) pouvez-vous me contacter pour en discuter?

    Bon WE à vous.

    1. Bonjour Monsieur SALAÜN,
      je n’ai aucune compétence professionnelle dans le kayak, j’organise des randonnées avec des amis qui ont un niveau égal ou (souvent) supérieur au mien. Mon métier consiste à enseigner la musique et la guitare. Aussi je vous envoie un mail avec la liste des guides de kayak de mer basés en Bretagne que je connais. Vous faites bien de prendre contact avec eux 6 mois avant. Les beaux jours, c’est la période où les guides travaillent le plus.

      Guides de kayak de mer en Bretagne :
      Agnès Penisson https://planetekayak.fr/
      Christian Scalbert http://www.manche-ouest.org/
      David Appéré https://www.canal-loisirs.com/
      Jean-Marc Terrade http://www.interactions-pleinenature.org/
      Vincent Achard http://www.caminokayak.com/
      Yann Lemoine http://www.peuplenomade.com/

  2. Bonjour JEF
    Thierry du stage pagaie rouge au bout du fil. J’aimerais avoir ton avis sur le Romany sport. Je cherche actuellement un kayak polyet plus joueur que ma buche en bois… J’avais posé mes fesses rapidement dans un Romany mais étant mal calé, je n’ai rien conclu. La version polyet du Xcite me plait. Je regarde le Gemini et le Sirona pour des programmes plus raz-cailloux.
    Merci pour ton avis. J’aime bien ton site. A un de ces jours sur l’eau. Th

    1. Bonjour Thierry, il faudrait que tu essaies le Romany Sportive qui, comme le Romany Sport, est en polyéthylène. Rien de mieux que d’essayer les bateaux. Personnellement, j’ai viré le dossier du siège du Romany Sport, tout en conservant la pièce de mousse qui soulage le siège et j’ai ajouté des cales au niveau des cuisses. De ce que j’ai vu, c’est un bateau solide.

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